Bébé né d'IAD - comment le vivre au quotidien

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Carotote

Fivette novice
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Message non lu par Carotote »

rude de devoir aller à l'étranger, je trouve, ça ajoute une couche à un processus déjà difficile émotionnellement. mais c'est vrai qu'on est prête à faire énormément de choses pour avoir ce bébé, c'est fou !

quand tu dis que tu "avances dans le parcours", ça veut dire que tu n'es pas encore 100% décidée à le faire ou que tu as des obstacles administratifs ou autres ?

connaître le donneur, je sais pas. ça s'est beaucoup fait dans le cadre des inséminations "artisanales" chez les couples gays ou couples hétéros avant que la PMA n'existe. j'imagine qu'il y a des études qui ont été faites. mais dans ce cas que tu dois forcément accepter de laisser une place plus importante au donneur vu qu'il évolue dans ton entourage et aura des contacts avec l'enfant. je sais pas, cela serait intéressant d'avoir le témoignage d'un enfant qui a vécu cela.

je me rends compte que j'ai eu de la chance (dans notre malheur de base quand même cela dit…) d'avoir eu accès si vite au don. zéro attente nous concernant mais peut-être pour les phénotypes plus répandus, c'est différent.

c'est clair que la levée de l'anonymat fait baisser le nombre de dons dans un premier temps mais je pense et j'espère que c'est momentané et pas irréversible.
il faut aussi que les organismes gouvernementaux de santé publique fassent des campagnes plus actives pour le don comme cela est fait pour le sang et les organes. ça a clairement un impact positif sur le nombre de donneurs. même si on ne peut comparer donner son sang et donner ses gènes et quelque part la vie à quelqu'un, c'est sûr.
j'avais demandé au docteur la motivation des donneurs vu qu'ils ne sont pas rémunérés. il m'a dit que la plupart était déjà des donneurs : de sang, inscrits pour le don d’organes, de plaquettes, etc. et que le don de sperme était un don de plus pour eux. Plusieurs aussi le font car ils ont un proche qui a dû recourir à un don et cela les a touchés. D'autres encore ne veulent pas avoir d'enfants et les élever mais pensent que leurs gènes valent la peine d'être transmis (un peu plus louches ceux-là je trouve).
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Alila

Fivette de bronze
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Message non lu par Alila »

Pour le don, c'est quand même plus simple pour l'homme. Tandis que pour la femme il y a un traitement à prendre, un suivi échographique, une anesthésie avec les risques que cela comporte, bref c'est beaucoup plus invasif et contraignant. Du coup, je trouve que les 1000 euros que touche une donneuse en Espagne, c'est loin d'être excessif.
Au début mon conjoint n'était pas très favorable au don d'ovocyte alors j'avais regardé les possibilités au cas où on se séparerait, j'ai vu sur Internet effectivement plusieurs type de profils, de ceux qui sont prêts à s'investir à parts égales dans la parentalité et d'autres hommes qui souhaitent juste disséminer leurs gamètes ...

De toute façon je pense que la levée de l'anonymat va devenir la règle dans les années à venir. Un peu comme toi qui redoute une injustice entre tes deux enfants, c'est justement ça le souci pour moi, vu que ce ne sera pas rétroactif, on aura dans une génération des inégalités entre ceux qui auront été conçus avant et après la levée de l'anonymat. Et comme on se procurera des tests d'ADN de plus en plus facilement, les cas d'enfants qui retrouveront leur géniteur-donneur ou leurs demi-frères et sœurs se multiplieront. C'est pour ça que je pense qu'il faut lui dire dès que possible pour l'habituer, car sinon l'enfant le saura tôt ou tard et ce moment là sera un traumatisme.


Quand je dis que j'avance dans le parcours c'est qu'après avoir arrêté les stimulations, je sais que le don d'ovocyte pourra me permettre d'être enceinte rapidement et nous sommes d'accord sur le principe. Mais j'hésite encore un peu, je me dis qu'il doit bien rester un ovule fécondable quelque part :lol: et je continue de rêver à la cigooogne . La clinique me propose de faire un cycle de stimulation et en fonction des résultats, si c'est décevant comme on peut 'y attendre, au moins j'en aurai le cœur net et je pourrai passer au don d'ovocyte l'esprit serein et sans regret.
Moi : 43 ans, pas d'enfant, bilan hormonal et ovulation ok sauf réserve ovarienne très basse. Lui : 46 ans, 1 enfant, RAS.
Stimulations simples en 2017 (bemfola 150 + ovitrelle 250) : 4 négatifs.
Grossesse spontanée non évolutive en décembre 2018.
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VirgiRose

Fivette habituée
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Message non lu par VirgiRose »

Bonjour Alila,

Je me permets de te contacter car j'ai les mêmes réflexions que toi concernant le don d'ovocytes (auquel je vais sûrement être candidate) et son caractère anonyme qui me dérange un peu. Ce n'est pas tant pour moi mais pour cet enfant à venir, j'ai tellement peur qu'il fasse éventuellement de la recherche de sa part de génétique inconnue un cheval de bataille que je préférerais qu'il puisse avoir accès à quelques informations concernant la donneuse à sa majorité, s'il le souhaite (tout en sachant aussi qu'il fera peut être partie de ceux qui n'auront pas besoin de cela et qu'il vivra très bien la situation). Je commence tout juste mes recherches pour un don en Grande-Bretagne mais je ne trouve pas grand chose. Où en es-tu de tes recherches? La clinique que tu visais t'a-t-elle finalement recontacte ?
A bientôt !
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Alila

Fivette de bronze
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Message non lu par Alila »

Bonjour.

J'ai laissé tomber la piste Angleterre pour des raisons pratiques (déjà toutes les démarches entamées avec l'Espagne) et aussi car d'après mes renseignements (un gynéco spécialisé en pma) il y a les mêmes contraintes qu'en Belgique ou en France : faible rémunération des donneuses donc attente longue. Après tu as tjs la possibilité de venir avec ta propre donneuse pour un don dirigé.
J'ai aussi fait un travail pour "dédramatiser" cette question d'anonymat vu que la mère biologique ce sera moi et que je compte le dire à l'enfant très tôt j'ai fait la part des choses entre anonymat et secret. J'en suis là à ce stade.

Je t'invite à te renseigner auprès de IVI Londres par exemple si tu parles anglais.


Bon courage dans tes démarches, tiens moi au courant !
Moi : 43 ans, pas d'enfant, bilan hormonal et ovulation ok sauf réserve ovarienne très basse. Lui : 46 ans, 1 enfant, RAS.
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VirgiRose

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Bonjour Alila,
Merci pour ta réponse. Depuis mon dernier message, j'ai passé pas mal de temps sur des forums UK et j'ai en effet aussi vu que les délais étaient assez longs, les formalités très couteuses (parfois plus que l'Espagne) et les processus finalement assez flous. Ça m'a pas mal découragée à poursuivre dans ce sens, à vrai dire. Et en parallèle, j'ai aussi lu pas mal d'ouvrages traitant de la question du don et de l'identité. Même si je mentirais en disant que je suis rassurée à 200% par ce que j'ai lu, cela m'a permis malgré tout de dédramatiser un peu cette situation. Nous sommes donc en train de nous renseigner pour les FIVDO en Espagne ou en République Tchèque.
Et toi, tu en es où ?
Belle journée :-)
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Alila

Fivette de bronze
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Message non lu par Alila »

Bonjour VirgiRose

Comme toi, j'ai dédramatisé l'aspect de l'anonymat.
Entre temps mon compagnon s'est retiré du projet donc je suis en train de voir comment faire : coparentalité, double don ou abandon.
Le double anonymat me pèserait beaucoup je pense.
A te lire.
Moi : 43 ans, pas d'enfant, bilan hormonal et ovulation ok sauf réserve ovarienne très basse. Lui : 46 ans, 1 enfant, RAS.
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VirgiRose

Fivette habituée
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Bonjour Alila,
Comment vas-tu depuis nos derniers échanges ?
A très bientôt