Hello Esmée,Esmée a écrit : 25 janv. 2026 à 15:00 Bonjour, je suis tombée sur ce post et je voulais vous donner de la force avec mon petit témoignage. Je suis avec mon chéri depuis 19ans. On a pris un peu le temps avant de nous sentir prêts à être parents mais à 32 ans je pensais que ça irait. Rien avec l'arrêt de la pillule alors on a commencé le projet maison et toujours rien. On a commencé des démarches stoppées par le COVID puis on a joué de malchance avec le CHU : le médecin qui nous suivait ne donnant pas de nouvelles, j'appelle et il s'avère que c'était un interne qui était parti et que personne ne nous suivait...
Notre dossier est passée en commission, 1 ère fiv et peu d'ovocytes correct, idem pour la seconde, deux autres tentatives plus simples sans résultat.
J'ai vu mon âge qui avançait et je n'avais personne avec qui faire le point au CHU puisque je ne voyais que des infirmières débordées. J'ai insisté pour avoir une visio avec un médecin pour faire le point. Il ne pouvait pas me proposer d'analyse car je n'avais pas fait plusieurs fausses couches... Le diagnostic pre implantatoire n'est pas possible en France... Si vous voulez un don d'ovocytes il ne faut pas dépasser 43 ans et étant donné la liste d'attente il fallait s'attendre à une seule tentative...
Bref, direction l'Espagne, une médecin francophone bien d'accord avec moi qu'on pouvait prendre le temps de faire des examens mais que si j'étais prête psychologiquement à un don d'ovocytes il ne fallait pas perdre de temps. Elle m'a dit que désormais le résultat serait que mes ovocytes sont trop abîmés à cause de l'âge et qu'on ne pourrait jamais savoir pourquoi ça n'avait pas marché avant.
J'ai pris toutes nos économies pour faire deux protocoles (quasi 20 000€ quand on compte en plus l'avion, l'hôtel...) j'ai galéré avec les suivis à faire en France à la demande de la clinique espagnole car c'est bien plus pointu. Par exemple, la médecin m'a oscultée une fois et m'a dit que j'avais un polype à retirer, un taux de thyroïde normal mais trop trop élevé quand on souhaite une grossesse, qu'il me fallait des injections avant la grossesse pour aider à l'implantation de la grossesse. Que mon conjoint transmet un gène de la surdité et qu'il nous fallait une donneuse qui ne porte pas ce gène (personne ne l'a testé en France...). J'avais des réponses à mes mails immédiatement. Je pouvais téléphoner ou me faire appeler pour la moindre question. Par contre, ils ne comprennent pas la galère pour avoir des rdv en France : échographie impossible pendant les vacances de Noël dans ma ville par exemple, j'ai du faire une heure de route ... En France, j'ai eu de la chance de tomber sur un échographe qui a vécu un parcours PMA avec son épouse et qui réserve sa pause du midi pour dépanner les gens et sur une gynécologue pas convaincue mais d'accord pour prescrire toutes les demandes de la clinique espagnole afin que je puisse être remboursée de ce qui était possible.
Ca a fini par fonctionner : j'ai accouché cette semaine à 44ans
Il nous reste 5 ou 6 embryons pour tenter un éventuel deuxième enfant et j'hallucine en écrivant ça. Si seulement la moi du passé pouvait lire ça !
Je vous souhaite le meilleur, vous êtes des warriors!
je viens de tomber sur ce fil qui me parle, et en particulier sur ton témoignage. Tu as donc fait un DO c'est bien ça ? j'ai 45 ans et je teste une 4ème et dernière FIV (2 en France et 2 en Espagne) avec mes ovocytes avant de passer en double don (parcours solo). Comment as-tu passé le cap d'accepter un DO ? qd mon projet était encore un projet de couple je me disais que si mon bébé que je porterai avait les gènes de mon conjoint à défaut des miens, ça pouvait qd même le faire. Mais en double don, j'ai cette impression qu'il sera un parfait étranger pour moi, qd bien même je le porterai, je n'aurai aucune idée de son "background" génétique si je puis dire. D'un autre côté je me dis que je suis prête à ça si c'est ma dernière chance d'avoir un enfant, mais bon certains jours ça me turlupine quand meme...

