Bonjour Caro
Je me permets de rajouter une information. Il y a d'autres dispositifs avant l'arrêt maladie long.
J'en ai utilisé moi-même en demandant une visite médicale du travail en plus du suivi médical classique et de là, le médecin du travail et l'assistance sociale au travail m'ont conseillé d'abord un temps partiel thérapeutique il y a un peu plus d'un an, ça aurait peut-être/ sûrement pu me convenir pour ne pas trop y penser.
Mais on ne m'a pas baissé la charge de travail ( qu'un peu sur la fin) et j'ai subi du harcèlement des collègues jalouses que je travaille moins qu'elles (elles étaient au courant) mais bref. J'ai fini par craquer devant la psy du travail et elle m'a dit qu'elle ne me lâcherai pas. Je l'ai revu un mois plus tard et elle m'a conseillé un arrêt longue maladie pour finir mon parcours PMA.
Cet arrêt a duré un an, j'ai fait ma dernière tentative et une sacrée dépression et je cite ma gynéco un burn out de la PMA. Je me suis remise au sport, j'ai eu un gros suivi psy en libéral. Et j'ai repris en janvier en temps partiel thérapeutique pour qq mois a priori. Ça va mieux. Je reprends du temps pour moi. Je vais enfin planifier des vraies vacances.
Est ce qu'un arrêt, ça aide ? Pas sûre, mais surtout ça dépend des personnes. Trop de pression à ton boulot ? Pense à faire a minima du temps partiel thérapeutique si possible et éventuellement un arrêt long. Consulte ton médecin du travail pour te soutenir. Tu peux demander plus de télétravail parfois.
J'ai eu des arrêts plus courts pendant des stimulations. Mes deux grossesses évolutives, je les ai eu avec un arrêt puis des vacances et l'autre grossesse, en travaillant mais sur un poste plus serein, calme.
Je suis plutôt de l'avis, il s'accroche s'il doit s'accrocher (et si tu n'es pas en grosse dépression). attention, je ne culpabilise pas les femmes en stress ou coups de mou, si c'est celui-là, il s'accrochera ton embryon même si tu as un coup de blues. Je n'y croyais pas trop pour mon fils... Et je le cite "ouf que ma graine a décidé de s'accrocher"

Au final, j'ai quand même dû changer deux fois de métier complètement différent pendant ces 10 ans d'essai. Ça a bien pourri ma vie pro. On n'en parle pas assez et au final, la loi ne nous protège pas assez (on m'a proposé de faire mes fiv à la maison, une rupture conventionnelle, c'était un DRH) je suis toujours aussi choquée. Il aurait eu ses 4 enfants avec la PMA. Il ne devait pas trop soutenir sa femme, j'ai l'impression, pour dire ça.
Je confirme pour mon vécu : ne jamais dire pourquoi malheureusement.
En même temps, malgré le chaos dans ma vie pro, je ne regrette pas car déjà j'ai un enfant à la maison mais j'aurais regretté ma vie pro si je n'avais pas tout essayé. Mais forcément c'est plus facile à dire avec une réussite.
As tu eu des améliorations en stimulation/ qualité gamètes en fonction des arrêts longs ou courts ? Peut-être tenter un plus long pour voir la différence.
Qui continue de travailler malgré des années de traitements médicaux ? J'ai eu l'impression que le monde du travail considérait que c'était mon choix... donc mon problème. Avoir des enfants oui mais les traitements médicaux et examens, non, personne ne choisit d'aller en PMA pour faire des enfants.
À toutes je vous souhaite énormément de courage. On est toutes incroyables quel que soit notre parcours, petit ou grand. N'écoutez pas ceux qui vous jugent. Vous faites seulement le max et tout le monde aurait fait pareil.
Bonne soirée

Moi 35a IO + lég adéno +MTHFR
Lui 35a OATS
Début essais 2014
4 FIV ICSI 2016-18 : 8brybrys, 1fc 5SA
et des jujus en 2018

mais accouchemt préma à 17SA chorioamniotite
Essais bébé3 2019
FIV1 juil19 3ovo > 3J5

1fc précoce et le dernier

chorio à 33SA mais cette fois

est avec nous !
Essais bébé4 2021
4 stim 0 blasto
FIV DO en RT août22, 5J5 : 2- et 1 gr bio
2essais biopsie été23 mais endo polypoïde

: curetage
Biopsie déc23 MLab ras, endometrio 6,5j progest, probiotiq
2 Tec -
Dépression& fin PMA. Je profite de la vie
