Bonjour à toutes,
Je reviens sur ce forum après plusieurs mois, par besoin de trouver du soutien sans doute... J'y avais écrit après notre premier échec d'IIU.
Aujourd'hui, nous en sommes au 3ème et nous commençons la FIV. Dans la mesure où nous passons par un don, je m'en doutais, mais ça a tout de même été dur, ayant une bonne fertilité de mon côté normalement. J'ai pris le parti de m'accrocher à d'autres choses, de ne pas me centrer que sur ça.
Entre temps, plusieurs annonces de grossesse d'une de mes très proches amies, qui a vécu des fausses couches puis un nouvel essai positif qu'elle m'a brutalement annoncé de nouveau. A son anniversaire il y a 2 mois, quelques jours après, elle n'a parlé que de sa grossesse pendant 6 heures, sans pincettes (je comprenais évidemment son bonheur, mais ça a été une déflagration), et j'ai craqué psychologiquement. Depuis, beaucoup de colère, de désespoir, je me suis repliée sur moi-même par besoin de me protéger, les gens autour ne comprenant pas. J'essaie de remonter, mais c'est difficile, d'autant plus avec la stimulation qui m'épuise (et l'obligation de continuer le quotidien comme si de rien n'était malgré tout...)
Aujourd'hui, nous allons passer une énième écho qui va déterminer le jour de la ponction, que je redoute énormément. J'ai très peur et en même temps très hâte.
Avez-vous des témoignages positifs de FIV ? Avez-vous aussi ressenti cette colère, cette solitude ?
Je vous remercie d'avance pour vos retours.
Je tombe sur ton post qui me touche beaucoup.
Ce n'est pas moi qui vais pouvoir t'apporter un quelconque témoignage sur la FIV, n'en n'ayant jamais fait.
En revanche, je me retrouve tout à fait dans ce que tu décris, désespoir, frustration, repli sur soi, tristesse, etc ...
Tous ces tourbillons émotionnels sont tellement durs à gérer quand ils nous tombent dessus, et comme tu dis, il faut continuer à gérer tout le quotidien en parallèle, et ce n'est pas une mince affaire.
Il faut faire semblant d'aller bien, en somme.
Pour ma part, j'attends le résultat de ma 2ème insémination, même si je pense que je sais déjà ce que ça a donné, n'ayant strictement aucun symptôme de quoi que ce soit.
Avant d'accéder aux inséminations, j'ai fait 2 tentatives de stimulation qui ont échoué: la 1ère fois, mon corps n'a pas assez répondu au traitement, la 2ème fois, il y a trop répondu.
J'ai bientôt 42 ans, avec une forte insuffisance ovarienne certainement liée à l'âge (AMH=0,4, FSH=18).
De son côté, mon conjoint suit un traitement neuroleptique qui lui cause des troubles de la libido, avec des difficultés à l'érection et à l'éjaculation, ce qui rend les rapports intimes compliqués.
La conception naturelle d'un enfant s'en trouve donc entravée.
Les recueils de sperme sont également très difficiles pour lui, avec parfois une quantité recueillie insuffisante pour pouvoir en faire quoi que ce soit.
Heureusement, a priori, la qualité de ses gamètes est bonne.
Nous sommes en parcours PMA depuis septembre 2024.
Nous en sommes à notre 3ème centre: au vu de nos problèmes cumulés, les 2 1ers n'ont pas souhaité tenter quoi que ce soit, et le 3ème nous a indiqué qu'ils nous accepteraient pour 3 essais d'insémination qui sont actuellement en cours, mais que je ne passerai pas en FIV chez eux par contre, ma réserve ovarienne étant trop basse, je présume également que je suis trop âgée à leur goût pour leur donner envie de s'investir dans quoi que ce soit d'autre que des inséminations.
Si toutefois les inséminations ne fonctionnent pas ici, nous sommes prêts à partir en Espagne pour tenter une FIV avec don d'ovocyte.
Me concernant, le deuil de mes propres ovocytes est fait depuis un moment déjà, et pour moi, fonder une famille, cela va bien au-delà de la transmission de sa propre génétique ou de la ressemblance physique, c'est bien plus profond que ça, mais ce n'est que mon avis personnel bien entendu.
Cela a été beaucoup plus compliqué pour mon conjoint, au début du parcours, il ne voulait pas entendre parler de quoi que ce soit d'autre que d'un enfant issu de nos propres gamètes.
Et puis, peu à peu, le temps a fait son œuvre, l'idée a fait son chemin de son côté, je ne lui ai jamais mis de pression et je l'ai toujours laissé cheminer à son rythme, il accepte maintenant l'idée du don d'ovocyte.
Côté sentiments et vécu du quotidien, nous sommes en effet confrontés à des montagnes russes émotionnelles incessantes, sans parler des gens qui pensent être bien intentionnés mais qui nous culpabilisent encore plus avec des remarques parfois blessantes ou désobligeantes.
Pour ma part, j'essaie, autant que possible, de fuir les personnes qui me sont néfastes, et de ne m'entourer que de personnes bienveillantes et empathiques, sur lesquelles on peut compter et auxquelles on peut se confier sans crainte d'être systématiquement jugé ou stigmatisé.
Par rapport aux annonces de grossesses dans l'entourage, c'est clair que c'est toujours sacrément difficile à encaisser, je te confirme que ça fait vraiment un mal de chien !
Pour ma part, j'ai été confrontée à ce problème-là en janvier dernier, lorsque mon frère et ma belle-sœur nous ont annoncé qu'ils attendaient un 2ème enfant (lors de l'annonce de la 1ère grossesse, je n'étais pas encore en parcours PMA et je ne l'avais pas trop mal vécu).
J'ai la chance inouïe que ce soient des gens bienveillants, l'annonce a été faite avec tact et délicatesse, mon conjoint m'a dit plus tard qu'ils semblaient même embêtés de me l'annoncer connaissant mon parcours, et qu'ils semblaient tristes aussi à l'idée de peut-être me blesser.
Je n'ose imaginer la colère ressentie lorsque l'annonce est faite sans ménagement, et lorsque la femme enceinte ne fait que parler d'elle sans cesse ensuite ...
Moi, comme je n'ai jamais été confrontée à des annonces brutales, j'ai toujours tâché de prendre le parti d'essayer de ne pas ressentir de colère et de ne pas en vouloir aux gens, en me disant que les autres n'étaient pas responsables du fait que moi je ne parvienne pas à concevoir.
Mais cela n'empêche pas que c'est tout de même une véritable chape de plomb qui vous tombe sur la tête.
Comme je disais, j'essaie d'écarter la colère et la rancœur, mais par contre, je ressens énormément de tristesse, d'injustice et de jalousie au fond de moi, bien évidemment je suis heureuse pour eux, cela va de soi, mais en même temps, je ne peux pas m'empêcher de me dire: "pourquoi eux y arrivent et pas moi, ils ont trop de chance, c'est tellement injuste".
Bon j'arrête, on dirait Caliméro ...
Lol ...
Trêve de plaisanterie, c'est très compliqué de jongler au quotidien avec tous ces sentiments très puissants qui vous traversent littéralement et que vous ne pouvez pas du tout retenir ni maîtriser ...
J'appréhende maintenant la naissance du bébé à venir chez mon frère et ma belle-sœur en septembre prochain, je redoute soit de trop m'y attacher, ou au contraire, soit de le rejeter.
J'essaie de ne pas trop y penser, en me disant qu'il faut que je prenne les étapes les unes après les autres, qu'à chaque jour suffit sa peine et que je verrai bien comment se passeront les choses une fois le moment venu.
J'essaie également de me réconforter en me disant que peut-être que ça se passera finalement aussi bien qu'avec mon neveu que j'adore, mon entrée en PMA n'a rien changé à la relation que j'ai avec lui.
Ouh là, j'ai encore écrit un roman, je suis connue pour ça ici, lol.
Je comprendrais si tu ne lis pas tout, t'en fais pas !
Je tenais à te dire que je compatis pleinement à ton ressenti et à ton histoire.
J'imagine et comprends tes craintes par rapport à la ponction à venir, même si je n'ai pas vécu la même chose.
J'espère que d'autres Fivettes pourront te rassurer.
En attendant, je te souhaite plein de courage pour la suite de ce parcours du combattant, je t'envoie plein d'ondes positives, et je te propose qu'on continue à se suivre si tu veux bien ?
Bonsoir Lohan72,
Que je suis touchée par ce mot... Touchée sincèrement par votre histoire. Je dois dire, bien que j'aurais souhaité que vous ne viviez pas cela avec ton conjoint, que cela fait du bien de se sentir comprise.
Je ressens cette même frustration, jalousie, sentiment d'injustice. J'en viens même parfois à ne plus supporter de voir les pubs de bébés ou les poussettes dans la rue. Il y a trois ans, ma cousine (comme ma soeur) a annoncé sa grossesse. Il y a plus de deux ans, elle a accouché de jumelles. Je les aime plus que tout, mes nièces et ma cousine, et je comprends la difficulté d'être parent, mais parfois, c'est dur de l'entendre se plaindre de la maternité. Que je rêverais de ne plus pouvoir dormir car mon bébé me demande... Enfin, tu vois, je ressens souvent un pincement au coeur, un sentiment d'injustice, même quand je sais rationnellement que je ne devrais pas. Je me sens en colère que les gens soient indélicats, qu'ils essaient de me dire comment faire ou vivre sans réellement être là au quotidien pour voir et ressentir la souffrance. Je me sens en colère face au fait que les gens fassent comme si de rien n'était, et en même temps, je crois que parfois, je me sens encore plus mal quand je sens leur malaise. C'est tellement ambivalent...
De même que pour ton frère et ta belle-soeur, j'ai essayé de me concentrer sur le bonheur que ma cousine, ou mon amie réussissent. Au départ, mon amie avait été très délicate : prendre le temps rien qu'à deux de me l'annoncer. Mais après ses fausses couches, à la troisième fois, il n'y a plus eu de délicatesse... "Ah oui moi je suis hyper fertile"... Face à moi, qui n'arrive pas à accrocher le moindre embryon. Et pourtant, je sais de tout mon coeur qu'elle ne pensait pas à mal. Comme tous... Alors je culpabilise de ces émotions. Je me suis renfermée et je l'évite, alors que je m'étais promis de ne pas perdre le lien dans cette phase si importante de sa vie. Mais comme toi, je jongle avec tout ça et je n'y arrive plus très bien. Et avec la stim en plus, autant dire que les émotions vont très vite, très fort.
J'écris beaucoup moi aussi, lol...
En tout cas, j'espère de tout mon coeur que vous allez trouver un centre bienveillant et impliqué. Je suis effarée de lire que personne ne se bouge pour vous. C'est injuste et enrageant. Je comprends le deuil de ne pas avoir de bébé portant vos gamètes. Mon mari étant stérile, nous savions qu'il faudrait passer par le don. J'ai de la chance, je n'ai que 27 ans, j'espère que cela jouera malgré tout en notre faveur et je me raccroche à cette chance. Mais cela fait déjà 4 ans que nous nous sommes inscrits sur les listes, et 1 an d'essais... Le temps passe... Et malgré tout, parfois, penser au fait que l'on doit vivre tout cela car nous ne pourrons pas avoir d'enfant "traditionnellement" reste difficile... Je ne sais pas si tu ressens ça, mais se dire que l'on ne peut pas ne serait-ce qu'essayer "naturellement" est tellement frustrant et attristant. Les gens ont tendance à dire "vous verrez, si vous y pensez moins, ça viendra" : bin, non, du coup. J'aimerais, mais ce ne sera jamais le cas. Alors je compatis très fort pour votre situation.
Encore merci, profondément pour le temps pris dans votre réponse. Et en retour, je ne vous en voudrais pas non plus de ne pas tout lire !!
Et surtout, je vous souhaite du courage pour vous accrocher, et je prie que ce bébé vous vienne.
Je suis là pour un témoignage positif, et à travers mon témoignage, normaliser ce que tu ressens.
D'abord j'ai eu ma première ponction en septembre 2025 et j'ai eu la chance que le premier TEC en janvier 2026 fonctionne ! L'âge joue en faveur si aucun facteur féminin, j'en avais, mais ça permet de minimiser en fonction des troubles. C'est une stimulation plus lourde, mais la ponction en elle-même est différente selon pleins de paramètres. J'ai eu une anest générale et des douleurs (difficultés à marcher et à me lever après mais on s'en remet !) Aucun arrêt n'était prévu, juste la journée, donc ça dépend vraiment des femmes.
En ce qui concerne ce que tu ressens, aujourd'hui même à presque 6 mois de grossesse, je ressens encore beaucoup de choses similaires.
Durant nos presque 4 ans d'attente, nous sommes tombés en dépression, isolés des remarques à la con et des gens avec leur vie qui fonctionne si bien. J'assume cette colère et cette jalousie des autres que je conserve encore un peu. Les gens ne font peut-être pas exprès, mais faire attention aux autres au détriment de sa joie pour moi est un minimum. Oui j'ai l'air méchante, mais c'est un mécanisme de défense, j'ai commencé à ne plus m'intéresser à la vie des autres pour tenter de survivre à la mienne. Les problèmes des autres et leur manque d'intérêt ou de délicatesse, m'ont fait me recentrer sur nous. 9 cycles médicaux d'échecs et je ne sais combien d'essais naturels alors que 40 cycles n'ont rien donné et autant de mois à devoir essayer de survivre, pour qui ? Pour soi d'abord, pas pour les autres ! Il n'est pas acceptable pour moi à partir du moment ou l'on évoque ses soucis d'infertilité que les autres ne soient pas à minima discrets ou retenus dans les commentaires. Ma détresse et celle de mon époux ne laissait aucune place aux autres. Comme aujd, ma grossesse ne laisse pas de place à ceux qui reviennent en disant "il fallait y croire tu vois", "Bah aucune raison d'être angoissé aujd, faut se détendre" ou encore "Je savais que ça llait marcher". Non, décidemment un parcours PMA transforme, marque de ses cicatrices, et il faut un certain nombre de temps pour retrouver une légèreté relative. Pour ma part, j'accepte que ca fasse partie de mon histoire, et que cela m'aie transformée.
Bon courage
28 et 30 ans -essais depuis 2022
Infertilité inexpliquée pour la France, mais expliquée en Espagne (SOPK, dysovulation, insuffisance lutéale, glaire inadéquate),
RAS pour mon mari
France : 9 stimulations simples entre 2023 et 2025
Espagne : 1 FIV ICSI (11 J5, 1 J6)
TEC1 : 8/01/26 = !
Bonjour Esperanza04,
Merci infiniment pour ce retour. Je vous félicite ton conjoint et toi pour cette grossesse tant désirée.
Cela fait tellement de bien de se sentir comprise, vraiment. Je comprends tout à fait ce que tu décris : le fait que notre souffrance ne laisse de place à rien d'autre, et que les autres n'ont tellement pas conscience de tout cela et sont tellement maladroits et indélicats que le repli devient nécessaire et inévitable. Je me sens aussi profondément marquée dans mes relations par les sentiments violents ressentis ces derniers mois... J'essaie de me rouvrir, de laisser aux gens l'opportunité de faire de leur mieux. Pas simple, j'ai toujours ces pensées pleines d'animosité dans la tête... Mais j'ai envie que ce parcours soit le plus doux possible... Malgré la douleur. Je pense que d'être dans la FIV à fond et de m'être autorisée deux bons mois à me refermer calme un peu les émotions. J'essaie de me fixer sur l'espoir de cet essai...
J'ai finalement eu ma ponction aujourd'hui et miracle, ça s'est SUPER bien passé. L'équipe a été très douce et attentive, les musiques de notre mariage passaient en fond... C'était une douleur vraiment supportable, mes règles sont presque plus douloureuses, le pire était finalement le spéculum et l'anesthésie des deux côtés (donc des moments assez rapides). La ponction en elle-même était inconfortable, douloureuse pour les ovocytes les plus éloignés, mais supportable. Je m'attendais à mille fois pire, je suis assez fière de mon petit corps (et c'est rare dans ce parcours...) !
9 petits ovocytes récoltés... Je m'accroche, ça me paraît peu mais les soignantes me disent que c'est très bien. Plus que deux jours à attendre pour en savoir plus... On croise les doigts très très fort. Résultat en prise de sang le 10 juin...
Je viens prendre de tes nouvelles.
Où en es-tu ?
Je me rends compte que je ne t'ai même pas répondu suite à tes derniers messages sur le forum.
C'est super si ta ponction s'est finalement bien passée.
Je comprends tout à fait ton angoisse de perdre tes embryons, c'est normal.
Ça a donné quoi du coup au final pour toi ?
De mon côté, je vis des heures qui ne sont pas simples, puisque je viens d'apprendre que j'ai fait une grossesse biochimique.
Il va maintenant falloir digérer, mais ce genre de situation fait partie pleine et entière de la PMA.
Bon courage à toi et on se tient au courant si tu veux bien ?
Bonjour Lohan72,
Merci pour ton message qui me touche beaucoup. J'ai déserté ici car, tu vas le comprendre après, je n'arrivais plus à faire face aux messages d'autres femmes ici parlant de leur grossesse...
J'ai finalement eu 5 ovocytes matures, 3 embryons, 1 de très bonne qualité et 2 de bonne qualité. Le transfert du premier n'a pas fonctionné... Ça a été encore une nouvelle claque. J'ai réussi à me remettre très vite dans d'autres projets pour ne pas arrêter ma vie et rester dans des pensées noires comme je l'avais fait au précédent échec mais je sens que ma santé mentale en a repris un coup, ma santé physique aussi (malade ++...). C'est très dur de tenir. Surtout avec mon amie proche enceinte, j'ai essayé de reprendre contact en me disant que je ne pouvais pas être dans l'évitement continuellement mais l'invitation à la fête d'annonce du sexe de son bébé et les nouvelles de sa grossesse m'ont remis un gros coup. Je sens que je rechute doucement et que la déprime pointe le point de son nez à nouveau.
Pour ne rien arranger, mon centre ferme cet été... Et surtout, je dois me faire opérer des dents de sagesse. J'ai eu mes règles en temps et en heure pour un essai au mois de juillet, mais le centre a refusé le transfert du fait de mon opération. Une gynéco du service a eu des propos et une attitude déplacés vis-à-vis de mon mari et après un appel au téléphone à ma gynéco référente cet après-midi qui a refusé elle aussi le transfert et qui a soutenu coûte que coûte sa consoeur en remettant notre parole en doute, je me sens vraiment désabusée.
Mes prochaines règles arrivant cette fois-ci pendant la fermeture du service, cela reporte à fin septembre. Encore deux mois. Encore de l'organisation à prévoir (je travaille en libéral, alors c'est toujours bien galère...) Je suis fatiguée. Je me sens très seule dans tout ça et même si je lutte pour rester optimiste et m'accrocher à d'autres choses je me sens vraiment fatiguée et je n'arrive plus à imaginer que je puisse être encore mère un jour par le biais de cette PMA là. Je me sens aussi souillée et déshumanisée par leur attitude, et ça n'aide pas. Je sais que je suis encore jeune mais plus les échecs s'enchaînent et les années passent, et plus je commence à me dire que ça va être compliqué...
Enfin voilà, tu sais tout.
Je lis la suite de ton message et je lis que tu as vécu une grossesse biochimique. Je suis sincèrement désolée et triste de lire ça. Et encore plus désolée de ne pas avoir répondu avant. Comment l'as-tu vécu ? Comment te sens-tu un bon mois après ?
Je t'envoie de douces pensées et tout mon courage.
Avec plaisir pour se tenir informées.
Bel après-midi à toi.
Bjr a toutes.
Tout d'abord je suis triste et désolée que vos parcours soient si douloureux pour vous.
Je vais essayer d'être brève.
Vous pourrez lire dans ma signature mon parcours 5 inséminations, 2 fausses couches, 2 fiv et mon miracle de vie de 2 ans.
Je ne suis pas là pour vous dire que cela sera positif pour vous hélas personne ne peut savoir mais moi aussi j'ai été triste, désespérée par la douleur des piqûres, par les échecs, par les fausses couches, par la peur de perdre mon couple, mon rêve de famille.
Même si j'ai des amis au top sans parcours les gens ne peuvent comprendre, comprendre la colère, les hormones, le corps qui lâche...
J'ai été opéré d'un polype du au produit suite aux inséminations. Mon corps souffrait.
J'ai fait ma 1er fausse couche alors qu'il y'avait le Noël du travail... Jai vecue des paroles de professionnels horribles mais j'ai gardé la tête haute.
Je pleurais, hurlais parfois mais jamais je n'ai accepté un professionnel irrespectueux et lors de la belle famille et leur propos violent je me déconnectais en chantant une chanson intérieurement.
J'ai eu la chance d'avoir mon miracle. Je remercie tous les jours la vie...
Mon post accouchement à été compliqué une eclempsie à la suite de ma pré eclampsie....Mon corps n'en pouvait plus.
Je garde malgré tout des blessures que personne ne comprendra mais j'ai eu cette chance de vivre avec mon bébé...
Vivre ses émotions c'est normal, s'en protéger c'est essentiel.
Prenez soin de vous, de vos corps...
Je vous souhaite tout le courage, la douceur et le bonheur.
Vous êtes déjà des warriors....
Moi 42 ans
Mr 37 ans
Pas de trouble infertilité malgré examen
Peu de progestérone
*4
5 inséminations
1 qui n'a pas été au bout en raison de fatigue qui avait déréglé l'analyse
1 qui a donné une grossesse biochimique
*1er fiv en juillet avec 6 ovocytes, 4 mâtures, un transfert d'un j3 et un échec de congélation d'un j5
* grossesse biochimique sur cycle naturel en août 2023
* 2eme fiv septembre /octobre 2023. 4 ovocytes, 3j5 1j6. Transfert d'un j5 le 16 octobre.
Résultat test positif.
Bébé boy j. Est né le 30 juin 2024 et nous comble de bonheur