Hello ! Je veux bien qu'on se suive : ).
En ce qui me concerne :
1er rendez-vous à la PMA de Cochin en janvier, c'est mon gynécologue qui nous a redirigé vers ce centre.
Lui 32 ans, moi 31 ans. Essai bébé depuis plus d'un an et demi. Nous avons un début de diagnostic, et j'enchaîne pas mal :
- adénome hypophysaire (tumeur bénine à l'hypophyse) qui sécrète de la prolactine et qui chamboule tout mon cycle hormonal. Je suis désormais sous traitement de Dostinex (déconseillé en cas de grossesse) car sinon mon taux d’œstrogène est inférieur à celui d'une fillette prépubère, d'un homme ou d'une femme ménopausée. Bref, je sors tout juste d'une série de cycles d'anovolatoire de plusieurs années.
- utérus unicorne : malformation de l'utérus qui est deux fois trop petit (il n'y a qu'un côté qui s'est développé). Je ne suis pas encore certaine à ce stade qu'il soit assez grand pour accueillir un enfant. Cela fait parti des examen que je dois encore faire. L'implantation d'un embryon serait plus difficile avec en plus un risque de fausse couche élevé et, si ça tient, un risque de naissance prématurée. En cas de grossesse (

), un alitement dès 3 mois est très fréquent. Autre conséquence de cette malformation congénitale : je n'ai qu'une seule trompe mais deux ovaires, ce qui signifie que seul un cycle sur 2 peut engendrer une fécondation.
- ma seule et unique trompe est bouchée : le médecin a évoqué une endométriose, à confirmer. Dans tous les cas, maintenant que j'ai de nouveau des cycles ovulatoires (médicament pour stabiliser l'adénome), j'ai désormais un risque de grossesse extra-utérine (même si le médecin avait l'air de penser que c'était trop bouché pour avoir une fécondation).
Voilà, j'en suis à là. Nous avons donc encore plusieurs examen à faire afin de confirmer le diagnostique : spermogramme, élasticité de l'utérus, cœlioscopie (à confirmer, le médecin pourrait directement rediriger vers une FIV). J'ai connaissance de ma tumeur depuis plus de 10 ans. Pour la malformation et la trompe bouchée, c'est plus récent, j'ai appris ça au cours des examen de mai - août. Je pensais que je gérais bien la situation, mais je n'en suis plus aussi certaine. J'y pense en permanence, et parfois en soirée j'ai besoin de m'isoler car tout ces soucis envahissent ma pensée. Dur dur, d'autant plus qu'il faut encore attendre 3 mois avant le rendez-vous. Mon corps a tout de même réussi à mettre des difficultés à chaque étape : pas d'ovulation, pas de transport possible de gamètes, difficultés d'implantation d'un embryon, difficultés pour le développement du foetus. Que vont m'apprendre les prochains examen ? Comment gérer toutes ces incertitudes et les évolutions professionnelles ?
Heureusement que j'ai un super chéri qui m'accompagne ! Il me dit qu'il gère plutôt bien la situation ... c'est mon sentiment, mais je sais aussi qu'il veut être fort pour ne pas que l'on soit deux à flancher.
Bref, j'ai pensé que ça pourrait m'aider d'échanger avec vous toutes et que , peut-être, en retour mon soutien pourrait vous aider.
Au plaisir de vous lire.
Lili