Etant nouvelle sur le forum je viens me présenter :)
Je m'excuse d'avance car je crois que je vais être trèèèèès longue (pas vraiment de connaissances dans mon entourage pour pouvoir parler de tout ça), vous êtes courageuses si vous arrivez à lire jusqu'au bout
J’ai bientôt 28 ans et cela fait 12 ans que je suis en couple.
Mai 2013, nous décidons d'avoir un bébé.
Dans mon esprit et celui de mon mari concevoir un bébé était quelque chose de simple, on commence donc nos essais avec un énorme optimisme !
Novembre 2013, soit 6 mois après, je vois ma gynécologue pour mon contrôle annuel, c'est l'occasion de lui parler de notre désir de grossesse mais aucune panique de notre côté, nous savons que la moyenne est de 12 mois d’attente.
Par la même occasion je lui signale que mon cycle actuel est catastrophique contrairement à d’habitude et que cela fait 65 jours que je n'ai plus mes règles, elle me fait une échographie et me diagnostique un SOPK.
Les termes incompréhensibles commencent déjà à pointer le bout de leur nez !
Prescription de Duphaston sans plus d’explications sur le terme « SOPK » malgré mes interrogations, on doit continuer les essais naturellement et on doit revenir au bout de 2 années d'essais infructueux car avant ça ne sert à rien. On ressort de là avec des questions plein la tête et on s'inquiète.
Janvier 2014, sur les conseils d'une amie je vais donc voir sa gynécologue qui lui avait expliqué un peu mieux les choses sans devoir attendre 2 années. A peine arrivée c'est mon monde qui commence à s'écrouler, elle m’a complètement rabaissé et humilié. Elle m’a jugé sur mon physique et a brisé tous mes espoirs d’être mère un jour sans même me faire un examen gynécologique. Bref, à ce moment-là j'ai tout laissé tomber, même Duphaston, mais bizarrement mes cycles n'ont plus jamais été chaotiques avec une moyenne de 32 jours.
Juillet 2014, un jour ma patronne me conseille une autre gynécologue. Je vais la voir et celle-ci me rassure sur les propos qu’a pu me dire la précédente gynécologue. Elle me fait une échographie et bizarrement elle ne voit aucun SOPK.
Elle nous prescrit une batterie de tests (hystérographie, spermogramme, prises de sang hormono, amh, etc). Ce qu'il en ressort est que tout est normal à part une anovulation de mon côté. Monsieur n'est pas un champion de la fertilité mais pas une catastrophe non plus.
Elle nous adresse donc à notre actuel centre de PMA car elle préfère qu'on soit avec des spécialistes de l'infertilité... ça y’est, le mot est dit, nous sommes infertiles.
Mars 2015, notre premier rendez-vous en PMA, c’est l’inconnu. On ne connaissait pas vraiment cette branche de la médecine, les grandes lignes oui mais on était à mille lieux de s’imaginer ce que c’était exactement.
Après d’autres tests et une nouvelle échographie on me reconfirme que je n’ai pas de syndrome OPK mais tout simplement que mon corps n’arrive pas à ovuler de lui-même ; nous allons donc démarrer par des stimulations ovariennes simples afin de déclencher une ovulation et finir le travail sous la couette.
Avril, Juin & Septembre 2015 : stimulations simples - échecs
On ne panique toujours pas, après tout ce n’est que le début et plus on ira loin dans la PMA et plus on est sûr de l’avoir notre bébé. Malgré tout, la tristesse et la souffrance commencent à prendre de plus en plus de place dans notre cœur mais on garde espoir et on passe aux inséminations artificielles.
Janvier, Mars & Juin 2016 : IAC - échecs
Là on commence à paniquer tout doucement ; déjà 3 années d’échecs dont 1 année en PMA.
On se demande ce qui cloche avec nous, pourtant on tente le tout pour le tout (homéopathie, acupuncture, étiopathie, psychologue, etc.), on culpabilise et on se demande si finalement on mérite d’être maman… mais on continue car ce besoin d’être mère est viscéral et on va y arriver, on le sait, même si on nous parle très rapidement d’infertilité inexpliquée lorsqu’on demande ce qui ne va pas avec nous.
On reste tout de même confiant, la Fécondation In Vitro nous donnera ce bonheur, ce n’est pas possible autrement, la FIV c’est quelque chose de sûr, non ??! On recommence donc tous les tests, prises de sang, caryotypes, etc. nécessaires à la FIV. Le biologiste décide qu’il fera moitié FIV Classique et moitié FIV ICSI avec mes ovocytes.
Décembre 2016/Janvier 2017 : 1ère FIV - échec
Je vis très mal la situation, cette FIV a été chaotique avec une stimulation lente alors que je répondais toujours très bien aux différents traitements ; à cela s’est rajouté de multiple effets secondaires.
On me ponctionne seulement 4 follicules à droite et il n’y a rien à gauche… Et voilà sur les 4 follicules il y en a uniquement 2 qui sont à priori corrects. Ils laissent tomber la FIV Classique car sur les 2 follicules il y en a finalement qu’un seul qui est bon et le nombre de spermatozoïdes corrects ne permet pas de faire une classique.
Un embryon arrive tout de même à se former mais il est trop en avance dans sa division cellulaire, le transfert n’aura certainement pas lieu… Tout ça pour rien… même pas de TEC possible car il n’y avait qu’un seul ovocyte.
La chance a quand même fait son apparition, l’évolution de notre embryon s’est ralentie et on peut me faire le transfert.
Finalement une dizaine de jours après les règles arrivent d’elle-même, je n’ai même pas eu le temps de faire une prise de sang ou un test de grossesse…
Je vis ça comme un deuil, réellement, j’ai du mal à m’en remettre. Notre « bébé » était là pourtant, une fusion de nous deux mais qui ne s’est pas accroché, je le vis très mal.
J’avais sous-estimé ce que pouvait engendrer une FIV, que ce soit physiquement, psychologiquement et moralement. Tous ses médicaments, rendez-vous, échographies, prises de sang, piqûres, nombreux effets secondaires, fatigue, douleurs, etc… ça devait pourtant fonctionner après tous ces efforts, j’y croyais…trop peut-être…
Cela fait maintenant 4 années d’essais dont 2 années en PMA.
Il fallait que je fasse le « deuil » de cette FIV, j’avais donc décidé de faire une pause jusqu’en Septembre, voir d’abandonner complètement…
Mais il y a trois semaines j’ai appris 4 grossesses en un week-end (dont un accident, une au bout du 2ème mois d’essai, une au bout du 3ème mois d’essai et la dernière avec « juste » 5 comprimés de Clomid).
J’étais encore plus anéantie et en colère, pourquoi la vie persiste à m’oublier dans tout ça et de nous refuser ce bonheur !
Paradoxalement, au final, ça m’a re-boosté et totalement motivée. Moi aussi j’ai le droit de vivre cette merveilleuse aventure et nous aussi on le mérite ce bébé ! <3
Je reprends donc mon parcours PMA en Septembre/Octobre avec ma 2ème FIV ICSI (dorénavant ce sera uniquement de l'ICSI) ! J'ai hâte d'y être !
Merci de m’avoir lu et j’ai hâte de pouvoir participer au forum et de discuter avec d’autres copines de galère ^^

