Cela fait 3 ans que je suis suivie avec mon compagnon.
Je suis écrivaine à mes heures et ma façon d’évacuer un trop plein de tout est de m’évader en autre dans mes écrits. J’aimerai connaître vos ressentis, vos avis… Pour ma part, cela fait 3 ans que je garde pour moi ce poids de concevoir en étant « aider ». Je souhaiterai que l’on puisse converser, échanger, nous soutenir dans cette situation. Rien que le plaisir d’échanger, aide à rester positif.
La sensation d’être un robot pour la société est pesant de plus en plus mais je reste optimiste en croyant que bientôt viendra l’arrivée d’un nouveau-né.
Nous sommes les oublié(e)s de la société. Nous n’avons pas fauté(e)s et pourtant certains de nos droits nous ont été retirés. Pire qu’un condamné, nous n’avons pas à être jugé, car pour cela il faut fauter. Notre prison est invisible, elle se trouve au fond du cœur. Je définirai la PMA comme une organisation technologique où les progrès de la science s’améliorent de jour en jour, le côté humain est laissé à l’entrée du bâtiment, seuls des robots ont droits d’accès. Un robot ne pense pas, et accepte les choses comme elles viennent car c’est leur formatage. Mais nous, nous sommes humains, nous ressentons et nous nous exprimons. Mais quand on rentre dans cette « organisation », on doit se soumettre à leurs règles.
Les règles :
1 – S’identifier
2 – Accepter que l’on plonge dans notre intimité
3 – Être jugé par un « service social » sur notre couple et notre souhait d’enfanter
4 – Les questions qu’un futur parent se pose, n’ont pas à être posées
5 – Être patient au-delà de la patience
6 – Apprendre à rester calme et serein malgré tout pour que ça puisse peut-être fonctionner et enfin avoir un bébé
7 – Même si les tentatives sont nombreuses, et que le corps fatigue, toujours tenir bon
8 – Les tentatives prises en charge par la sécurité sociale ne dépasseront pas les 4 à 6 tentatives
9 – Ne pas se plaindre
10 – Chaque personne a son protocole propre
11 – Faire confiance à « l’organisation »
12 – Si on subit des fausses couches, il faut s’avoir encaisser le coup et ne pas lâcher les prochaines tentatives
13 – Ce qui caractérise les prémices d’une femme enceinte comme les sautes d’humeurs, les robots de l’organisation connaîtront ces prémices avant une possibilité d’être enceinte.
14 – Le couple robotique devra s’armer de patience, de solidarité entre eux, d’un amour véritable car les embûches pour arriver à enfanter seront terribles, ne surtout pas reporter le tort de la situation sur l’un ou l’autre
15 – En avoir pour des années de rendez-vous (oui des années !!)
Quand le covid-19 apparu en France, et que la population fut confinée ; même en respectant le confinement ; les hôpitaux saturés par l’épidémie bactériologique a eu besoin de renfort. Grâce à la solidarité et l’entraide, nous avons pu sortir du confinement qui nous murait chez nous. Les médias ont su montrer cet élan solidaire, tout comme dans l’horreur, les violences conjugales qui s’accéléraient, et enfants maltraités, les difficultés dans les EHPAD… mais nous les oublié(e)s, aucun média n’en a parlé, aucune parole du Gouvernement Français nous a été adressé ; pourtant dans les faits nos rendez-vous pour arriver à donner vie à un être que l’on veut aimer a dû être reporter. Même en sortant du confinement, nos rendez-vous ont été annulés par « l’organisation ». Le poids est aussi un facteur que « l’organisation » justifiait pour annuler les rendez-vous. Qu’importe que l’on râle, que l’on pleure … rien n’y fait ; l’organisation décide et nous subissons. L’organisation est détentrice de notre bonheur ; elle nous sait dépendant d’elle et par ce fait, elle nous tient !!!
Les robots qui subissaient un traitement se sont vus interrompre ce dernier subitement suite au covid-19 par un simple courrier ou appel. Imaginez la frustration, la colère, et les perturbations hormonales, ce que le corps subit, et le psychologique dans tout cela !!! Et aussi les personnes où l’âge avancé devient une barrière à la procréation. J’ai un profond respect et soutien pour ces personnes.
Quand on aime quelqu’un, qu’importe les épreuves, nous les traversons. Mais quand déjà le parcours peut être caillouteux au départ, ces personnes connaîtront malheureusement acharnement de la vie (ce n'est pas une vision pessimiste mais la triste réalité) ; et le combat continuel d’exister. Tant que le courage est là, la force de la Vie grandira. Ne pas chercher à trouver un(e) fautif(ve), un(e) responsable de cette situation qui est de devoir demander à la science, à la technologie de nous aider à féconder. Nous ne pourrons rien y changer, il faut voir en avant et non en arrière ; un état de fait ne disparaît pas, il faut trouver le chemin adapté pour avancer.
L’organisation est victime de son système. Son système est la technologie. Et nous, nous sommes les prisonniers de cette organisation. Notre libération sera le jour de la procréation après les 3 mois voire la naissance de l’enfant. Il faut malheureusement accepter cet état de fait pour essayer d’éviter des complications dues au stress… qui risqueraient de nous condamner plus longtemps.
Espoir, confiance, ténacité sont les clés de bon nombre de libération.
(texte soumis à droit d’auteur)
Mon histoire :
Je suis prévue pour le cycle de février 2021 pour une FIV ICSI à l’hôpital mère enfant de Limoges.
Les premières démarches datent de près de trois ans. Après un premier rendez-vous avec ma gynécologue, les premiers rendez-vous étaient pour mon compagnon pour récupérer ses spermatozoïdes.
Quand vint mon tour, mes rendez-vous furent annulés en raison (faussement !) du coronavirus. Après une attente interminable, les mois passant, je reçu un courrier de l’hôpital me demandant de prendre rendez-vous avec :
- L’anesthésiste
- Le biologiste (pour le couple)
- Prise de sang (pour le couple)
• Mon compagnon : pour sérologie hépatite B, C, HIV et syphilis
• Moi : pareil + rubéole, syphilis, toxoplasmose ; et pratiquer un prélèvement endocervical pour recherche germes banals, gonocoques, chlamydiae, mycoplasmes
- Gynécologue pour réexpliquer le protocole
- Gynécologue pour un frottis cervico vaginal
- Ordonnance du produit decapeptyl (3mg le 1er jour de cycle pour 3 cycles à renouveler toutes les 4 semaines) ; je devrai appeler l’hôpital lors du 1er jour de cycle pour informer le début de ma prise de traitement (test de transfert +/- hystérosonographie
Avant le coronavirus, il m’était demandé de perdre environ 10 kg. Je les ai perdus. Suite au coronavirus, il m’a été demandé de perdre de nouveau 10 kilos, ceux-là sont beaucoup plus difficile à perdre.
J’ai pris mes rendez-vous avec les différents intervenants pour être ok pour mon cycle prévu de fiv en février 2021.
Il m’a été prescrit du décapeptil comme on peut le lire au -dessus, il semble qu’une IDE doit me l’injecter le 1er jour du cycle de mes règles. Mais à l’inverse de ce que je lis sur bon nombre de témoignages, j’ai l’impression que je n’ai pas de traitement journalier ! Et je n’ai pas d’autres produits / traitements.
J'ai décidé de prendre en complément alimentaire Proxeed women. Si des personnes l'ont déjà essayé, je serai intéressée de connaître votre avis sur ce produit! merci
Pour celles qui sont passées par là, qu’en pensez-vous ? Est-ce normal que mon traitement ne soit pas journalier ?
Au plaisir de vous lire à votre tour.

