Bonsoir à toutes et à tous,
Je suis très heureuse de pouvoir de nouveau adhérer à ce forum et échanger avec vous, après plusieurs mois d'absence.
Certains d'entre vous vont sans doute me reconnaître, j'étais déjà passée par ici il y a plusieurs mois, me revoilà donc.
Pour me présenter, j'ai 41 ans, mon homme en a 47.
Nous sommes ensemble depuis 3 ans.
Nous tentons de fonder une famille, sans succès.
Après divers examens, il a été détecté une forte insuffisance ovarienne chez moi, certainement liée à l'âge (AMH=0,40, FSH=18).
De son côté, mon homme suit un traitement neuroleptique qui lui cause des troubles de la libido, avec des difficultés à l'érection et à l'éjaculation,
ce qui rend les rapports intimes compliqués.
La conception naturelle d'un enfant s'en trouve donc entravée.
De même, les recueils de sperme en vue d'un spermogramme ou d'une conservation de paillettes sont toujours très compliqués pour lui, avec parfois une quantité
de sperme insuffisante pour réaliser un spermogramme complet.
A chaque fois qu'un recueil s'annonce, il est obligé d'arrêter son traitement neuroleptique plusieurs semaines auparavant, son moral s'en trouve alors
bouleversé.
En parallèle, sur ce laps de temps, il doit prendre un autre traitement, censé stimuler la libido en prévision du jour du recueil, mais ce traitement ne
donne que des résultats plutôt aléatoires, on ne peut jamais savoir à l'avance comment le recueil va se passer.
Heureusement, à chaque fois qu'un spermogramme a pu être réalisé, la qualité des spermatozoïdes semblait bonne.
Nous avons consulté 3 centres de PMA dans notre ville, 2 cliniques privées et le CHU.
Au vu de notre cas, les 2 cliniques n'ont pas souhaité tenter quoi que ce soit.
La 2ème nous a orientés vers une FIV avec un don d'ovocyte en Espagne.
Nous nous étions dirigés dans cette voie, le CHU nous ayant dit sensiblement la même chose.
Puis le CHU est revenu sur sa décision, nous indiquant qu'eux non plus ne nous proposeraient pas de FIV, ma réserve ovarienne étant trop basse, mais qu'au
vu de notre dossier, ils souhaitaient tout de même nous aider un peu en nous proposant 3 essais d'insémination artificielle.
Après des déboires pour mon chéri au niveau des recueils de sperme, entre quantité insuffisante et bactérie détectée, j'ai enfin pu être stimulée une première fois, entre le 25 octobre et le 7 novembre dernier.
Pendant 15 jours, j'ai donc eu des injections de Gonal F, 50 unités, tous les soirs.
Malheureusement, cette première stimulation a échoué.
Seulement très peu de follicules étaient visibles aux échographies de contrôle, et les rares qui ont été détectés ne se sont pas du tout développés.
Les médecins ont donc décidé d'arrêter la stimulation sans aller jusqu'à l'insémination proprement dite, mon corps ne répondant pas.
Sur le cycle suivant, qui a débuté le 30 novembre, j'ai eu des patchs de Dermestrill, à 200mg, à renouveler tous les 3 jours, afin de préparer mes ovaires à être stimulés.
Ces patchs ont provoqué des règles, qui sont arrivées le 28 décembre.
A partir du 2 janvier, ça a été reparti pour une deuxième stimulation, à base de Menopure 150 unités, tous les soirs.
La gynéco m'avait dit qu'au vu de l'échec de réponse à la première stimulation, elle allait me stimuler direct assez fort cette fois.
Au fil des jours, mon ovaire gauche a répondu, 3 follicules se sont développés: mardi dernier, il y en avait un à 16 millimètres et 2 à 12.
J'avais un espoir, qui a malheureusement vite été douché.
En effet, les médecins ont décidé d'arrêter la stimulation sur ce cycle-là également, au motif que j'avais 3 follicules qui grossissaient beaucoup, et comme c'est une insémination artificielle et non une FIV, ils n'ont pas souhaité prendre le risque que, peut-être, les 3 follicules soient tous fécondés et que je me retrouve enceinte de triplés.
C'est sûr que ce n'est pas ce que je souhaite, déjà que je prie pour ne pas tomber enceinte de jumeaux, même si j'ai donné mon accord pour maximiser mes chances en acceptant une stimulation à haute dose, ce qui amenait un risque de grossesse gémellaire dont j'étais bien consciente, mais bon.
En fait je suis partagée.
D'un côté, je suis rassurée de voir qu'a priori, mon corps est encore capable de faire maturer des follicules avec des ovocytes à l'intérieur, je préfère ça à la fois précédente où mon corps n'avait pas du tout répondu à la stimulation et où aucun follicule ne s'était développé, à ce moment-là, je m'étais vraiment sentie trop vieille, foutue, vidée, plus bonne à rien ...
D'un autre côté, je suis dépitée, parce que j'ai poussé mon corps assez loin avec cette stimulation, et c'est pile quand il accepte enfin de réagir, d'obéir et de faire ce qu'on lui dit qu'on arrête tout, c'est comme si on le laissait tomber, comme si tous les efforts qu'il a fait ces 10 derniers jours étaient réduits à néant, comme si on lui disait: "ah bah ouais mais non, là ça va pas être possible, parce que tu vois, t'as trop bossé en fait !"
Enfin bref, tout ça c'est compliqué, difficile de bien faire la part des choses et de ne pas avoir l'esprit embrumé.
J'attends maintenant le retour de la gynécologue, afin de savoir ce qu'elle envisage pour la suite.
Mais en attendant, je ne peux malheureusement pas m'empêcher de gamberger, de cogiter, d'imaginer tout un tas de scénarios possible ....
Je suis désolée pour le pavé, merci à celles ou ceux qui auront eu le courage de me lire jusqu'au bout et encore un grand merci d'être là, tout simplement !
Sachez que vos témoignages et vos récits m'aident énormément et qu'ils me sont vraiment très précieux pour continuer à avancer le plus sereinement possible en tentant de regarder vers l'avenir malgré les échecs et les épreuves.
Au plaisir de vous lire bientôt, je vous souhaite une bonne soirée.
