Bébé né d'IAD - comment le vivre au quotidien

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Carotote

Fivette novice
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Bébé né d'IAD - comment le vivre au quotidien

Message non lu par Carotote »

Bonjour,
J'ai 38 ans et suis maman d'une fille, conçue grâce à une IAD.
Je me pose beaucoup de questions sur le futur de ma fille et de notre famille en lien avec ce don de sperme.
Je raconte un peu notre histoire :
Nous avons recouru à ce procédé car mon mari souffre d'azoospermie, probablement congénitale. On ne sait pas exactement l'origine du problème mais après investigations chez l'urologue, il nous a rapidement été annoncé que cela était irréversible. Nous avons appris cela après environ 18 mois d'essai bébé, en juin 2014. J'avais alors 35 ans et mon mari 36 ans.
J'étais persuadée que c'était moi l'origine du problème et je pense que j'avais, sans le vouloir, préparé mon mari à apprendre que cela venait de moi. Je m'étais même déjà préparée à l'idée que nous pourrions nous séparer pour qu'il puisse réaliser ce projet d'enfant avec une autre. Je m'étais déjà préparée à accepter le divorce car pour moi, notre projet de couple, de vie à 2, incluait forcément au moins un enfant et je ne me voyais pas vivre avec la culpabilité de lui faire renoncer à cela.
Même si je n'en suis pas fière, je dois avouer que j'étais soulagée de ne pas être la source du problème car nous habitons en Suisse où le don d'ovocyte est interdit mais pas le don de sperme. Ce qui laissait donc déjà plus d'espoir pour notre couple.
Après consolation, drame, pleurs (je vous laisse imaginer le cataclysme) , lors d'une discussion avec mon mari, je lui ai demandé qu'il réfléchisse à la possibilité de recourir à un don de sperme.
Bien consciente du traumatisme et de la grande blessure suite à l'annonce de sa stérilité, je lui ai dit que j'attendrai bien sûr qu'il digère un peu la nouvelle mais qu'il faudrait qu'il me dise sa position pour le don dans un délai raisonnable car j'avais déjà 35 ans et que nous n'avions pas tout le temps devant nous.
Assez rapidement, à la fin de l'été 2014, mon mari m'a annoncé qu'il était d'accord pour l'IAD. Nous n'en avons parlé qu'à ses parents et les miens. A la demande de mon mari qui trouve que cela ne concerne personne. Personnellement j'aurais bien aimé pouvoir en parler à plus de proches (d'où ma présence sur ce forum) mais je respecte et comprends bien sûr sa demande.
Nous avons eu notre premier rendez-vous au CPMA à l'automne et en hiver 2015, j'ai débuté la stimulation ovarienne et la première tentative IAD a été un succès. Youpi !! :-D :enceinte:
Notre fille a maintenant 2 ans et il n'y a pas un jour sans que je ne pense au fait qu'elle a été conçue par IAD. Je ne dirais pas que c'est une obsession maladive mais ce n'est pas du tout ce que je pensais vivre. Je pensais que j'y penserais de temps à autre, lorsque j'entendrai des personnes parler de PMA par exemple ou autre situations qui m'y feraient penser. Mais c'est tous les jours.
Lorsqu'un enfant naît, les gens cherchent toujours les ressemblances avec les parents. Particulièrement chez nous car mon mari est métis donc les gens veulent encore plus voir si elle a les caractéristiques (yeux, cheveux, couleur de peau) plutôt de l'un ou de l'autre. Le donneur ayant été choisi pour ses caractères communs avec mon mari (il a certaines mêmes caractéristiques physiques mais n'a pas le même pays d'origine), ma fille est physiquement tout à fait comme les gens pouvaient s'y attendre. Mais les gens font bien sûr des remarques et je réponds toujours le minimum car je n'aime pas devoir mentir, cela me pèse beaucoup.
Je sais déjà que toute sa vie, du fait de son apparence pas 100% suisse et blanche, les gens lui demanderont quelles sont ses origines et c'est je crois surtout cela qui me fait peur.
Nous avons décidé de dire la vérité à notre fille et c'est sûr elle que reposera le choix de répondre à cette question. Soit elle mentira en disant que ses origines sont en partie les miennes et celles de son père. Soit elle dira la vérité en disant qu'elle est née d'un don.
Dans les 2 cas, je trouve cela difficile car devoir mentir souvent sera dur pour elle. Mais si elle dit la vérité, cela blessera mon mari. Donc il n'y a pas de bonne option pour tous.
A part ça, je ne regrette pas une seconde d'avoir fait ce choix de l'IAD. Chaque jour je remercie le ciel d'avoir eu notre fille et même nous souhaitons avoir un 2ème enfant. Nous avons déjà fait 2 tentatives mais qui ont été des échecs. Prochain essai en mars.
Je me suis beaucoup épanchée mais j'aimerais savoir si quelqu'un a un vécu similaire de l'IAD que moi ?
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Anna392

Fivette bannie

Message non lu par Anna392 »

Bonjour Carotote

Je vis aussi en suisse et je suis sur ce forum car je suis dans la même situation que toi sauf que nous nous n en avons parlé à personne.... de 1 c est très douloureux pour mon mari d'être stérile et de 2 en suisse ce sujet est encore très tabou j ai lancé la discussion 2, 3 fois mais les gens ne sont pas prêts à accepter cette situation surtout quand ils n'ont pas de problème de procréation.......

Ce forum m a beaucoup aidé j ai pu discuter avec des filles qui vivent la même situation que moi et je me sens beaucoup mieux depuis.... même les échecs ont été plus facile a accepter en discutant sur ce forum. J ai fais 6 IAD toutes négatives et d'ici 1 mois on se lance dans une fiv.

Mon mari ne veut pas le dire à notre enfant en tout cas c est sa décision du moment il changera peut être d avis un jour mais je me dis que si notre enfant se portera bien il n y a pas forcément besoin de le lui dire surtout que mon mari a maintenant très bien accepté IAD donc cet enfant sera le sien enfin j espère qu il n y aura aucun soucis le moment venu et comme tu le dis si on décide de lui dire il faudra le dire à tout le monde c est déjà difficile pour nous de mentir on ne pourra pas lui demander d en faire de même.....

est ce que tu es allée à lausanne? moi oui :-)
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Alila

Fivette de bronze
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Message non lu par Alila »

Bonjour,

Je vous conseille si ce n'est déjà fait, de jeter un œil ici :
viewtopic.php?f=11&t=1809

Vous aurez le témoignage d'une jeune femme née du don et maintenant adulte, qui l'a appris tardivement.

Et d'autres témoignages dans la presse :
http://www.liberation.fr/societe/2012/0 ... nne_826056
Moi : 43 ans, pas d'enfant, bilan hormonal et ovulation ok sauf réserve ovarienne très basse. Lui : 46 ans, 1 enfant, RAS.
Stimulations simples en 2017 (bemfola 150 + ovitrelle 250) : 4 négatifs.
Grossesse spontanée non évolutive en décembre 2018.
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Carotote

Fivette novice
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Message non lu par Carotote »

Merci Alila, je n'avais pas vu cette discussion.
Je n'ai aucun doute sur la relation entre mon mari et ma fille, sur l'amour qu'ils se portent. Même si je crains quand même l'adolescence et la crise avec des paroles sous le coup de la colère genre "t'es pas mon vrai père".
J'ai surtout peur d'avoir en permanence ça dans un coin de ma tête. Mais j'imagine que je dois accepter de vivre avec ça.

Sassa. oui je suis suivie au CPMA de Lausanne. Je trouve le centre hyper bien et tous les médecins et autres professionnels que j'ai rencontrés ont toujours été très aimables et empathiques, ce qui est très appréciable. C'est juste dommage qu'il n'y ait pas une permanence le dimanche pour les inséminations.

Surtout que je me souviens comment on m'a annoncé la stérilité de mon mari à Genève. A la fin de mon hysterographie, vite fait et en me disant de rien lui dire car il n'était pas encore au courant et que le docteur l'appelerait ! En plus le doc m'a dit "c'est mieux ça que quand on sait pas pourquoi ça marche pas". J'étais tellement abasourdie par son culot que j'ai rien répondu. J'ai vraiment trouvé ça indélicat et irrespectueux envers mon mari.

Et toi comment s'est passée l'annonce ?

Pour le fait de pas le dire à ma fille , je suis soulagée que mon mari soit ok car c'est important pour moi. Mais chacun ses choix et ses raisons.

Je te souhaite que la fiv soit une réussite, les donneurs ont en principe des "spermes de champion" donc je suis optimiste pour toi !

moi j'ai le luxe de me poser des questions existentielles sur le don et je pense qu'il faut juste que j'arrête et attende de voir notre vie évoluer. On avisera en temps voulu !
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Anna392

Fivette bannie

Message non lu par Anna392 »

On l a apprit au cpma mon mari a du faire une biopsie et le médecin est sortie de la salle d intervention et il me dit devant toute la salle d attente : il n y a rien! venez dans mon bureau.... le monde qui m est tombé dessus.... mais je crois que j ai apprécié qu on me dise les choses cash sans prendre de pincette. par contre mon gynécologue a été super nul quand je le lui ai dis je me suis mise à pleurer et la seule chose qu il a trouver à me dire c est : vous pourrez choisir le sperme de brad pitt... j ai trouvé super malhonnête et bête car de 1 je peux pas choisir et de 2 avoir un enfant d'un inconnu ca me faisais pas vraiment plaisir au début.... j aurai voulu du réconfort à ce moment la et pas de la rigolade..... puis il me dit si vous saviez tous les enfants qui ne sont pas de leur père....

si non à Lausanne juste 1x je n ai pas aimé une écho avec un médecin mais si non en règle générale ils sont sympa et disponible et à l écoute... malgré les 6 iad y a eu aucun champion et on me dit que je n ai pas de problèmes donc voilà..... j espère que pour la fiv ca ira mieux mais bon il y aussi des échecs....
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Alila

Fivette de bronze
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Message non lu par Alila »

Carotote a écrit : 30 janv. 2018 à 19:00 Je n'ai aucun doute sur la relation entre mon mari et ma fille, sur l'amour qu'ils se portent. Même si je crains quand même l'adolescence et la crise avec des paroles sous le coup de la colère genre "t'es pas mon vrai père".
J'ai surtout peur d'avoir en permanence ça dans un coin de ma tête. Mais j'imagine que je dois accepter de vivre avec ça.
[...]
moi j'ai le luxe de me poser des questions existentielles sur le don et je pense qu'il faut juste que j'arrête et attende de voir notre vie évoluer. On avisera en temps voulu !
C'est normal de se poser des tas de questions sur le don :-)
De mon côté, vu que j'envisage d'avoir recours au don d’ovocyte, je suis allée voir une psychologue spécialisée dans les questions d'infertilité.
J'avais aussi une crainte par rapport à l'adolescence et au fameux "tu n'es pas ma mère".... Alors comme elle je te dirais : cet enfant n'est pas encore né que déjà tu projettes dans une relation conflictuelle ? ;-)
D'après elle les enfants nés du dons ne se posent pas cette question, leur parent est celui qui les a élevés, point barre. Souvent ce sont nos craintes à nous, notre peur de la part inconnue liée au don, avec laquelle nous ne sommes pas encore à l'aise, que nous projetons sur l'enfant à venir en lui prêtant toutes sortes de réactions qu'il n'aura peut-être jamais.

Et le père, qu'en pense-t-il lui ? En avez vous parlé ?
Je pense qu'il faut te poser toutes ces questions maintenant et si besoin te faire accompagner, car cela te permettra d'envisager plus sereinement la suite et d'accueillir cet enfant sans l'ombre d'un doute sur l'amour que vous lui porterez et qu'il vous portera en retour.
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Message non lu par Carotote »

Sassa, je vois que ton doc n'a pas été par 4 chemins non plus, c'est fou qu'avec leur expérience, ils n'aient pas plus de délicatesse! M'enfin,j'imagine bien qu'il n'y a jamais une bonne façon d'annoncer une chose pareille.

Je pense qu'il y a une grande part de chance dans cette PMA. Vu que tu n'as pas de problème gynécologique, ça va finir par marcher. Je te souhaite que ça soit la prochaine !

Alila, je n'ai pas parlé de ça avec mon mari. J'ai peur de lui faire de la peine en lui disant que j'y pense tout le temps. J'aimerais bien savoir si lui aussi y pense beaucoup cependant.
Mon souci n'est pas l'amour car ça je suis confiante aussi bien pour mon mari que ma fille.
Mon souci c'est de vivre avec un secret.
Je vais essayer effectivement je pense de trouver une psychologue pour en parler et aussi qu'elle m'aide à aborder ça avec mon mari sans le blesser.
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Alila

Fivette de bronze
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Message non lu par Alila »

Excellente idée ! Vous devez être tous les deux à l'aise autant que possible pour libérer l'enfant de ce poids qui est le vôtre. (Désolée je me suis mélangée et je n'avais pas réalisé que votre fille était déjà là :oops: )
C'est vrai que le problème doit être difficile à verbaliser pour un homme. Je suis sûre que tu sauras avec un peu d'aide trouver les bons mots. Pourquoi pas même y aller ensemble par la suite.
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Message non lu par Carotote »

Alila, oui elle est déjà là. C'est quand la situation se réalise que toutes les questions qu'on n'avait pas imaginées se posent. On ne peut pas tout prévoir, la vie est ainsi. Je suis assez carrée, rationnelle et c'est pas évident d'admettre qu'il n'y a parfois pas une réponse simple et qui convienne à tous qui s'impose.

Nous faisons des tentatives pour BB2 et maintenant je me demande ce qu'il se passera si nous avons un 2ème enfant et que l'un veut connaître le donneur et l'autre pas.

En Suisse (tu es en France, c'est juste ?) le don n'est pas anonyme et si l'enfant le souhaite, il peut à 18 ans demander à avoir les infos du donneur (identité, adresse). Il y a un registre centralisé. Après le donneur n'est pas obligé de donner suite à la demande de l'enfant. Mais j'imagine que les donneurs, qui savent très bien qu'il est possible qu'un jour un ado ou jeune adulte vienne toquer à leur porte, sont en majorité des personnes ouvertes à avoir au moins un contact une fois.

Donc je me dis que si par exemple ma fille veut voir au moins une fois son géniteur et que le ou la 2ème ne veut pas, ça peut créer des tensions entre les deux.

Et j'imagine en tout cas qu'un voudra le voir. Si je me mets à sa place, c'est sûr que je voudrais au moins voir sa tête une fois, par curiosité, même si je ne voudrais pas forcément établir une relation plus approfondie.

Quand on s'est décidé pour démarrer les stimulations pour le BB2, mon mari a dit ok mais seulement si on peut avoir le même donneur car cela serait trop difficile d'avoir encore quelqu'un en plus qui "s'immisce" dans notre famille. Il voit quand même le donneur comme un rival potentiel. Moi, a priori je m'étais dit qu'il préférerait plutôt un autre donneur parce que le fait qu'il soit le géniteur des deux pourrait créer un lien plus fort, lui donner plus d'importance. Donc c'est sûr qu'on n'a pas le même ressenti de la situation.

Je vois que tu prévois de recourir à un don d'ovocyte. C'est bien que cela soit possible en France. En Suisse c'est interdit et je trouve vraiment cela trop injuste. Bon les gens le font quand même, bien sûr, mais ils doivent partir à l'étranger avec les frais que cela implique, les absences du travail plus compliquées et aussi le poids de faire quelque chose d'illégal.

Je pense (mais c'est toujours des apriori) que le vécu pour le don d'ovocyte n'est pas le même car la mère porte le bébé durant la grossesse et cela créée un lien, déjà au niveau du corps, très très fort et qui ne sera jamais rompu. J'imagine que ça donne une confiance sur le lien avec l'enfant que le père ne peut pas avoir.
Est-ce que tu le ressens comme ça aussi ?
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Alila

Fivette de bronze
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Message non lu par Alila »

Oui c'est possible en France mais les délais sont très longs car les donneuses sont très peu indemnisées et il faut avoir moins de 43 ans.
Donc je suis obligée d'aller à l'étranger moi aussi.

En effet, dans le cas de l'ovocyte, la problématique est un peu différente car on porte l'enfant en soi. Pour moi le lien sera plus fort que tout. Mais je pense à l'enfant qui peut légitimement demander à connaître une partie de son histoire. Et puis dans 20 ans je pense que tout le monde fera tester son ADN pour un oui ou pour un non c'est déjà plus ou moins possible sur Internet.
Le don semi-anonyme est possible au Royaume Uni où l'enfant peut demander à connaitre son donneur à sa majorité mais il semblerait que cela a considérablement réduit le nombre de donneurs et donneuses depuis que la loi a été voté.
D'un autre côté, j'ai réfléchi à la possibilité d'amener sa donneuse comme c'est possible en Belgique ou au Royaume Uni. Mais je me suis dit que le fait de connaître personnellement la donneuse pourrait être perturbant pour moi et la relation que j'ai avec elle et que j'aurais l'impression d'avoir une dette à vie.

On en a parlé avec mon conjoint et lui aussi a une vision un peu différente des choses. Initialement il pensait qu'il n'est pas nécessaire de le dire à l'enfant dans la mesure où il ne peut pas faire de doute que ce sera bien mon enfant et qu'il voit vraiment la donneuse anonyme comme quelqu'un qui donne et pas comme un autre parent qui pourrait avoir une relation avec l'enfant. Je lui expliqué que le poids du secret serait lourd et néfaste et effectivement il a revu son point de vue. Cela m'a énormément soulagée d'avoir cette conversation avec lui car j'avais peur inconsciemment qu'il rejette cet enfant issu du don.

Plus j'avance dans le parcours, plus les questions surgissent... la psychologue que je vois me dit qu'il faut parfois prendre le temps de la réflexion pour mieux accueillir l'enfant, même quand l'horloge biologique nous presse. En tout cas je trouve ça très sain que tu te poses toutes ces questions même si je pense que beaucoup de craintes ne sont pas justifiées. Ce qui est important c'est d'être à l'aise pour en parler, avec ton mari et avec tes proches. Ca te permettra de savoir expliquer leur histoire à tes enfants.
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