Le jour après la dernière tentative
- Misspo

- Messages : 1336
- Enregistré le : 14 janvier 2018
- Mon centre de PMA : 57- Hôpital Femme Mère Enfant Mercy (Metz-Thionville)
- Centre étranger : IVI Madrid
- Âge : 48
Le jour après la dernière tentative
Bonjour à toutes, ça y est le jour est arrivé celui que nous redoutions depuis le début de notre parcours PMA, le jour où il faut stopper les tentatives FIV « classiques » et essayer d’envisager d’autres solutions (FIV DO ou DD).
Après 7 stimulations complètes avec ponction mais un seul transfert (car pour les 6 tentatives qui ne sont pas allées jusqu’au bout on a tout eu = ovocytes prélevés immatures, arrêt du développement des embryons et même pour la dernière qui a eu lieu ponction blanche c’est-à-dire sans aucun ovocyte malgré des doses de stimulation maximales 450 ui), il est temps d’arrêter de courir après des chimères et de s’épuiser pour un résultat nul.
Je me sens très fatiguée, j’ai l’impression d’être comme abrutie, anesthésiée.
Même si je me préparais depuis des mois (voire des années) à cette éventualité, la nouvelle est plutôt dure à encaisser.
Je pense aller voir un/des thérapeutes pour évacuer un peu tout ça.
Pour moi le parcours de PMA n’a été synonyme que de souffrances et d’échecs à répétition.
J’ai l’impression que toutes ces années n’ont servi à rien.
Même si je sais que la FIV DO ou DD représente une immense chance et un espoir pour les personnes comme moi, j’ai du mal à me dire qu’il faut s’y résoudre et que je n’aurai jamais d’enfant issu de mes gênes.
Je sais que beaucoup d’entre vous ont suivi un cheminement psychologique similaire au mien et sont maintenant très heureuses avec leurs bébés nés grâce à des FIV DO ou que vous allez me dire que la génétique d’un enfant n’est pas aussi importante que l’éducation qu’on va lui donner et la façon dont on va l’élever et j’en suis entièrement convaincue mais la nouvelle du dernier échec étant très fraîche (hier), j’ai pour l’instant du mal à l’intégrer.
J’espère ne blesser personne avec mes propos car ce n’est pas du tout mon intention.
Intervenant très peu sur le forum (mon précédent coup de blues intitulé « Une vieille fivette qui se lance sur le forum » datant de cet été pour celles que ça intéresserait), j’avais juste besoin ce soir de partager un peu avec vous.
Aujourd’hui je me sens comme une victime de la vie. Je me sens nulle, vide, défaillante physiologiquement parlant (mes ovaires ont-ils un jour eu une chance de donner des ovocytes capables de former un embryon correct ?)
Pourquoi je n’arrive pas à faire ce que 90% des gens arrivent à faire naturellement et sans aucun problème (procréer) ?
Merci à celles qui me liront et qui prendront le temps de me répondre.
Après 7 stimulations complètes avec ponction mais un seul transfert (car pour les 6 tentatives qui ne sont pas allées jusqu’au bout on a tout eu = ovocytes prélevés immatures, arrêt du développement des embryons et même pour la dernière qui a eu lieu ponction blanche c’est-à-dire sans aucun ovocyte malgré des doses de stimulation maximales 450 ui), il est temps d’arrêter de courir après des chimères et de s’épuiser pour un résultat nul.
Je me sens très fatiguée, j’ai l’impression d’être comme abrutie, anesthésiée.
Même si je me préparais depuis des mois (voire des années) à cette éventualité, la nouvelle est plutôt dure à encaisser.
Je pense aller voir un/des thérapeutes pour évacuer un peu tout ça.
Pour moi le parcours de PMA n’a été synonyme que de souffrances et d’échecs à répétition.
J’ai l’impression que toutes ces années n’ont servi à rien.
Même si je sais que la FIV DO ou DD représente une immense chance et un espoir pour les personnes comme moi, j’ai du mal à me dire qu’il faut s’y résoudre et que je n’aurai jamais d’enfant issu de mes gênes.
Je sais que beaucoup d’entre vous ont suivi un cheminement psychologique similaire au mien et sont maintenant très heureuses avec leurs bébés nés grâce à des FIV DO ou que vous allez me dire que la génétique d’un enfant n’est pas aussi importante que l’éducation qu’on va lui donner et la façon dont on va l’élever et j’en suis entièrement convaincue mais la nouvelle du dernier échec étant très fraîche (hier), j’ai pour l’instant du mal à l’intégrer.
J’espère ne blesser personne avec mes propos car ce n’est pas du tout mon intention.
Intervenant très peu sur le forum (mon précédent coup de blues intitulé « Une vieille fivette qui se lance sur le forum » datant de cet été pour celles que ça intéresserait), j’avais juste besoin ce soir de partager un peu avec vous.
Aujourd’hui je me sens comme une victime de la vie. Je me sens nulle, vide, défaillante physiologiquement parlant (mes ovaires ont-ils un jour eu une chance de donner des ovocytes capables de former un embryon correct ?)
Pourquoi je n’arrive pas à faire ce que 90% des gens arrivent à faire naturellement et sans aucun problème (procréer) ?
Merci à celles qui me liront et qui prendront le temps de me répondre.
- elli

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- Mon centre de PMA : Gynécologue de ville
- Centre étranger : Groupe médical IDK
Coucou Misspo
Je me sens, tout comme toi, complétement épuisée.
Je me sens, tout comme toi, complétement épuisée.
"Once more into the fray.
Into the last good fight I'll never know".
En PMA 2014 (4 Fivs , 3 Т, 1 FC ) FivDo (Russie): 26/04/18- 1T1j5 (3 vitrif.) Fc
2T 1j5neg
3T...11/02 2j5, prise de sang 24/02 1807
03/03 echo 2 poches
14/03 echo deux coeurs battent
01/04 echo tout va bien, 17/04 T1 deux vont bien,
17/05 16 SA

07/09 32 SA + 5j:
1900 gr et
2100 gr
07/09 hospitalisation car le col s'est raccourci, bilan hépatique perturbé
Mes bébès tant attendus sont nés à
35 SA .
Into the last good fight I'll never know".
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- Misspo

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Merci Elli pour ta réponse.
J'imagine qu'effectivement ça doit être difficile pour toi aussi.
On aimerait bien voir la lumière au bout du tunnel au bout d'un moment au lieu de se prendre sans arrêt des échecs en plein figure.
Je me dis la même chose que toi parfois : qu'il y a une force supérieure qui dit elle, elle n'aura pas d'enfant.
Mais l'envie et l'espoir sont toujours là alors je continue.
Je te souhaite sincèrement que la prochaine tentative soit la bonne
A bientôt pour d'autres nouvelles.
J'imagine qu'effectivement ça doit être difficile pour toi aussi.
On aimerait bien voir la lumière au bout du tunnel au bout d'un moment au lieu de se prendre sans arrêt des échecs en plein figure.
Je me dis la même chose que toi parfois : qu'il y a une force supérieure qui dit elle, elle n'aura pas d'enfant.
Mais l'envie et l'espoir sont toujours là alors je continue.
Je te souhaite sincèrement que la prochaine tentative soit la bonne
A bientôt pour d'autres nouvelles.
- elli

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Merci Misspo.
Plein d'ondes positives à toi aussi.
Tu as toutes tes chances pour que ça marche avec le don d'ovocyte .
Selon les statistiques le taux de la réussite est assez élevé et je pense que tu as pris une bonne décision pour continuer ce chemin.
Disons que je me suis retrouvée dans cette petite tranche réunissant les femmes qui n'ont pas arrivé à la grossesse avec le don d'ovocyte et cette tranche est incontestablement inférieure à celle qui représente les résultats positifs.
Plein de courage et belle continuation à toi !!!!!
Plein d'ondes positives à toi aussi.
Tu as toutes tes chances pour que ça marche avec le don d'ovocyte .
Selon les statistiques le taux de la réussite est assez élevé et je pense que tu as pris une bonne décision pour continuer ce chemin.
Disons que je me suis retrouvée dans cette petite tranche réunissant les femmes qui n'ont pas arrivé à la grossesse avec le don d'ovocyte et cette tranche est incontestablement inférieure à celle qui représente les résultats positifs.
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1900 gr et
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07/09 hospitalisation car le col s'est raccourci, bilan hépatique perturbé
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- Lisouche

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- Mon centre de PMA : 06- Clinique St George - Laboratoire EUROFINS (Nice)
- Localisation : Nice
- Âge : 42
Coucou, je me permets de m'incruster sur cette discussion, car je suis exactement dans le même état d'esprit que toi Misspo.
Tout comme toi, j'ai épuisé mes 4 FIV (et mon corps) en vain. En 3 ans que je suis en PMA, j'ai eu 4 stimulations que j'ai pu mener à terme et 4 que j'ai dû interrompre peu de temps avant la ponction, soit en raison de kystes, soit parce que j'étais tellement flippée que mon corps se verrouillait et ne répondait pas aux hormones. Et pourtant, les doses étaient élevées (450 de gonal F).
Mon dernier échec remonte au 27 décembre dernier, donc ca fait un peu plus d'un mois. Depuis, je suis juste effondrée. Quand j'ai eu mon négatif, mon médecin était en congés, bien sûr, et j'ai donc dû attendre une semaine avant de pouvoir le voir. Je n'étais pas prête à entendre parler de FIV DO, sincèrement, j'étais tellement sûre que je ne pouvais pas faire partie des malchanceuses pour qui la FIV classique ne marche pas que j'étais dans le déni total. Heureusement, mon médecin est très humain, alors il a pris le temps de nous recevoir avec mon mari. Il a passé une heure avec nous à nous écouter pleurer et gémir lamentablement, à le supplier de nous accorder une 5e FIV. Mais même s'il n'a pas catégoriquement refusé cette idée, comme il m'a répondu, à quoi bon me faire souffrir plus (et physiquement et psychologiquement) pour une tentative qui aboutira probablement au même résultat...? J'avoue qu'il n'a pas tort. Mais comme j'étais encore dans le déni, il a fallu que j'aille voir le biologiste de mon centre (lui aussi un homme très humain, patient et à l'écoute) et qu'il prenne lui aussi beaucoup de temps pour me réexpliquer les choses et me confirmer que la solution n'est plus dans la FIV classique pour moi.
Donc un nouveau deuil... après celui du bébé couette après une bonne soirée avec chéri, le deuil de tous les embryons que j'ai perdus, le deuil suite à mes fausses-couches, il me faut aussi faire le deuil de mes gamètes et de la FIV classique dans laquelle j'ai tellement cru !
Personnellement, je le fais payer à mon corps. Je ne sais pas si certaines d'entre vous ont déjà senti ca, mais moi, à chaque choc émotionnel (ca me l'a fait à ma première fausse-couche, puis encore une fois quand je suis entrée en PMA), j'ai cette sensation qu'on m'arrache à mon corps et qu'on me propulse dans un nouveau corps que je dois apprendre à connaître et à accepter. Je suis complètement déconnectée. Et me reconnecter à moi-même prend du temps. Je me fais suivre par une psy, car gérer ces émotions toute seule, c'est impossible. J'ai cette colère au fond de moi, cette rage, et personne contre qui la diriger, alors bien sûr, je la dirige contre moi-même. Et quelle douleur !!! Et pour moi, c'est vital d'avoir cet espace (celui chez ma psy), ou je peux essayer de l'exprimer et de l'évacuer sans être mal jugée ou mal comprise.
Ce qui nous arrive est tout simplement injuste. Pourquoi, alors que nous avons déjà tellement d'amour pour un enfant qui n'est pas encore là, devons-nous être témoins et supporter tous ces parents qui eux se plaignent sans cesse que les enfants sont juste une contrainte ! Pourquoi, comme tu dis 90% des gens y arrivent très bien naturellement, alors que nous qui sommes prêtes à nous injecter toutes ces hormones et à maltraiter notre corps, nous n'y parvenons pas ! Je pense qu'après plusieurs années de PMA, on a prouvé de quels sacrifices on était capables ! Et malgré ca, une force supérieure empêche notre enfant de venir au monde !
Aujourd'hui, les choix sont limités : 1) arrêter de s'acharner et renoncer à avoir un enfant, mais pour moi, c'est inconcevable. 2) adopter un enfant, car après tout, il y a tellement d'enfants en manque d'amour, et moi de l'amour, j'en ai tellement, alors pourquoi pas le redistribuer à un enfant qui en a besoin. 3) continuer le combat et aller jusqu'au don d'ovocyte, ce qui me permettrait quand même de porter mon enfant, de vivre un accouchement, de pouvoir l'allaiter... bref, d'être une femme "normale". Alors j'ai commencé les démarches auprès du CECOS même si j'étais contre l'idée de la FIV DO. Je me disais qu'après tout, il s'agissait déjà d'une adoption car ce ne sont pas mes gènes. Mais renoncer à une grossesse et un accouchement, c'est au-dessus de mes forces. En parallèle, je me renseigne sur les cliniques à l'étranger. Mais avant de repartir au "combat", je vais me laisser quelques mois, car il faut aussi que je pense à moi, à ma santé physique et aussi à ma santé mentale.
Bref, courage les filles, malgré ce sentiment d'être tellement seules et incomprises, on est nombreuses dans cette galère ! Mais je pense qu'il n'est pas dans nos gènes de baisser les bras, sinon, on n'aurait certainement pas vécu tout ce parcours qu'on a déjà traversé ! Et malgré la détresse qu'on peut ressentir actuellement, on se relèvera !

Tout comme toi, j'ai épuisé mes 4 FIV (et mon corps) en vain. En 3 ans que je suis en PMA, j'ai eu 4 stimulations que j'ai pu mener à terme et 4 que j'ai dû interrompre peu de temps avant la ponction, soit en raison de kystes, soit parce que j'étais tellement flippée que mon corps se verrouillait et ne répondait pas aux hormones. Et pourtant, les doses étaient élevées (450 de gonal F).
Mon dernier échec remonte au 27 décembre dernier, donc ca fait un peu plus d'un mois. Depuis, je suis juste effondrée. Quand j'ai eu mon négatif, mon médecin était en congés, bien sûr, et j'ai donc dû attendre une semaine avant de pouvoir le voir. Je n'étais pas prête à entendre parler de FIV DO, sincèrement, j'étais tellement sûre que je ne pouvais pas faire partie des malchanceuses pour qui la FIV classique ne marche pas que j'étais dans le déni total. Heureusement, mon médecin est très humain, alors il a pris le temps de nous recevoir avec mon mari. Il a passé une heure avec nous à nous écouter pleurer et gémir lamentablement, à le supplier de nous accorder une 5e FIV. Mais même s'il n'a pas catégoriquement refusé cette idée, comme il m'a répondu, à quoi bon me faire souffrir plus (et physiquement et psychologiquement) pour une tentative qui aboutira probablement au même résultat...? J'avoue qu'il n'a pas tort. Mais comme j'étais encore dans le déni, il a fallu que j'aille voir le biologiste de mon centre (lui aussi un homme très humain, patient et à l'écoute) et qu'il prenne lui aussi beaucoup de temps pour me réexpliquer les choses et me confirmer que la solution n'est plus dans la FIV classique pour moi.
Donc un nouveau deuil... après celui du bébé couette après une bonne soirée avec chéri, le deuil de tous les embryons que j'ai perdus, le deuil suite à mes fausses-couches, il me faut aussi faire le deuil de mes gamètes et de la FIV classique dans laquelle j'ai tellement cru !
Personnellement, je le fais payer à mon corps. Je ne sais pas si certaines d'entre vous ont déjà senti ca, mais moi, à chaque choc émotionnel (ca me l'a fait à ma première fausse-couche, puis encore une fois quand je suis entrée en PMA), j'ai cette sensation qu'on m'arrache à mon corps et qu'on me propulse dans un nouveau corps que je dois apprendre à connaître et à accepter. Je suis complètement déconnectée. Et me reconnecter à moi-même prend du temps. Je me fais suivre par une psy, car gérer ces émotions toute seule, c'est impossible. J'ai cette colère au fond de moi, cette rage, et personne contre qui la diriger, alors bien sûr, je la dirige contre moi-même. Et quelle douleur !!! Et pour moi, c'est vital d'avoir cet espace (celui chez ma psy), ou je peux essayer de l'exprimer et de l'évacuer sans être mal jugée ou mal comprise.
Ce qui nous arrive est tout simplement injuste. Pourquoi, alors que nous avons déjà tellement d'amour pour un enfant qui n'est pas encore là, devons-nous être témoins et supporter tous ces parents qui eux se plaignent sans cesse que les enfants sont juste une contrainte ! Pourquoi, comme tu dis 90% des gens y arrivent très bien naturellement, alors que nous qui sommes prêtes à nous injecter toutes ces hormones et à maltraiter notre corps, nous n'y parvenons pas ! Je pense qu'après plusieurs années de PMA, on a prouvé de quels sacrifices on était capables ! Et malgré ca, une force supérieure empêche notre enfant de venir au monde !
Aujourd'hui, les choix sont limités : 1) arrêter de s'acharner et renoncer à avoir un enfant, mais pour moi, c'est inconcevable. 2) adopter un enfant, car après tout, il y a tellement d'enfants en manque d'amour, et moi de l'amour, j'en ai tellement, alors pourquoi pas le redistribuer à un enfant qui en a besoin. 3) continuer le combat et aller jusqu'au don d'ovocyte, ce qui me permettrait quand même de porter mon enfant, de vivre un accouchement, de pouvoir l'allaiter... bref, d'être une femme "normale". Alors j'ai commencé les démarches auprès du CECOS même si j'étais contre l'idée de la FIV DO. Je me disais qu'après tout, il s'agissait déjà d'une adoption car ce ne sont pas mes gènes. Mais renoncer à une grossesse et un accouchement, c'est au-dessus de mes forces. En parallèle, je me renseigne sur les cliniques à l'étranger. Mais avant de repartir au "combat", je vais me laisser quelques mois, car il faut aussi que je pense à moi, à ma santé physique et aussi à ma santé mentale.
Bref, courage les filles, malgré ce sentiment d'être tellement seules et incomprises, on est nombreuses dans cette galère ! Mais je pense qu'il n'est pas dans nos gènes de baisser les bras, sinon, on n'aurait certainement pas vécu tout ce parcours qu'on a déjà traversé ! Et malgré la détresse qu'on peut ressentir actuellement, on se relèvera !
12/2013: arrêt pilule
2014: grossesse naturelle, FC à 10SA
2016: début PMA
Lui OATS, moi AMH 0,92 & trompes bouchées
FIV1 : 1J5 frais (+), puis FC.
2017 : TEC (-), FIV2 : 1J3 frais (+), puis FC.
2018 : FIV3 (-)
Pause : bilan FC OK, Matricelab OK, AMH remonte
, cœlioscopie & hystéroscopie: endométriose légère & trompes nettoyées…
FIV4 (-) : qualité ovocytaire en chute libre
Après 8 stimulations, dont 4 menées à terme sans résultat, il est temps de passer à autre chose…
2019 : FIVDO… nouveau combat. Plus unis et plus déterminés que jamais

2014: grossesse naturelle, FC à 10SA
2016: début PMA
Lui OATS, moi AMH 0,92 & trompes bouchées
FIV1 : 1J5 frais (+), puis FC.
2017 : TEC (-), FIV2 : 1J3 frais (+), puis FC.
2018 : FIV3 (-)
Pause : bilan FC OK, Matricelab OK, AMH remonte
FIV4 (-) : qualité ovocytaire en chute libre
Après 8 stimulations, dont 4 menées à terme sans résultat, il est temps de passer à autre chose…
2019 : FIVDO… nouveau combat. Plus unis et plus déterminés que jamais

- Misspo

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- Enregistré le : 14 janvier 2018
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- Centre étranger : IVI Madrid
- Âge : 48
Bonsoir Lisouche et merci pour ton message.
Ca fait du bien de se sentir comprise et de voir qu’on n’est pas seule.
Ton message me touche énormément et me parle bien sûr beaucoup.
Moi aussi au début de mon parcours ou même après avoir fait qques tentatives, je ne voulais pas entendre parler de FIV DO. Je pensais que la persévérance finirait par payer tout comme toi.
Mais après maintes et maintes tentatives, j’ai commencé à y penser, à y réfléchir car je voyais bien que malheureusement les chances commençaient à s’amenuiser. Là ça fait des mois que j’y pensais mais il n’empêche que ça fait quand même du mal quand on vous dit clairement qu’il va falloir l’envisager sérieusement si vous voulez avoir un enfant, ou ça ou l’adoption.
Personnellement, je n’ai jamais voulu adopter. J’ai envie de vivre pleinement une grossesse tout comme toi mais chacun réagit différemment. Je respecte bien évidemment toutes les opinions.
Je suis également tout à fait d’accord avec toi sur la notion de deuil.
Je l’avais évoquée dans le premier sujet que j’ai posté sur le forum et qui date du mois de juin « Une vieille fivette qui se lance sur le forum » si ça t’intéresse.
Je suis dans le même état d’esprit que toi à ce niveau-là.
J’en ai marre, marre et plus que marre car pour moi la PMA n’a été qu’une succession d’échecs successifs et de deuils.
A un moment on a envie de dire mais pourquoi ??? On pourrait pas voir la lumière au bout du tunnel au bout d’un moment ?
En plus comme tu le dis, quand tu dois en plus supporter ceux qui se plaignent de leurs enfants, t’as juste envie de leur dire mais fermez vos g…….
Les gens ne se rendent parfois pas compte à quel point ils peuvent être blessants même si ce n’est bien sûr pas intentionnel.
Aujourd’hui les choix sont effectivement limités et il va falloir savoir ce que l’on veut vraiment (= un enfant)
Tu as raison de vouloir te laisser qques mois pour te poser et réfléchir. Ca te fera sans doute le plus grand bien et te permettra d'aborder les choses différemment surotut avec le travail que tu fais chez le psy.
Moi je ne peux pas attendre trop longtemps avant de commencer à faire des démarches car j’ai déjà 40 ans et le temps passe tellement vite….Et puis j'aimerais bien avoir "rapidement" une réussite à la clé après toutes ces années d'attente et d'échecs.
J'en ai assez de me prendre des annonces de grossesse et de naissances dans les dents depuis des années.
J'aimerais que ce soit enfin mon tour
J’espère qu’on réussira. Je pense qu’on se souhaite à toutes la pleine réussite dans ce beau projet.
A bientôt pour d’autres nouvelles Lisouche.
Je t’embrasse.
Ca fait du bien de se sentir comprise et de voir qu’on n’est pas seule.
Ton message me touche énormément et me parle bien sûr beaucoup.
Moi aussi au début de mon parcours ou même après avoir fait qques tentatives, je ne voulais pas entendre parler de FIV DO. Je pensais que la persévérance finirait par payer tout comme toi.
Mais après maintes et maintes tentatives, j’ai commencé à y penser, à y réfléchir car je voyais bien que malheureusement les chances commençaient à s’amenuiser. Là ça fait des mois que j’y pensais mais il n’empêche que ça fait quand même du mal quand on vous dit clairement qu’il va falloir l’envisager sérieusement si vous voulez avoir un enfant, ou ça ou l’adoption.
Personnellement, je n’ai jamais voulu adopter. J’ai envie de vivre pleinement une grossesse tout comme toi mais chacun réagit différemment. Je respecte bien évidemment toutes les opinions.
Je suis également tout à fait d’accord avec toi sur la notion de deuil.
Je l’avais évoquée dans le premier sujet que j’ai posté sur le forum et qui date du mois de juin « Une vieille fivette qui se lance sur le forum » si ça t’intéresse.
Je suis dans le même état d’esprit que toi à ce niveau-là.
J’en ai marre, marre et plus que marre car pour moi la PMA n’a été qu’une succession d’échecs successifs et de deuils.
A un moment on a envie de dire mais pourquoi ??? On pourrait pas voir la lumière au bout du tunnel au bout d’un moment ?
En plus comme tu le dis, quand tu dois en plus supporter ceux qui se plaignent de leurs enfants, t’as juste envie de leur dire mais fermez vos g…….
Les gens ne se rendent parfois pas compte à quel point ils peuvent être blessants même si ce n’est bien sûr pas intentionnel.
Aujourd’hui les choix sont effectivement limités et il va falloir savoir ce que l’on veut vraiment (= un enfant)
Tu as raison de vouloir te laisser qques mois pour te poser et réfléchir. Ca te fera sans doute le plus grand bien et te permettra d'aborder les choses différemment surotut avec le travail que tu fais chez le psy.
Moi je ne peux pas attendre trop longtemps avant de commencer à faire des démarches car j’ai déjà 40 ans et le temps passe tellement vite….Et puis j'aimerais bien avoir "rapidement" une réussite à la clé après toutes ces années d'attente et d'échecs.
J'en ai assez de me prendre des annonces de grossesse et de naissances dans les dents depuis des années.
J'aimerais que ce soit enfin mon tour
J’espère qu’on réussira. Je pense qu’on se souhaite à toutes la pleine réussite dans ce beau projet.
A bientôt pour d’autres nouvelles Lisouche.
Je t’embrasse.
- Lisouche

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Bonjour Misspo,
Contente de te lire ce matin. Et oui, on a toujours l'impression d'être seules dans ce parcours, et pourtant... on est tellement nombreuses...
Je vais essayer de répondre point par point à ton message et à celui que tu as posté en juin, qui m'a aussi beaucoup touchée.
L'adoption : pendant longtemps, j'ai cherché un sens à ce parcours. À l'été 2017, ma 2e FIV s'est soldée par un échec. Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que l'échec de FIV 2 est un des plus difficiles à accepter. Je le constate aussi autour de moi avec d'autres amies fivettes (même si ça ne veut pas dire que c'est général). Peut-être que la 2 marque la fin des illusions. À la 1, on est à fond, on y croit, on n'a pas encore eu trop d'hormones, on se dit que la FIV c'est LA solution, que ça va forcément marcher. Et puis quand elle ne marche pas, on se dit que c'est normal, que les médecins ne connaissaient pas encore bien notre corps. Alors du coup, la 2 sera forcément la bonne. Et quand celle-ci ne fonctionne pas non plus, on commence à prendre conscience qu'en fait, le parcours FIV peut aussi se terminer en échec. On a déjà écoulé la moitié de nos tentatives et ça devient plus dur à encaisser. Bref, en tout cas, ça a été mon cheminement à moi. J'ai donc eu besoin de prendre beaucoup de recul et je suis allée me réfugier pendant 3 semaines chez ma maman pour me faire dorloter. Sauf que pendant ce séjour, j'ai appris qu'une personne très proche de ma famille (d'ailleurs, c'est comme si elle en faisait partie), avait un cancer. Ma mère ne me l'avait pas annoncée tout de suite car j'étais fragile et elle a voulu profiter de me voir pour me le dire face à face et non par téléphone. Sauf qu'en 3 jours, j'ai appris sa maladie, et je l'ai perdue. Personne ne s'attendait à ce qu'elle parte aussi vite. Ça a été affreux, j'ai mis des mois à m'en remettre. Tout ça pour en venir au fait que cette personne n'avait pas non plus pu d'avoir d'enfant naturellement et en était donc passée par l'adoption. Son fils a grandi avec moi. Ma mère ayant été sa nounou, c'était... c'est... mon petit frère de cœur. Et ça a été un tourbillon d'émotions. Elle se battant pour la vie et partie si jeune. Moi me battant pour donner la vie. Son fils adopté. Moi ne pouvant pas avoir d'enfant. Et je me suis dit que la réponse était peut être là, juste devant moi, et à quoi bon ce combat avec les hormones et les échecs... À quoi bon me torturer comme ça ? Ça a été un moment difficile entre moi et mon chéri aussi. Lui me disait qu'il était contre l'idée de l'adoption mais n'étant pas un grand bavard, encore moins quand il s'agit de parler de ses émotions, il n'arrivait pas à me dire pourquoi (d'ailleurs, on en a reparlé il y a quelques jours et je viens juste de comprendre pourquoi... ça a quand même mis 1 an et demi à sortir...). Finalement, c'est le moment où j'ai changé de psy, et je suis parvenue à me ressaisir et à me dire que c'était dommage de m'arrêter au milieu de ce parcours, qu'il fallait au moins que j'aille jusqu'au bout. Mais j'étais toujours dans cette idée que la FIVDO, non merci. Si la FIV devait échouer, ça serait l'adoption. Quitte à faire l'impasse sur mes gènes, aucun intérêt de continuer à me shooter aux hormones... Mais tant qu'on n'est pas devant le fait accompli, on ne sait jamais comment on va réagir au final... Et je me dis que m...e, je peux être une femme comme les autres et vivre la grossesse, les nausées, les kilos qui s'accumulent, les interdictions de manger tel ou tel truc, les interdictions de boire, le ventre qui m'empêche de dormir et de bouger comme je veux, même le diabète gestationnel je m'en fiche, mais les échographies, les instants magiques quand tu entends le cœur de bébé pour la première fois, voir le bonheur (enfin!) dans les yeux de mon mari, l'émotion dans le regard de mon médecin, l'annonce à la famille et aux amis, puis les contractions, l'accouchement, la découverte de ce bébé qu'on dépose dans mes bras... la victoire, la revanche sur la vie et clouer le bec à toutes celles qui m'ont dit que le destin me disait que je n'étais pas faite pour porter un enfant !
Les annonces de grossesse : à chaque âge, quand on est dans ce parcours, c'est compliqué. Une de mes amies fivettes a 27 ans. Et elle, c'est les premières annonces de grossesse. Elle était la première de son groupe à en vouloir et toutes ou presque sont maintenant mamans ou enceintes. En plus, même si elle essaie depuis longtemps, elle doit s'entendre dire par tous "mais t'es encore jeune, t'as le temps", comme si son parcours à elle n'était pas justifié par rapport à nous et qu'il était moins difficile... Moi j'ai 34 ans. Maintenant, c'est la vague des 2e. Les réflexions du genre "et toi alors, c'est pour quand ? Il faudrait peut-être y penser, l'horloge biologique tourne..." (ah bon ?! merci, je n’étais pas au courant !!) Je me prends en pleine gueule le fait que toutes mes amies qui ne voulaient pas entendre parler d'enfants sont enceintes ou jeunes mamans, toutes celles qui voulaient faire passer leur carrière en premier et se réveillent un matin en se disant que finalement, il est peut-être temps ont déjà leur
en à peine 2 mois. J'ai même la vague des plus jeunes qui me grugent ! Sérieux ?! Elles ne pouvaient pas attendre ?! Je fais la queue à la caisse depuis bien plus longtemps, alors chacune son tour p....n !!! En juin, tu disais que les dernières annonces t'ont terrassée, que tu le vis mal mais que tu es quand même heureuse pour ces personnes. Bah moi, quitte à paraître sans cœur, je ne suis même plus heureuse pour mes amies ! Je ne veux plus leur parler. Je leur en veux mais alors à un point que tu ne peux même pas imaginer (ou peut-être que si, au fond de toi). J'en ai une qui m'a annoncée sa première grossesse en décembre 2017... elle était déjà à 8 mois... je devais fêter le nouvel an avec elle. Quand je lui ai dit "et alors, tu croyais quoi, que le jour où je t'aurais vu avec ton fils dans les bras, tu m'aurais dit que c'était celui de la voisine ?!" Elle a rigolé. Pas moi ! J'étais sérieuse espèce de godiche ! Donc j'ai appris sa grossesse et quelques jours après, je la voyais sur le point d'accoucher... merci pour la préparation psychologique ! Et là, j'ai reçu un texto juste avant les fêtes (encore, merci, sympa !) : elle m'annonçait qu'elle attendait le 2e. Pas de boulot. Pas terminé ses études. Un mec qui va voir à droite à gauche et ne cherche pas non plus de boulot. Et elle me dit que moi au moins, j'ai de la chance que mon chéri soit quelqu'un de bien. J'ai de la chance ?! La différence entre moi et elle c'est que sa situation, elle s'y est mis toute seule et elle continue de s'enfoncer dedans. Ma situation, à aucun moment je l'ai choisie ! J'ai aussi une autre "amie" qui m'en a fait une belle. Mi-août 2018, elle m'appelle. On discute de plein de choses et puis là, elle me dit qu'elle vient d'arrêter la pilule mais qu'elle a des raisons de penser que ça va être compliqué pour elle aussi. Alors elle me demande si elle pourra me demander des conseils si elle aussi se retrouve dans ce parcours. Je la rassure. Je lui dis que je serai toujours là pour la soutenir. Justement, je connais les étapes et je pourrai l'accompagner. J'en parle à mon chéri et on s'inquiète pour elle, c'est quelqu'un de fragile ! 2 semaines après, je la vois et là elle me dit cash "en fait je t'ai un peu menti au téléphone, parce que je suis déjà enceinte de 2 mois" avec un grand sourire. Et moi ?! Je suis sensée réagir comment après m'être fait du souci pour elle ? Sourire aussi ?! Désolée si mon sourire ressemblait plus à une grimace. Et sur un ton pédant, elle ajoute "et puis bon, je sais que je ne ferai pas de fausse-couche, moi au moins". OK, donc en fait, moi je suis qu'une pauvre conne à avoir perdu mon bébé juste avant l'écho T1 en 2014 ?! Merci, au revoir ! Et si t'as besoin de moi, passe ton chemin... Moi, je pleure toujours mon bébé qui, cette année en janvier, aurait dû avoir 4 ans !
Tout ça pour te dire que t'es en colère ? Bah oui, t'en as le droit ! Pourquoi est-ce que nous on devrait toujours faire bonne figure alors qu'on souffre tellement et en continu... Que pendant que les jeunes mamans se plaignent de pas pouvoir dormir la nuit parce que bébé pleure toutes les 3 heures, nous ça fait des années qu'on ne peut plus dormir la nuit parce que bébé ne pleure pas... mais que nous, on pleure.
L'âge : Tu as 40 ans et tu n'as toujours pas d'enfant. Ne laisse pas les autres te juger, ils ne savent pas ce que tu traverses, pourquoi ta vie est ce qu'elle est aujourd'hui ! J'en ai ras le bol de cette société qui juge ! On n'entre jamais dans la bonne case ! Qui sont les autres pour savoir qui on est tout au fond de nous ! Est-ce que moi je vais chez eux pour les juger ?!
Les gènes : je pense que tout ça, c'est surfait. Combien il y en a qui ont des enfants, issus de leurs gènes et qui ne s'en occupent pas, ne leur transmettent rien. À côté de ça, que toi ton enfant soit adopté ou issu d'une donneuse, tu sauras lui transmettre ton histoire familiale. L'histoire familiale, ce n’est pas qu'un bagage génétique. C'est bien plus un bagage émotionnel. Il te ressemblera par tes mimiques, ta manière de penser, ta manière de voir la vie, la relation que tu entretiendras avec lui et avec tout ton entourage et l'amour que tu lui donneras. Et après tout ce que tu as déjà traversé et après l'avoir porté 9 mois, crois-moi, tu l'aimeras et il sera TON enfant ! Le tien et pas celui d'une autre. Il ne sera pas le fruit d'un gros câlin entre papa et maman, certes. Mais contrairement à tellement d'autres enfants, il sera le fruit de cet amour incroyable et sans limite entre papa et maman. Exit les rêves de princesse comme tu dis, certes. Mais les rêves de princesse, ça n'est la réalité pour personne. C'est du vent, c'est rien, makach, walou, nada. Par contre, quand tu auras ce cadeau entre les mains, tu sauras, toi, tout ce qu'il représente, à quel point il est précieux, à quel point il est miraculeux. Nous on ne sait pas faire les bébés, mais on sait comment ils sont faits, contrairement aux autres couples qui n'en passent pas par là. Et on sait précisément l'instant T quand a opéré la magie. Ce n’est pas de l'à peu près. Oh oui je crois que c'est au retour du resto, on était un peu bourrés. Non, nous, notre bébé, on l'aime déjà au stade de follicule !!! On l'encourage quand, au stade d'ovocyte, il rencontre les spermatozoïdes de papa. On lui parle, on lui dit de s'accrocher jusqu'au jour où il sera transféré dans notre utérus. Et après ça, je mets au défi toutes les fivettes de me dire que mentalement, elles ne sont pas là à l'encourager à s'accrocher pour les 9 prochains mois. Je l'ai fait avec chacun de mes follicules/ovocytes/embryons... Et je le ferai tout pareil, même quand il ne s'agira pas de mes ovocytes...
Bref, comme d'hab', j'écris des tartines
Je crois même qu'en lisant bien entre les lignes, on pourrait presque voir que je suis en colère 
Et je comprends ton urgence à 40 ans. Mais je pense aussi qu’il faut se laisser un minimum de temps pour encaisser et être bien prêtes le moment venu. Ce parcours, je l’ai toujours vécu dans la précipitation. Je n’ai pas non plus la force d’attendre trop longtemps. Plus de 5 ans qu’on essaie, je crois qu’on a prouvé à quel point on pouvait faire preuve de patience. Mais une chose est sûre : pour que ça marche, il faudra bien que je me réconcilie avec mon corps.
Au plaisir de te lire bientôt j'espère.

Contente de te lire ce matin. Et oui, on a toujours l'impression d'être seules dans ce parcours, et pourtant... on est tellement nombreuses...
Je vais essayer de répondre point par point à ton message et à celui que tu as posté en juin, qui m'a aussi beaucoup touchée.
L'adoption : pendant longtemps, j'ai cherché un sens à ce parcours. À l'été 2017, ma 2e FIV s'est soldée par un échec. Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que l'échec de FIV 2 est un des plus difficiles à accepter. Je le constate aussi autour de moi avec d'autres amies fivettes (même si ça ne veut pas dire que c'est général). Peut-être que la 2 marque la fin des illusions. À la 1, on est à fond, on y croit, on n'a pas encore eu trop d'hormones, on se dit que la FIV c'est LA solution, que ça va forcément marcher. Et puis quand elle ne marche pas, on se dit que c'est normal, que les médecins ne connaissaient pas encore bien notre corps. Alors du coup, la 2 sera forcément la bonne. Et quand celle-ci ne fonctionne pas non plus, on commence à prendre conscience qu'en fait, le parcours FIV peut aussi se terminer en échec. On a déjà écoulé la moitié de nos tentatives et ça devient plus dur à encaisser. Bref, en tout cas, ça a été mon cheminement à moi. J'ai donc eu besoin de prendre beaucoup de recul et je suis allée me réfugier pendant 3 semaines chez ma maman pour me faire dorloter. Sauf que pendant ce séjour, j'ai appris qu'une personne très proche de ma famille (d'ailleurs, c'est comme si elle en faisait partie), avait un cancer. Ma mère ne me l'avait pas annoncée tout de suite car j'étais fragile et elle a voulu profiter de me voir pour me le dire face à face et non par téléphone. Sauf qu'en 3 jours, j'ai appris sa maladie, et je l'ai perdue. Personne ne s'attendait à ce qu'elle parte aussi vite. Ça a été affreux, j'ai mis des mois à m'en remettre. Tout ça pour en venir au fait que cette personne n'avait pas non plus pu d'avoir d'enfant naturellement et en était donc passée par l'adoption. Son fils a grandi avec moi. Ma mère ayant été sa nounou, c'était... c'est... mon petit frère de cœur. Et ça a été un tourbillon d'émotions. Elle se battant pour la vie et partie si jeune. Moi me battant pour donner la vie. Son fils adopté. Moi ne pouvant pas avoir d'enfant. Et je me suis dit que la réponse était peut être là, juste devant moi, et à quoi bon ce combat avec les hormones et les échecs... À quoi bon me torturer comme ça ? Ça a été un moment difficile entre moi et mon chéri aussi. Lui me disait qu'il était contre l'idée de l'adoption mais n'étant pas un grand bavard, encore moins quand il s'agit de parler de ses émotions, il n'arrivait pas à me dire pourquoi (d'ailleurs, on en a reparlé il y a quelques jours et je viens juste de comprendre pourquoi... ça a quand même mis 1 an et demi à sortir...). Finalement, c'est le moment où j'ai changé de psy, et je suis parvenue à me ressaisir et à me dire que c'était dommage de m'arrêter au milieu de ce parcours, qu'il fallait au moins que j'aille jusqu'au bout. Mais j'étais toujours dans cette idée que la FIVDO, non merci. Si la FIV devait échouer, ça serait l'adoption. Quitte à faire l'impasse sur mes gènes, aucun intérêt de continuer à me shooter aux hormones... Mais tant qu'on n'est pas devant le fait accompli, on ne sait jamais comment on va réagir au final... Et je me dis que m...e, je peux être une femme comme les autres et vivre la grossesse, les nausées, les kilos qui s'accumulent, les interdictions de manger tel ou tel truc, les interdictions de boire, le ventre qui m'empêche de dormir et de bouger comme je veux, même le diabète gestationnel je m'en fiche, mais les échographies, les instants magiques quand tu entends le cœur de bébé pour la première fois, voir le bonheur (enfin!) dans les yeux de mon mari, l'émotion dans le regard de mon médecin, l'annonce à la famille et aux amis, puis les contractions, l'accouchement, la découverte de ce bébé qu'on dépose dans mes bras... la victoire, la revanche sur la vie et clouer le bec à toutes celles qui m'ont dit que le destin me disait que je n'étais pas faite pour porter un enfant !
Les annonces de grossesse : à chaque âge, quand on est dans ce parcours, c'est compliqué. Une de mes amies fivettes a 27 ans. Et elle, c'est les premières annonces de grossesse. Elle était la première de son groupe à en vouloir et toutes ou presque sont maintenant mamans ou enceintes. En plus, même si elle essaie depuis longtemps, elle doit s'entendre dire par tous "mais t'es encore jeune, t'as le temps", comme si son parcours à elle n'était pas justifié par rapport à nous et qu'il était moins difficile... Moi j'ai 34 ans. Maintenant, c'est la vague des 2e. Les réflexions du genre "et toi alors, c'est pour quand ? Il faudrait peut-être y penser, l'horloge biologique tourne..." (ah bon ?! merci, je n’étais pas au courant !!) Je me prends en pleine gueule le fait que toutes mes amies qui ne voulaient pas entendre parler d'enfants sont enceintes ou jeunes mamans, toutes celles qui voulaient faire passer leur carrière en premier et se réveillent un matin en se disant que finalement, il est peut-être temps ont déjà leur
Tout ça pour te dire que t'es en colère ? Bah oui, t'en as le droit ! Pourquoi est-ce que nous on devrait toujours faire bonne figure alors qu'on souffre tellement et en continu... Que pendant que les jeunes mamans se plaignent de pas pouvoir dormir la nuit parce que bébé pleure toutes les 3 heures, nous ça fait des années qu'on ne peut plus dormir la nuit parce que bébé ne pleure pas... mais que nous, on pleure.
L'âge : Tu as 40 ans et tu n'as toujours pas d'enfant. Ne laisse pas les autres te juger, ils ne savent pas ce que tu traverses, pourquoi ta vie est ce qu'elle est aujourd'hui ! J'en ai ras le bol de cette société qui juge ! On n'entre jamais dans la bonne case ! Qui sont les autres pour savoir qui on est tout au fond de nous ! Est-ce que moi je vais chez eux pour les juger ?!
Les gènes : je pense que tout ça, c'est surfait. Combien il y en a qui ont des enfants, issus de leurs gènes et qui ne s'en occupent pas, ne leur transmettent rien. À côté de ça, que toi ton enfant soit adopté ou issu d'une donneuse, tu sauras lui transmettre ton histoire familiale. L'histoire familiale, ce n’est pas qu'un bagage génétique. C'est bien plus un bagage émotionnel. Il te ressemblera par tes mimiques, ta manière de penser, ta manière de voir la vie, la relation que tu entretiendras avec lui et avec tout ton entourage et l'amour que tu lui donneras. Et après tout ce que tu as déjà traversé et après l'avoir porté 9 mois, crois-moi, tu l'aimeras et il sera TON enfant ! Le tien et pas celui d'une autre. Il ne sera pas le fruit d'un gros câlin entre papa et maman, certes. Mais contrairement à tellement d'autres enfants, il sera le fruit de cet amour incroyable et sans limite entre papa et maman. Exit les rêves de princesse comme tu dis, certes. Mais les rêves de princesse, ça n'est la réalité pour personne. C'est du vent, c'est rien, makach, walou, nada. Par contre, quand tu auras ce cadeau entre les mains, tu sauras, toi, tout ce qu'il représente, à quel point il est précieux, à quel point il est miraculeux. Nous on ne sait pas faire les bébés, mais on sait comment ils sont faits, contrairement aux autres couples qui n'en passent pas par là. Et on sait précisément l'instant T quand a opéré la magie. Ce n’est pas de l'à peu près. Oh oui je crois que c'est au retour du resto, on était un peu bourrés. Non, nous, notre bébé, on l'aime déjà au stade de follicule !!! On l'encourage quand, au stade d'ovocyte, il rencontre les spermatozoïdes de papa. On lui parle, on lui dit de s'accrocher jusqu'au jour où il sera transféré dans notre utérus. Et après ça, je mets au défi toutes les fivettes de me dire que mentalement, elles ne sont pas là à l'encourager à s'accrocher pour les 9 prochains mois. Je l'ai fait avec chacun de mes follicules/ovocytes/embryons... Et je le ferai tout pareil, même quand il ne s'agira pas de mes ovocytes...
Bref, comme d'hab', j'écris des tartines
Et je comprends ton urgence à 40 ans. Mais je pense aussi qu’il faut se laisser un minimum de temps pour encaisser et être bien prêtes le moment venu. Ce parcours, je l’ai toujours vécu dans la précipitation. Je n’ai pas non plus la force d’attendre trop longtemps. Plus de 5 ans qu’on essaie, je crois qu’on a prouvé à quel point on pouvait faire preuve de patience. Mais une chose est sûre : pour que ça marche, il faudra bien que je me réconcilie avec mon corps.
Au plaisir de te lire bientôt j'espère.
12/2013: arrêt pilule
2014: grossesse naturelle, FC à 10SA
2016: début PMA
Lui OATS, moi AMH 0,92 & trompes bouchées
FIV1 : 1J5 frais (+), puis FC.
2017 : TEC (-), FIV2 : 1J3 frais (+), puis FC.
2018 : FIV3 (-)
Pause : bilan FC OK, Matricelab OK, AMH remonte
, cœlioscopie & hystéroscopie: endométriose légère & trompes nettoyées…
FIV4 (-) : qualité ovocytaire en chute libre
Après 8 stimulations, dont 4 menées à terme sans résultat, il est temps de passer à autre chose…
2019 : FIVDO… nouveau combat. Plus unis et plus déterminés que jamais

2014: grossesse naturelle, FC à 10SA
2016: début PMA
Lui OATS, moi AMH 0,92 & trompes bouchées
FIV1 : 1J5 frais (+), puis FC.
2017 : TEC (-), FIV2 : 1J3 frais (+), puis FC.
2018 : FIV3 (-)
Pause : bilan FC OK, Matricelab OK, AMH remonte
FIV4 (-) : qualité ovocytaire en chute libre
Après 8 stimulations, dont 4 menées à terme sans résultat, il est temps de passer à autre chose…
2019 : FIVDO… nouveau combat. Plus unis et plus déterminés que jamais

- Krys07

- Messages : 492
- Enregistré le : 04 mars 2018
- Mon centre de PMA : 69- Clinique du Val d'Ouest Institut Rhonalpin (Ecully)
- Âge : 43
Bonjour les filles,
Je viens de voir lire et pfiou comme je me reconnais... tout est dit...
Nous sommes aussi un peu à la croisé des chemins...encore tenter une stimulation ou passer en don d'ovocytes...mon mari a encore besoin de digérer la nouvelle. Moi j'y réfléchis depuis quelques mois déjà et je suis prête à ce don car je n'arrive pas encore à faire le deuil de porter un bébé, de le mettre au monde...
Pour nous il n'y aura pas d'adoption. Mon mari n'étant pas du tout prêt. Et puis perso je veux un bébé et mon mari veut que se soit en France alors autant vous dire que c'est presque mission impossible...
L'équipe médicale de notre clinique doit discuter de nous ensemble pour savoir si on refait une dernière stimulation ou pas...
Même si nous sommes dans le parcours depuis longtemps c'est une grande claque encore...
Et effectivement la fiv2 a été aussi dure pour nous et nous a "détruit" une première fois vu que nous avons tout stopper pendant presque 8ans...et à cela s'est ajouté le décès brutale de ma maman.
Aujourd'hui je suis à un stade où je suis aussi très en colère ou je voudrais qu'on m'enlève tous ces maudits organes qui déraillent et qu'on les prennent chez une femme qui a déjà procréer et pour qui ils ne serviront plus...
J'ai pris un rdv avec une psy pour qu'elle m'aide.
Je suis "contente" de me retrouver vraiment comprise même si j'aurais aimé etre la seule dans ce cas...je n'aime pas voir les gens malheureux...
Je viens de voir lire et pfiou comme je me reconnais... tout est dit...
Nous sommes aussi un peu à la croisé des chemins...encore tenter une stimulation ou passer en don d'ovocytes...mon mari a encore besoin de digérer la nouvelle. Moi j'y réfléchis depuis quelques mois déjà et je suis prête à ce don car je n'arrive pas encore à faire le deuil de porter un bébé, de le mettre au monde...
Pour nous il n'y aura pas d'adoption. Mon mari n'étant pas du tout prêt. Et puis perso je veux un bébé et mon mari veut que se soit en France alors autant vous dire que c'est presque mission impossible...
L'équipe médicale de notre clinique doit discuter de nous ensemble pour savoir si on refait une dernière stimulation ou pas...
Même si nous sommes dans le parcours depuis longtemps c'est une grande claque encore...
Et effectivement la fiv2 a été aussi dure pour nous et nous a "détruit" une première fois vu que nous avons tout stopper pendant presque 8ans...et à cela s'est ajouté le décès brutale de ma maman.
Aujourd'hui je suis à un stade où je suis aussi très en colère ou je voudrais qu'on m'enlève tous ces maudits organes qui déraillent et qu'on les prennent chez une femme qui a déjà procréer et pour qui ils ne serviront plus...
J'ai pris un rdv avec une psy pour qu'elle m'aide.
Je suis "contente" de me retrouver vraiment comprise même si j'aurais aimé etre la seule dans ce cas...je n'aime pas voir les gens malheureux...
Arrêt pilule 07/2005. Moi 1 ovaire, 1 trompe. Zhom tout va bien.
Debut PMA en 2006 avec 4IAC
2009 : 2IAC dans Nouveau Centre
2010: 2FIV avec transfert de 2J2 à chaque fois. Tout
on change de centre pour FIV3.
06/2018 hysteroscopie : endométrite découverte
10/2018 : FIV3 transfert 2J3
Fiv4: 3 ovocytes dans le Timelapse. 2 brybrys se développent mais pas de congélation. Encore un échec...
Fin du parcours Fiv, Rdv cecos Lyon le 19/09/2019
Debut PMA en 2006 avec 4IAC
2009 : 2IAC dans Nouveau Centre
2010: 2FIV avec transfert de 2J2 à chaque fois. Tout
on change de centre pour FIV3.
06/2018 hysteroscopie : endométrite découverte
10/2018 : FIV3 transfert 2J3
Fiv4: 3 ovocytes dans le Timelapse. 2 brybrys se développent mais pas de congélation. Encore un échec...
Fin du parcours Fiv, Rdv cecos Lyon le 19/09/2019
- Lisouche

- Messages : 866
- Enregistré le : 26 février 2016
- Mon centre de PMA : 06- Clinique St George - Laboratoire EUROFINS (Nice)
- Localisation : Nice
- Âge : 42
Coucou les filles,
Misspo, je viens de voir tes messages, je prendrai le temps de te répondre très bientôt.
Krys07, bienvenue dans cette discussion. Quel parcours tu as toi aussi ! Je prendrai aussi le temps de répondre bientôt.
Bon début de semaine les filles
Misspo, je viens de voir tes messages, je prendrai le temps de te répondre très bientôt.
Krys07, bienvenue dans cette discussion. Quel parcours tu as toi aussi ! Je prendrai aussi le temps de répondre bientôt.
Bon début de semaine les filles
12/2013: arrêt pilule
2014: grossesse naturelle, FC à 10SA
2016: début PMA
Lui OATS, moi AMH 0,92 & trompes bouchées
FIV1 : 1J5 frais (+), puis FC.
2017 : TEC (-), FIV2 : 1J3 frais (+), puis FC.
2018 : FIV3 (-)
Pause : bilan FC OK, Matricelab OK, AMH remonte
, cœlioscopie & hystéroscopie: endométriose légère & trompes nettoyées…
FIV4 (-) : qualité ovocytaire en chute libre
Après 8 stimulations, dont 4 menées à terme sans résultat, il est temps de passer à autre chose…
2019 : FIVDO… nouveau combat. Plus unis et plus déterminés que jamais

2014: grossesse naturelle, FC à 10SA
2016: début PMA
Lui OATS, moi AMH 0,92 & trompes bouchées
FIV1 : 1J5 frais (+), puis FC.
2017 : TEC (-), FIV2 : 1J3 frais (+), puis FC.
2018 : FIV3 (-)
Pause : bilan FC OK, Matricelab OK, AMH remonte
FIV4 (-) : qualité ovocytaire en chute libre
Après 8 stimulations, dont 4 menées à terme sans résultat, il est temps de passer à autre chose…
2019 : FIVDO… nouveau combat. Plus unis et plus déterminés que jamais
