Salut,Nyna a écrit : 03 févr. 2026 à 10:10 Salut,
Je suis en plein dedans là, protocole fiv et tout le tralala... En gros je suis grave branchée muscu et fitness à la base, surtout les programmes perte de gras et prise de muscle. Franchement j'ai pas envie de tout lacher mais entre la ponction qui arrive et la stimulation j'ai un peu peur de faire n'importe quoi. Est ce que c'est ok de continuer les exercices fessiers ou le renforcement ? Ou alors faut vraiment se mettre au repos total pour pas niquer les follicules ? Si yen a qui ont réussi à garder une routine sport et nutrition sans que ça craigne pour le transfert, ce serait top. Bref vous avez géré ca comment vous ?
C’est toujours un pincement au cœur de rencontrer une nouvelle personne qui traverse l’épreuve de l’infertilité. On aimerait que ce chemin soit plus simple… et pourtant, nous voilà.
Pour le sport, le mieux reste vraiment d’en parler avec ton équipe médicale. Il faut garder en tête qu’en PMA, rien n’est figé et c'est aussi lié à la cause de l'infertilité.... D'une femme à une autre, et même d’une stimulation à la suivante, tout peut changer. J’ai connu des périodes où le moindre effort me vidait complètement, avec cette impression d’avancer dans un brouillard physique et mental, où le sport semblait tout simplement impossible. Et d’autres fois, à l’inverse, où j’ai continué à bouger presque normalement (cross fit et pilates), parfois jusqu’à la veille d’une ponction ou d’un transfert.
Autour de la ponction, on conseille généralement d’y aller doucement. Les ovaires prennent beaucoup de volume et outre l'inconfort voire les douleurs que cela peut provoquer, il existe un risque de torsion. On évite donc les sports à impact (course à pied, HIIT…), les sports de combat ou ceux avec un risque de chute. Certains centres préfèrent même mettre en pause tout ce qui sollicite trop la sangle abdominale. Ce n’est pas une punition, plutôt une parenthèse de protection.
Entre le transfert et la prise de sang, on parle souvent d’une « vie tranquille ». Pas d’alitement strict, le corps a besoin de bouger pour que l'uterus soit bien vascularisé, mais des activités douces, apaisantes (la marche étant l'activité par excellence pendant cette dizaine de jours). Et si l’utérus est un peu trop contractile, un arrêt de travail peut parfois être proposé, surtout en cas de longs trajets ou de stations debout prolongées.
En PMA, chaque tentative est précieuse. Même si autour de toi certaines femmes dites "fertiles" poursuivent leurs activités sportives comme si de rien n’était, ici on choisit souvent la prudence, sans culpabilité et sans comparaison.
L’essentiel sera surtout de trouver ton propre équilibre : écouter les recommandations médicales de ton centre, bien sûr, mais aussi ton besoin à toi de bouger pour te sentir mieux dans ta tête. Le sport peut être un vrai refuge pour traverser les montagnes russes émotionnelles de la PMA.
Côté alimentation, les conseils sont assez simples : une nourriture équilibrée, un peu plus de poissons pour les oméga-3, veiller à un bon apport en vitamine D, et limiter ce qui favorise l’inflammation, surtout autour du transfert. Rien de rigide, juste du bon sens et de la bienveillance envers ton corps.
Enfin, beaucoup de centres recommandent de faire la chasse aux perturbateurs endocriniens pour toi et ton chéri, en particulier autour de la ponction. Le grand coupable, souvent sous-estimé : le parfum. À tel point que dans les labos de PMA, biologistes et techniciens n’ont même pas le droit d’en porter.
Au final, le mieux reste de voir avec ton centre ce qui reste possible de faire et d'écouter ton corps aussi !
Tu avances pas à pas, avec courage et douceur. Et c’est déjà beaucoup !

