Merci
Si vous saviez comme j'avais hâte de vous rejoindre !
J'ai déjà eu une écho à 7SA+2 et une autre à 9SA+1 (parcours PMA long, notre sage-femme nous a proposé l'écho intermédiaire sans hésiter pour qu'on puisse être rassurées en attendant la T1

)
Kirina a écrit : 19 nov. 2024 à 14:44
Super
Ferdjou, bienvenue au tome 2 !
Dis moi, sans rentrer dans les détails qui sont trop personnels, je voudrais rebondir sur ton secret de famille si tu veux bien. Je comprends que ce doit être un choc d'apprendre ça mais, selon toi, tu aurais mieux pris les choses si tu l'avais su plus jeune ? Tu penses que ce secret a influé sur ta vie ? Je te pose ces questions car si pour moi il était évident au départ de dire à mon fils pour le don d'ovocytes, (c'est d'ailleurs pour le non anonymat du don que j'ai choisi le Portugal) je ne sais pas trop comment m'y prendre et j'ai toujours cette crainte qu'il ne m'aime moins en l'apprenant. D'avoir un peu ton ressenti à ce sujet, même si c'est sûrement différent et si ça ne remue pas trop de chose pour toi, serait intéressant. Si tu ne souhaites pas répondre je comprendrais parfaitement
Tu as déjà fait une écho alors ?
J'avoue que j'ai déjà eu plusieurs fois envie de rebondir sur les sujets de "dire ou ne pas dire" concernant le don, mais je ne me sentais pas légitime, n'étant pas concernée dans ce sens-là.
Ça ne me dérange pas du tout d'en parler, et si je peux apporter un éclairage, quel qu'il soit, je le ferai avec plaisir.
Je pense que pour moi, ça a tout changé de l'apprendre si tard oui, et surtout, de l'apprendre "par hasard" dans un premier lieu (un test ADN fait avec ma soeur qui a révélé qu'on était demi-soeurs) puis en menant mon enquête toute seule, plutôt que de la bouche des principaux intéressés.
L'histoire est très différente dans mon cas, puisqu'on est dans un bon vieux cas d'adultère, que ma mère nie toujours les faits à l'heure qu'il est (test ADN à l'appui, qui prouve que mon père biologique supposé est bien mon père biologique) et que mon père élevant n'était pas au courant (va annoncer à ton père de 70 ans que tu n'es pas sa fille biologique, ça fout un coup).
Mais cette révélation a expliqué beaucoup de choses de mon enfance et de mon adolescence (un manque de confiance accru, l'impression toujours vague que je n'étais pas digne de confiance, qu'on me cachait sans arrêt des choses, un rapport à l'amour hyper compliqué, des relations avec ma mère toujours très tendues...) que je pense que je n'aurais pas vécues si j'avais su plus tôt.
Donc oui, pour moi, il faut le dire, dès le début, avec des mots simples, expliquer les faits, pour que ce ne soit plus un sujet quand l'enfant grandira, que ça fasse juste partie de son histoire, comme la couleur de ses yeux ou le son de sa voix. Tant que c'est fait avec amour, ton enfant ne t'en aimera que plus d'avoir été honnête avec lui.
C'est pour ça que j'ai toujours voulu (au début, sans connaître mon histoire, comme quoi...) un donneur non anonyme, et que c'était un point auquel je ne voulais pas déroger.