Je lis vos témoignages depuis plusieurs mois et je me lance enfin pour témoigner et partager mon expérience.
Mon parcours :
Depuis mon adolescence, je souffre de douleurs terribles pendant les règles mais mon entourage ne s'inquiète pas pour autant. Certains me disent même que c'est psychologique et j'ai entendu à de nombreuses reprises "toutes tes copines ont mal". J'ai fini par me dire que j'étais trop douillette et qu'il fallait trouver un moyen d'essayer de vivre "normalement" pendant mes règles.
2000 : Je rentre à la fac et la gynéco de l'époque me prescrit la pilule, non pas en tant que contraceptif mais comme traitement anti-douleurs.
En 2009, consciente des effets néfastes de la pilule sur ma santé, je décide d'arrêter le traitement, les douleurs violentes reviennent dès le premier cycle naturel. Quelques examens plus tard, verdict : plusieurs fibromes utérins.
2011 : rendez-vous à l'hôpital Cochin, pas de chirurgie urgente et pas d'autre anomalie, on me laisse environ 1 an pour tomber enceinte naturellement.
2012 : toujours pas de passage de cygogne, l'opération est à envisager car les fibromes pourraient être responsables de mon "infertilité inexpliquée". RAS du côté de mon conjoint de l'époque.
2013 : coelioscopie pour myomectomie à deux reprises. Je souffle enfin et espère retrouver une vie "normale" et surtout voir mon ventre s'arrondir. Mon chirurgien me conseille même de ne pas tomber enceinte trop rapidement. Mais mon couple ne résistera pas à toutes ces épreuves.
2015 : Nouvel amoureux, retour des règles violentes et de surcroit hémorragiques...
2016 : Coelioscopie, il paraît qu'une grossesse est ensuite possible naturellement. Mais quelques mois plus tard, toujours rien donc premier protocole Fiv qui ne fonctionne pas car je découvre dans le même temps que mon taux d'amh est faible. RAS pour lui.
Comme vous le constatez, je cumule les galères, je suis encore confiante même si ce parcours est extrêmement difficile à vivre pour notre couple comme pour tous ceux confrontés à cette dure réalité.
Je me pose tous les jours cette question :
Aurais-je un jour le bonheur d'être maman ?

