Page 187 sur 334

Re: FIV/TEC juillet 2025

Posté : 22 août 2025 à 18:22
par LMN94
Coucou Eman,

Je comprends totalement tes doutes et tes inquiétudes. Et si il y a bien un endroit où tu peux te lâcher, c’est ici ! J’ai moi même dit à mon conjoint après ma deuxième FIV que si il n’y avait de nouveau pas d’embryons, je n’avais pas la force de refaire une 3eme FIV de suite. Et encore aujourd’hui je suis épuisée, la chute d’hormone avec l’arrêt de la progestérone n’aide vraiment pas, mais je me suis donnée 15 jours pour stresser, boucler mes projets boulot et pleurer dès que j’en ressens le besoin. Et les 3 semaines qui suivent avant mon rendez-vous gyneco, je me suis programmée que des rendez-vous ou programme détente et bien être (Ostheopathe, massage, soin énergétique, voyage…). Peut être que tu as besoin de prendre soin de toi aussi et peut être que ton hésitation à démarrer ton traitement c’est aussi que tu sais l’énergie que va te prendre ce protocole les semaines à venir, mais aussi le stress et les peurs au cours des différentes étapes par lesquelles on passe. Une amie m’a d’ailleurs dit il y a 2 jours que j’étais hyper courageuse de supporter tout ca et que si ses essais pour avoir un bébé naturellement ne marchaient pas, elle ne serait pas capable de subir un parcours fiv. Donc tu es toi aussi super courageuse, ne l’oublie pas, et ça peut parfois être le cas simplement en décidant que ce n’est pas le moment, au contraire tu es même encore plus forte de t’écouter ! Et honnêtement que tu aies réagit comme ça avec cet enfant c’est tellement normal ! Depuis que je suis toute jeune j’ai toujours su que je voulais être maman, j’ai eu plusieurs travails avec les enfants et j’accours pour m’occuper de ceux des autres, et pourtant depuis quelques semaines je ne supporte plus d’en voir, donc ne t’inquiète pas, c’est tout ce que l’on vit qui rend ce genre de situations difficiles, et toutes les femmes dans mon entourage (de tout âge confondu) qui n’ont pas pu tomber enceinte tout de suite, m’ont également confié avoir pensé comme nous à un moment donné. J’espère que tu arriveras à prendre la décision qui te permettre de te sentir bien, et même si tu ne fais pas cette FIV maintenant, ça ne veut pas dire que tu ne pourras pas la faire plus tard quand ton mental sera aligné avec ton corps 🥰 je t’envoie plein de courage 💕

Re: FIV/TEC juillet 2025

Posté : 22 août 2025 à 18:32
par LMN94
OliviAmore a écrit : 22 août 2025 à 14:05 Aucune idée c'est super frustrant !
Mon gygy m'a répondu qu'il voulait me voir lui meme lundi... d'ici la je continu
Je viens de lire tes messages Olivia, c’est vraiment frustrant ! On a l’impression que malgré les traitements, ton endomètre n’en fait qu’à sa tête ! Au moins tu vas pouvoir vite voir ton gyneco pour trouver une solution ! Je penserais fort à toi lundi 🤞🏻 💕 est ce que tu sais déjà si il va tout décaler au prochain cycle ou si il peut y changer quelque chose pour celui-ci ? Parce que c’est pareil j’imagine que de prolonger le traitement dérègle tes cycles non ? Je suis désolée je ne m’y connais pas trop à ce niveau là.

Re: FIV/TEC juillet 2025

Posté : 22 août 2025 à 20:23
par Eman
Kapé, LMN, merci à toutes les deux, merci de m'avoir lu sans jugement. Vous lire m’a fait énormément de bien.
J’en avais déjà parlé une fois à une amie : notamment concernant les personnes qui se plaignent sans cesse de leurs enfants sans prendre en compte le fait qu’en face d’elles se trouve quelqu’un en plein parcours de PMA… Bien sûr, je ne nie pas les difficultés de la maternité et de la parentalité, mais je lui avais dit que, pour moi, « c’est un peu comme une personne qui vit dans un pavillon avec jardin et qui se plaindrait de l’entretien face à quelqu’un qui vit dans un petit HLM sans possibilité d’en sortir ». Je ne suis simplement pas prête à entendre ce genre de plaintes, pas dans ma situation en tout cas.

LMN, j’aime beaucoup le plan que tu t’es fixé. On dirait que tu as su te laisser un temps pour l’émotion intense, puis un temps pour l’action. Comme si les deux premières semaines te préparent à tourner une page avant de pouvoir avancer. Et ça me rassure aussi de lire que la difficulté à voir les enfants des autres est partagée… Personnellement, je fuis littéralement les situations où je sais que je serai confrontée à des nourrissons.

Honnêtement, je ne me sens pas très courageuse en ce moment. Et paradoxalement, j’admire toutes les femmes qui traversent ce parcours : celles qui avancent coûte que coûte, étape après étape, et celles qui choisissent au contraire de faire une pause ou d’arrêter, en écoutant leur corps et leur esprit.

Je crois que ce que je ressens surtout, c’est la peur de l’échec. J’appréhende tout, parce qu'aucune étape n’est acquise. J’essaie d’apprendre à lâcher prise : suivre les traitements tout en gardant une forme de détachement face au résultat… mais c’est difficile. Psychologiquement, j’ai vraiment l’impression de subir de plein fouet les effets des hormones et qu'elles multiplient au centuple mes émotions.

Kapé, après les premiers mois d'essais, j’ai fini par jeter tous les tests de grossesse qu’on avait à la maison (mon chéri avait commandé une boîte de 50 tests sur Amazon…). Je n’en pouvais plus : à chaque fois que j’en faisais un, mes règles arrivaient le jour même ou le lendemain.
Et ta phrase « La PMA, c’est pas une blague » m’a beaucoup touchée. J’ai assez vite mis ma mère au courant de la situation. Pour elle, c’était simple : il suffisait de se lancer les yeux fermés. Mais ma mère, de par sa propre histoire familiale, a parfois ce côté très « robotique », à éteindre complètement ses émotions et à "se faire violence". Le seul moment où elle a réagi, c’est quand elle a trouvé une boîte de Lutenyl dans mon sac. Là, elle m’a dit : « Mais le Lutenyl, ça peut donner des tumeurs ! ». Je lui ai répondu qu’aucun traitement en PMA n’était anodin de toute façon… je préfère ne pas parler d'émotions avec elle, c'est plus simple et pour le coup, le fait d'être à 3000km aide bien !

Avec mon mari, c’est un peu différent. Je le sens de plus en plus impliqué. Au départ, il essayait de rester solide, pour ne pas me montrer que ça l’atteignait aussi, et moi je culpabilisais énormément d’être « la » personne infertile du couple. Jusqu’au jour où il a fini par s’énerver, en me disant que je ne pouvais pas me sentir coupable : je n’ai rien fait pour être dans cette situation et je ne peux rien faire pour en sortir, donc la culpabilité n’a pas sa place ici. Mais en même temps, je lui ai dit que j'avais besoin de savoir qu'il était prêt aussi, à devenir un parent et à se lancer dans la PMA.
Dès le début, je lui avais demandé d’être celui qui me fait les injections. Je savais que si je devais me les faire moi-même, il risquerait de se déconnecter complètement du parcours. Alors oui, il y a eu des maladresses (s’endormir dans la salle d’attente le jour du TEC…) et des dingueries (comme se remettre à fumer 🙄). Mais j’ai fini par lui expliquer que j’avais besoin de le sentir vraiment avec moi, surtout à certains moments clés.

Aujourd’hui, il a mieux compris mes peurs et il m’encourage à commencer demain. Je lui ai dit que je voulais bien aller au bout de cette tentative, mais qu’en cas d’arrêt forcé ou d’échec, on ferait une vraie pause. Qu’elle dure 3 mois ou un an, peu importe, mais je refuse d’enchaîner sans souffler. Il comprend, même si lui reste plus optimiste : il me répète de prendre chaque étape l’une après l’autre. C'est un peu ironique comment les rôles se sont inversés, au départ c'était moi le bulldozer de la PMA et lui était plus réticent, et aujourd'hui c'est l'inverse...

Re: FIV/TEC juillet 2025

Posté : 22 août 2025 à 21:00
par Kapé
Eman - c'est très touchant, ce que tu racontes. Tous tes mots sont réfléchis et réalistes. On ne peut pas se permettre de te dire "mais bon tkt pas la prochaine ça sera la bonne j'y crois" parce que ce n'est pas ce dont tu as besoin. Tu as besoin de réalisme et d'evacuer simplement tes pensées. La PMA c'est pas comme les contrôles ou examens a l'école où on si disait "oh la la je connaissais aucune réponse je vais avoir zero" pour repartir avec un 18/20. La PMA c'est échec sur échec pour plus d'une malheureusement. Ce n'est pas pour rien que c'est le dernier recours. Tu as été très profondément touchée par ce que tu vis, ça se voit.

Ton centre PMA ne propose pas des rdv avec un psychologue? Je me demande si ça peut aider... De parler avec quelqu'un d'objectif qui en plus est peut être un peu plus calé sur la PMA qu'un psy lambda. Je parle bcp de mon parcours avec ma psy mais je lui explique beaucoup sur comment ça fonctionne xD elle est là pour la psychanalyse, elle ne s'y connait pas trop sur comment la fiv fonctionne.

Ton mari semble très impliqué, c'est bien !!! C'est vraiment rassurant. Moi aussi j'avais demandé à mon copain de me faire les injections. Ça rendait le traitement plus partagé, alors que j'allais seule aux échos, aux pds. J'avais l'impression de faire cet enfant seule dans mon coin, alors qu'à la base je partais du principe qu'il voulait un enfant plus que moi. Je ne sais toujours pas où j'en suis de mon désir, mais j'avais mal au coeur le weekend dernier, avec tous ses amis et leurs enfants, leurs bébés de 4 mois, a leur faire des bisous et les carresser - j'ai fini par m'éloigner plus d'une fois, j'avoue. J'ai envie de vivre ça aussi malgré ma peur de la FINALITÉ de devenir un parent. C'est pas un hobby qu'on peut abandonner si ça ne nous plaît pas au final :)

Et puis ça m'amène à un autre souci... Au début j'étais réticente a l'idée d'être mère. Je me suis 'fait violence' comme tu dis pour ta mère, et maintenant que je me suis habituée à l'idée de ce projet, et que j'ai presque ENVIE, j'ai peur que ça ne marche pas. Je vais me dire 'tu vois t'étais tranquille avant, et maintenant si ça marche pas tu vas souffrir. Fallait laisser les choses comme elles étaient!!!" C'est complexe d'un point de vue émotionnel... J'avoue ma vie a été totalement chamboulée depuis le début de la fiv. C'est l'effort ultime, s'il marche pas, je ne sais pas si je suis prête à affronter un tel dénouement de ce chemin.

(Je ne veux surtout pas passer pour quelqu'un d'egocentrée a parler de moi alors que je te réponds à toi et tes angoisses... Mais je ne connais que mon expérience, donc je ne peux te parler que de ça... Et puis je me dis que c'est pas con de te parler de mes angoisses pour que tu te sentes moins seule et que tu déculpabilises de tout ce que tu penses ne pas devoir sentir ou penser. Nous avons toutes des doutes, on hésite, on a chacune un parcours particulier qui ne rentre pas dans le moule de la maman parfaite - j'ai une copine qui a accouché, tout est Bisounours, c'est la plus belle chose qui lui est arrivé, son enfant est parfait, etc etc. Mais je ne connais que ce qu'elle me raconte. Elle doit forcément avoir des moments difficiles où son enfant n'est plus le plus parfait du monde ;) )

Re: FIV/TEC juillet 2025

Posté : 22 août 2025 à 21:20
par Letyce
Eman a écrit : 22 août 2025 à 16:59 Coucou les filles,

Olivia, j'espère que tu auras une belle surprise lundi ! Il faudrait un endomètre de quelle épaisseur minimale ?

J’ai enfin eu le feu vert de ma gynéco pour commencer la stimulation ! 🎉
Petite galère au passage : j’avais envoyé mes analyses hier, mais les secrétaires ne les avaient pas transmises… Du coup, coup de fil ce matin pour m’entendre dire que je devais passer sur place avec mes résultats. Comme ce sont de nouvelles secrétaires (ou des remplaçantes), j’ai préféré éviter d’expliquer une énième fois que je suis en FIV, que la médecin m’avait demandé d’envoyer mes analyses par SMS et qu’elle devait me répondre de la même façon. Bref, j’y suis allée directement, et au final, une fois sur place les secrétaires m'ont dit que tout est ok, je peux commencer dès aujourd’hui la stimulation.

Mais là, les doutes m’assaillent…
Je n’ai pas envie de replonger dans une FIV, avec le yoyo émotionnel, la peur d'être optimiste et que tout s'effondre (une nouvelle fois). Rien que d’y penser, je me sens fatiguée et apeurée. Peur que ça ne donne jamais rien et d'une PMA sans "happy end", peur qu'à force d'échecs, je n'ai plus la force de me relever, que ça me transforme en une personne amère.

Mercredi, dans la salle d’attente, il y avait un enfant d’environ 3 ans, infernal. Il courait, criait, hurlait sans arrêt… et les parents, chacun absorbé par son téléphone, n’ont rien fait. Honnêtement, je n’en pouvais plus. Ça m’a même fait douter de mon projet parental : suis-je vraiment prête ? en ai-je vraiment envie ? Je suis heureuse avec mon chéri, on est bien ensemble. Mais j’ai l’impression que la PMA me vole tout : mon énergie, ma joie, mes espoirs… et même une partie de mon couple (on ne va pas se mentir, tout ça pèse aussi sur l’intimité).

Une chose est sûre : je ne commencerai pas la stimulation aujourd’hui. Je n’ai pas pris le Letrozole ce matin (à commencer normalement du J1 au J6 de stim), et comme on a une petite marge de manœuvre, je préfère attendre un jour ou 2.

Désolée de vider mon sac ici, mais je me sens perdue, complètement à l’ouest.
Et s’il vous plaît, pas de « tu es jeune, tu as le temps » 🙏. Mon AMH est celle d’une femme dans la quarantaine, la qualité de mes ovocytes n’est pas top à cause de l’endométriose, et les trois gynécos que j’ai consultés (France + Maroc) sont unanimes. Oui, mon âge est un atout, c’est ce qui nous a permis de ne pas nous lancer directement dans la FIV. Mais le temps n’est pas non plus de notre côté si on veut tenter avec mes ovocytes.

Merci à celles qui prendront le temps de me lire 💜 Ça fait du bien de pouvoir partager avec vous, et désolée de plomber l'ambiance
Bonjour Eman. Je viens de lire ton message. Je te rassure tu es tout à fait normal. On a toutes traversé des hésitations, des peurs, des remises en question et c’est humain. Le parcours de PMA c’est très très dur moralement. Surtout en cas d’échec. Le fait de voir un enfant mal éduqué faire des conneries bien sûr que ça fou les nerfs. Mais si toi tu réussis à avoir un enfant il ne fera pas ça car tu l’éduqueras et tu ne resteras pas sur ton téléphone pendant qu’il fait chier tout le monde. Malheureusement des cas comme ça j’en vois tellement. Ça fou les nerfs.
Tu dis que tu hésites sur le fait que tu veux être maman mais je suis sûre que tu as la réponse qui est oui. Se lancer dans ce parcours n’est pas anodin. C’est que tu souhaites être maman. C’est normal que tu te poses des questions. J’ai été pareil. À me dire mais en fait j’ai 40 ans est ce que ce n’est pas égoïste de faire un enfant à cet âge ? Est ce que ce n’est pas voué à l’échec à cet âge ? Mais la réalité m’a très vite rattrapée. Oui je veux être maman. Après si tu sens que tu as besoin d’une pause fais la. Écoute ton corps. Je t’envoie plein de pensée positive Eman. Et courage. On va y arriver quand je ne sais pas mais on y arrivera à devenir maman. On est forte sans s’en rendre compte. ❤️❤️❤️❤️

Re: FIV/TEC juillet 2025

Posté : 23 août 2025 à 09:52
par Pizzali
Eman, c'est important de vider son sac cela te permet d'extérioriser des angoisses qui risquent de te bouffer de l'intérieur. L'ascenseur émotionnel de la PMA est tel qu'il faut réussir à se ménager et se questionner que l'utilité de se faire subir cela.
J'ai parfois l'envie de tout arrêter aussi. Après 4 ans de PMA, j'ai l'impression de mettre ma vie entre parenthèses, nous ne prévoyons plus de grand voyage, nous ne faisons plus de plan à long terme, lorsque je suis en soirée avec des amis j'ai l'impression d'être sur une autre planete et de ne pas réussir à être pleinement avec eux.
C'est sain d'avoir aussi ce questionnement : jusqu'où je vais, quelles limites je me donne?

En tout cas, n'hésite jamais à nous partager ces angoisses, personne ne te jugera ici.

Re: FIV/TEC juillet 2025

Posté : 23 août 2025 à 12:31
par LMN94
Eman a écrit : 22 août 2025 à 20:23 Kapé, LMN, merci à toutes les deux, merci de m'avoir lu sans jugement. Vous lire m’a fait énormément de bien.
J’en avais déjà parlé une fois à une amie : notamment concernant les personnes qui se plaignent sans cesse de leurs enfants sans prendre en compte le fait qu’en face d’elles se trouve quelqu’un en plein parcours de PMA… Bien sûr, je ne nie pas les difficultés de la maternité et de la parentalité, mais je lui avais dit que, pour moi, « c’est un peu comme une personne qui vit dans un pavillon avec jardin et qui se plaindrait de l’entretien face à quelqu’un qui vit dans un petit HLM sans possibilité d’en sortir ». Je ne suis simplement pas prête à entendre ce genre de plaintes, pas dans ma situation en tout cas.

LMN, j’aime beaucoup le plan que tu t’es fixé. On dirait que tu as su te laisser un temps pour l’émotion intense, puis un temps pour l’action. Comme si les deux premières semaines te préparent à tourner une page avant de pouvoir avancer. Et ça me rassure aussi de lire que la difficulté à voir les enfants des autres est partagée… Personnellement, je fuis littéralement les situations où je sais que je serai confrontée à des nourrissons.

Honnêtement, je ne me sens pas très courageuse en ce moment. Et paradoxalement, j’admire toutes les femmes qui traversent ce parcours : celles qui avancent coûte que coûte, étape après étape, et celles qui choisissent au contraire de faire une pause ou d’arrêter, en écoutant leur corps et leur esprit.

Je crois que ce que je ressens surtout, c’est la peur de l’échec. J’appréhende tout, parce qu'aucune étape n’est acquise. J’essaie d’apprendre à lâcher prise : suivre les traitements tout en gardant une forme de détachement face au résultat… mais c’est difficile. Psychologiquement, j’ai vraiment l’impression de subir de plein fouet les effets des hormones et qu'elles multiplient au centuple mes émotions.

Kapé, après les premiers mois d'essais, j’ai fini par jeter tous les tests de grossesse qu’on avait à la maison (mon chéri avait commandé une boîte de 50 tests sur Amazon…). Je n’en pouvais plus : à chaque fois que j’en faisais un, mes règles arrivaient le jour même ou le lendemain.
Et ta phrase « La PMA, c’est pas une blague » m’a beaucoup touchée. J’ai assez vite mis ma mère au courant de la situation. Pour elle, c’était simple : il suffisait de se lancer les yeux fermés. Mais ma mère, de par sa propre histoire familiale, a parfois ce côté très « robotique », à éteindre complètement ses émotions et à "se faire violence". Le seul moment où elle a réagi, c’est quand elle a trouvé une boîte de Lutenyl dans mon sac. Là, elle m’a dit : « Mais le Lutenyl, ça peut donner des tumeurs ! ». Je lui ai répondu qu’aucun traitement en PMA n’était anodin de toute façon… je préfère ne pas parler d'émotions avec elle, c'est plus simple et pour le coup, le fait d'être à 3000km aide bien !

Avec mon mari, c’est un peu différent. Je le sens de plus en plus impliqué. Au départ, il essayait de rester solide, pour ne pas me montrer que ça l’atteignait aussi, et moi je culpabilisais énormément d’être « la » personne infertile du couple. Jusqu’au jour où il a fini par s’énerver, en me disant que je ne pouvais pas me sentir coupable : je n’ai rien fait pour être dans cette situation et je ne peux rien faire pour en sortir, donc la culpabilité n’a pas sa place ici. Mais en même temps, je lui ai dit que j'avais besoin de savoir qu'il était prêt aussi, à devenir un parent et à se lancer dans la PMA.
Dès le début, je lui avais demandé d’être celui qui me fait les injections. Je savais que si je devais me les faire moi-même, il risquerait de se déconnecter complètement du parcours. Alors oui, il y a eu des maladresses (s’endormir dans la salle d’attente le jour du TEC…) et des dingueries (comme se remettre à fumer 🙄). Mais j’ai fini par lui expliquer que j’avais besoin de le sentir vraiment avec moi, surtout à certains moments clés.

Aujourd’hui, il a mieux compris mes peurs et il m’encourage à commencer demain. Je lui ai dit que je voulais bien aller au bout de cette tentative, mais qu’en cas d’arrêt forcé ou d’échec, on ferait une vraie pause. Qu’elle dure 3 mois ou un an, peu importe, mais je refuse d’enchaîner sans souffler. Il comprend, même si lui reste plus optimiste : il me répète de prendre chaque étape l’une après l’autre. C'est un peu ironique comment les rôles se sont inversés, au départ c'était moi le bulldozer de la PMA et lui était plus réticent, et aujourd'hui c'est l'inverse...
En te lisant Eman, on voit vraiment tout le courage dont tu fais preuve fasse à certaines étapes, que ce soit dans ton parcours ou dans tes relations, même si tu n’as pas l’impression de l’être. Je comprends tellement ta peur de l’échec… et de devoir passer par toutes ces étapes, de se faire bouffer par les émotions décuplées à cause des hormones, de prendre des risques, dans le présent comme dans le futur pour sa santé… ça fait vraiment beaucoup pour au final avoir peut être une mauvaise nouvelle à la fin. Ce qui serait génial c’est que cette FIV te permette d’avoir plusieurs embryons, et je te le souhaite de tout cœur, car tu pourras au moins mettre de côté la partie FIV pour un moment. Je ne dis pas que les transferts ne sont pas difficiles aussi, encore plus quand on a un négatif, mais au moins une grosse étape de notre parcours est derrière nous pour quelques temps voir pour toujours pour les plus chanceuses !

Et c’est vraiment génial que ton mari s’implique de plus en plus ! Même si c’est dur de lâcher prise avec nos agendas blindés entre les traitements et les rdv, tu peux au moins te reposer sur lui. Voir même lui confier ton agenda pour totalement lâcher prise ? ^^ je vois très bien les étapes par lesquels vous êtes passé, de mon côté notre couple a beaucoup souffert aussi et on a beaucoup de mal à communiquer et à se retrouver aujourd’hui. Donc c’est déjà super si tu peux compter sur ton mari.

En tout cas je t’envoie toutes mes bonnes ondes positives pour que cette FIV se passe vite et bien pour toi et qu’elle t’apporte que de belles choses ❤️

Re: FIV/TEC juillet 2025

Posté : 23 août 2025 à 13:27
par Letyce
Bonjour les filles. Avez vous déjà contrôlé votre vitamine D avant fiv. Car apparement c’est très important de ne pas être en carence pour l’implantation et les chances de succès en fiv. Je comprends même pas pourquoi les hôpitaux ne nous le disent pas. Je trouve ça vraiment limite. Pareil pour les tests de fragmentation adn spermatique. En publique ils enchaînent les fivs sans rechercher les causes d’échec.
Vu que 2 personnes dont un médecin me l’ont dit j’ai fait doser ma vitamine d 16 euros car pas remboursé, et je suis à 33ng/ml et la tranche normal est de 30 à 70. Donc je vais me supplementer un peu.
En dessous de 30 c’est insuffisance. Donc supplémentation ++.

Re: FIV/TEC juillet 2025

Posté : 23 août 2025 à 13:34
par Kapé
Letyce - en effet personne ne m'en a parlé alors que j'avais vu exactement les mêmes recherches que toi. Heureusement je prend du cholecalciferol 10000 prescrit par mon médecin traitant (j'étais moi même à la limite basse il y a un an et demi....), 1 prise tous les 3 mois, ma dernière c'était fin juin - mais en effet je lui en reparlerai à notre prochain rdv début septembre, et peut être avec les SF. Ça serait bête que ça soit une carence si facilement détectable qui provoque les échecs...

Re: FIV/TEC juillet 2025

Posté : 23 août 2025 à 13:36
par Letyce
Kapé a écrit : 23 août 2025 à 13:34 Letyce - en effet personne ne m'en a parlé alors que j'avais vu exactement les mêmes recherches que toi. Heureusement je prend du cholecalciferol 10000 prescrit par mon médecin traitant (j'étais moi même à la limite basse il y a un an et demi....), 1 prise tous les 3 mois, ma dernière c'était fin juin - mais en effet je lui en reparlerai à notre prochain rdv début septembre, et peut être avec les SF. Ça serait bête que ça soit une carence si facilement détectable qui provoque les échecs...
À force de faire des recherches un peu partout. J’ai aussi fait faire un bilan immunologique. Dont les anticorps antinucléaire. Les anticorps thyroïdien et les anticorps antiphospholipide. J’attends les résultats.

C’est quand même fou que ce soit nous qui demandions des ordonnances pour des dosages que eux devraient nous faire faire.