Bonjour, je suis martie et je galère avec mon corps
Posté : 12 sept. 2014 à 17:38
Bonjour à toutes
Après avoir passé encore une journée à pleurer je me décide à créer mon sujet sur le forum.
Je vous lis de temps en temps, mais jusque là je n'avais jamais osé prendre part au forum.
mon parcours est le suivant:
30 ans, en couple depuis 8 ans et mariée depuis 4, j'ai été diagnostiquée SOPK en 2009. Ce fut un choc car je m'étais toujours imaginée que comme ma mère, je tomberais enceinte très facilement et souvent. Eh bien non. On fait le point avec mon homme, on sait qu'on veut faire notre vie ensemble donc le mar-iage est programmé l'année suivante, avec l'optique de faire un bébé dans la foulée. Une fois le maria-ge, l'achat d'un appart avec plein de chambres et quelques mois d'insouciance, rdv gynéco pour planifier ce projet de bébé. La veille du rdv, on apprend mon conjoint et moi, qu'on perd nos emplois. Le lendemain, je me rends chez la gynéco et on reporte le projet, la mort dans l'âme.
Par la suite on retrouve un emploi chacun de notre coté, et mi-2012 on relance le projet. Je suis sous duphaston, j'ai adopté une super hygiène de vie, perdu du poids, et mes règles réapparaissent. Ma gynéco me dit alors que les choses sont entrées dans l'ordre, et que comme tout couple nous allons laisser faire la nature. Contre toute attente ce fut très déstabilisant: je m'épanouissais dans mon nouveau travail comme jamais, j'aimais mon nouveau corps, tandis que mon mari ne retrouvait pas d’intérêt dans son nouveau travail. Il y a eu quelques tensions. On s'est retrouvés en doute par rapport au désir d'enfant, allant jusqu'à nous demander si réellement nous en voulions un. Autour de nous, tout le monde est devenu parent et leurs démonstrations de bonheur, de récits d'accouchements "hyper douloureux mais que du bonheur" et leurs plaintes de nuits blanches à coups de biberons nocturnes ont provoqué en moi le rejet, et l'isolement progressif par rapport à nos amies.
Mais bon, j'ai continué à faire le poirier durant un an, et bizarrement, à me trouver triste à chaque retour des règles.
Fin 2013 ma gyneco me dit qu'après plus d'un an d'essais infructueux, on va investiguer. S'en suivent un nombre incalculables de bilans sanguins, hysteromachin, echos, etc (vous connaissez le parcours). Prendre les rendez vous est long et m'est très pénible. Je suis en colère de devoir faire tout ça, je traine les pieds. Au final, on découvre que mon coinjoint est oats. Moi ca va, à part des résistances bilatérales et ce terrain opk. Encore toute une série d'exams le concernant, et début des rendez vous avec le centre de PMA. On part sur des IMSI.
Là, je comprends mal le protocole qu'on nous a donné et je n'envoie pas les demandes de 100% à temps (je précise que j'ai un bon niveau de compréhension à l'écrit et je n'ai jamais de problèmes pour faire mes papiers, ce qui rend d'autant plus rageantes les choses), et le passage en commission s'en trouve décalé. Au mois de juillet j'ai enfin la validation mais avec mes cycles très longs ça mène à aout ... le mois des vacances du centre de PMA et de la gygy ...
Bref, on a commencé en Aout. J'enchainais les médocs, les piqures et tout sans broncher, malgré la fatigue, et la méga prise de poids (oui, je me suis vengée sur la nourriture). Et hier soir, au moment de commencer l'orgalutran, je me rends compte que depuis le début je me trompe dans les doses de ménopur: je n'injectais que la moitié. Echo de contrôle et pds ce matin qui confirment que je n'ai que 2 follicules qui se sont développées, le reste est toute petit et insignifiant. Ma gynéco veut reporter aux cycles suivants. Je suis dépitée et m'effondre. Elle me dit de doubler les doses de menopur jusqu'à lundi et qu'on verra quoi faire. La ponction était prévue mardi. Je me sens si stupide et j'ai tellement de peine... J'ai tellement honte aussi d'avoir foiré les dosages.
Après avoir passé encore une journée à pleurer je me décide à créer mon sujet sur le forum.
Je vous lis de temps en temps, mais jusque là je n'avais jamais osé prendre part au forum.
mon parcours est le suivant:
30 ans, en couple depuis 8 ans et mariée depuis 4, j'ai été diagnostiquée SOPK en 2009. Ce fut un choc car je m'étais toujours imaginée que comme ma mère, je tomberais enceinte très facilement et souvent. Eh bien non. On fait le point avec mon homme, on sait qu'on veut faire notre vie ensemble donc le mar-iage est programmé l'année suivante, avec l'optique de faire un bébé dans la foulée. Une fois le maria-ge, l'achat d'un appart avec plein de chambres et quelques mois d'insouciance, rdv gynéco pour planifier ce projet de bébé. La veille du rdv, on apprend mon conjoint et moi, qu'on perd nos emplois. Le lendemain, je me rends chez la gynéco et on reporte le projet, la mort dans l'âme.
Par la suite on retrouve un emploi chacun de notre coté, et mi-2012 on relance le projet. Je suis sous duphaston, j'ai adopté une super hygiène de vie, perdu du poids, et mes règles réapparaissent. Ma gynéco me dit alors que les choses sont entrées dans l'ordre, et que comme tout couple nous allons laisser faire la nature. Contre toute attente ce fut très déstabilisant: je m'épanouissais dans mon nouveau travail comme jamais, j'aimais mon nouveau corps, tandis que mon mari ne retrouvait pas d’intérêt dans son nouveau travail. Il y a eu quelques tensions. On s'est retrouvés en doute par rapport au désir d'enfant, allant jusqu'à nous demander si réellement nous en voulions un. Autour de nous, tout le monde est devenu parent et leurs démonstrations de bonheur, de récits d'accouchements "hyper douloureux mais que du bonheur" et leurs plaintes de nuits blanches à coups de biberons nocturnes ont provoqué en moi le rejet, et l'isolement progressif par rapport à nos amies.
Mais bon, j'ai continué à faire le poirier durant un an, et bizarrement, à me trouver triste à chaque retour des règles.
Fin 2013 ma gyneco me dit qu'après plus d'un an d'essais infructueux, on va investiguer. S'en suivent un nombre incalculables de bilans sanguins, hysteromachin, echos, etc (vous connaissez le parcours). Prendre les rendez vous est long et m'est très pénible. Je suis en colère de devoir faire tout ça, je traine les pieds. Au final, on découvre que mon coinjoint est oats. Moi ca va, à part des résistances bilatérales et ce terrain opk. Encore toute une série d'exams le concernant, et début des rendez vous avec le centre de PMA. On part sur des IMSI.
Là, je comprends mal le protocole qu'on nous a donné et je n'envoie pas les demandes de 100% à temps (je précise que j'ai un bon niveau de compréhension à l'écrit et je n'ai jamais de problèmes pour faire mes papiers, ce qui rend d'autant plus rageantes les choses), et le passage en commission s'en trouve décalé. Au mois de juillet j'ai enfin la validation mais avec mes cycles très longs ça mène à aout ... le mois des vacances du centre de PMA et de la gygy ...
Bref, on a commencé en Aout. J'enchainais les médocs, les piqures et tout sans broncher, malgré la fatigue, et la méga prise de poids (oui, je me suis vengée sur la nourriture). Et hier soir, au moment de commencer l'orgalutran, je me rends compte que depuis le début je me trompe dans les doses de ménopur: je n'injectais que la moitié. Echo de contrôle et pds ce matin qui confirment que je n'ai que 2 follicules qui se sont développées, le reste est toute petit et insignifiant. Ma gynéco veut reporter aux cycles suivants. Je suis dépitée et m'effondre. Elle me dit de doubler les doses de menopur jusqu'à lundi et qu'on verra quoi faire. La ponction était prévue mardi. Je me sens si stupide et j'ai tellement de peine... J'ai tellement honte aussi d'avoir foiré les dosages.