Marylouise, est-ce que ton taux ne serait pas le reflet d'une accroche tardive, peut-être ? Que dit ta PMA ? As-tu une autre prise de sang à réaliser ? Je pense bien fort à toi et t'envoie tout mon soutien dans ce moment certainement difficile.
Orchidée :

prends le temps qu'il te faut, tu sais que tu peux me contacter à tous moments pour papoter de tout et de rien, mais aussi pour trouver une écoute et peut-être aussi de quoi t'aiguiller pour la suite, si suite il y a à l'étranger. Je t'embrasse bien fort.
Noira, Delph, Cat (je fais un groupé) : j'abhorre aussi ce terme vide d'humanité que celui de "fausse-couche", retirant toute légitimité à nos grossesses et toute reconnaissance à nos petits anges. C'est parfaitement injuste et destructeur, chaque terme à son importance et celui-ci est d'une insensibilité sans nom. J'écris beaucoup, et quand je parle de cela, j'évoque une envolée. J'appelle mes bébés anges, mes Envolés avec une majuscule, parce que pour moi ils ont le droit d'avoir un nom doux et "léger" plutôt que d'être réduits à un non-événement (fausse couche aka t'as pas eu un vrai accouchement

).
Pour ce qui est des angoisses, j'ai eu plusieurs soutiens émotionnels qui me sont propres, et je les partage uniquement parce que vous me l'avez demandé

je n'ai pas arrêté de prier pour que cette petite vie tienne bon et ça peut paraître bête et fou mais je me sentais plus sereine. Ça c'est pour l'aspect très personnel de mon parcours.
Ensuite, j'ai fait de la sophrologie, on se pose avec une musique apaisante et on ferme les yeux. Ressentez d'abord les points d'appui de votre corps, puis les muscles du crâne, du visage, du cou, du dos, etc. Relâchez chacun de ces muscles en inspirant et expirant profondément. Puis visualisez une couleur qui vous réconforte, puis un paysage et quand vous vous sentez vraiment détendue, visualisez votre bébé et envoyez-lui tout votre amour et votre foi en votre histoire. Vous allez voir, ça fait énormément de bien.
Faites qqch qui vous apporte du bonheur, qui vous apaise... Par exemple, je suis musicienne donc je pianotais pour relâcher tout, ou je chantais. Ou encore je dessinais...
Voilà, l'idée est de, non pas renier ce qu'on ressent ou l'étouffer, mais accepter nos angoisses et se proposer des catharsis pour les exprimer en douceur et les surmonter.
Je sais pas si ce que je dis vous parle^^ maintenant, on ne peut pas tout maîtriser et, surtout, ne vous culpabilisez surtout pas si vous avez des paniques, des crises de larmes ou autre. Ça fait partie de nous, nos blessures, et c'est à la mesure de tout l'espoir et l'amour que l'on porte déjà à ces petites vies en cours de développement, alors au fond il y a une part de magnifique dans tout ça
Courage les filles, vous verrez que passé un certain stade vous arriverez à vraiment plus profiter
Delph, ma première envolée (

) était à quasi 12sa, et les suivantes bcp plus tôt : à croire que mon immunité avait compris le truc et réagi bien plus fort et vite... Je comprends la culpabilité, mais j'ai appris qu'on ne pouvait s'en vouloir que des choses qu'on décidait et non de celles qu'on subissait. Sois bienveillante envers toi même, tu le mérites
