présentation - Fiv en juin 2020

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leada

Fivette d'argent
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Mon centre de PMA : 92- Centre Pierre Cherest (Neuilly-Sur-Seine)

présentation - Fiv en juin 2020

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Bonjour, 

Voici mon parcours: 

J'ai à ce jour 32 ans et demi, mon conjoint bientôt 33. Arrêt de la pilule Daily G en aout 2018, après 16 ans de pilule. Par la suite pas de règles pendant 3 mois. 

Mise sous Duphaston par mon médecin traitant, très légers saignements après 2 mois. 

rendez-vous spécialiste fertilité à partir de mars 2019 (j'ai mis un peu de temps à trouver un gynécologue adapté (la première avait m'avait prescrit un examen puis me proposait un rendez-vous 3 mois plus tard juste pour commenter l'examen... la seconde, 2H30 d'attente, et les patientes disaient que c'était toujours comme ça, je me suis dit que je ne tiendrai pas si je devais la voir plusieurs fois par mois...). Bref, j'ai fini par trouver un cabinet qui me convenait, et réalisé divers examens en mai/juin 2019. 

J'apprends alors que j'ai un problème d'anovulation ou d'ovulation anarchique, lié à des ovaires polykistiques. Je ne vis pas très bien l'annonce, c'est assez brutal de comprendre que je ne pourrai pas tomber enceinte naturellement mais dans le même  temps, personne ne met vraiment un nom au démarrage, tout est flou et je ne comprends pas bien l'origine de cette maladie, je ne trouve personne très clair sur le sujet, je me renseigne beaucoup par moi-même.

On enchaîne 3 cycles de Clomid à l'été 2019, je réponds bien, mais pas de grossesse.

En octobre 2019, première insémination, après une stimulation longue et complexe (j'ai fait 25 jours de Gonal, la maturation de l'ovule était très lente), résultat positif, nous sommes ravis. Mais à la troisième prise de sang, le taux d'HCG a chuté et j'ai des saignements, la grossesse n'a pas tenu. Grosse déception, même si on ne parle pas de fausse couche à ce stade (mais de grossesse bio chimique interrompue), je le vis comme tel.

Seconde insémination en novembre mais pas de grossesse, pas de règles non plus, je suis totalement déréglée.

Rien en décembre car ça tomberait pendant les fêtes.

En janvier, je réponds trop fortement à la stimulation donc pas d'insémination possible (on me dit que ça aurait été parfait pour une FIV, mais évidemment on ne peut pas entrer dans le processus comme ça).

En février, la stimulation ne fonctionne pas, mon taux d'oestrogènes chute sans raison malgré le Gonal, La gynécologue décide qu'on va passer en FIV (ce que je souhaitais depuis le début...).

Je dois commencer le Gonal sur mes règles de mars (déclenchées par Duphaston), et bien sûr j'ai mes règles 2 jours avant le confinement... consigne de ne pas commencer les traitements, ça s'est joué à rien mais tout tombe à l'eau, grosse douche froide comme pour de nombreux couples j'imagine. 

J'ai refait un cycle de Gonal pendant le confinement mais ça n'a pas fonctionné. 

A priori on devrait pouvoir faire la stimulation sur juin, pour une ponction fin juin/début juillet. Je sais qu'il fut s'en réjouir, ça aurait pu ne pas rouvrir avant l'été, mais ça me parait déjà très long.

Quelques mots sur mon profil:

Je ne corresponds pas du tout au profil typique OPK. Je suis mince, je n'ai pas de souci de pilosité etc. Je suis (en dehors de ce problème de dérèglement hormonal) en bonne santé, je mange bien, je fait du sport etc. Je suis en revanche très stressée, et avais un métier extrêmement prenant. Je viens de changer de poste de façon à pouvoir être plus zen et être moins en difficulté avec les multiples rendez-vous PMA qui devenaient ingérables avec mon emploi du temps.

Je suis suivie en médecine douce (acupuncture, naturopathie,  hypnose, ostéopathe), je fais du yoga, j'utilise des huiles essentielles et prends tous les compléments alimentaires possibles.

Bref, j'essaie de tout bien faire et ça ne fonctionne pas, je suis un peu désespérée par moment même si je sais qu'il faut continuer d'y croire. J'attends impatiemment la FIV, je sais que ça peut ne pas marcher du premier coup, mais je le vois comme la solution miracle. C'est dur d'essayer de garder la tête froide, chaque mois c'est une alternance espoir/déception, ça use le moral. 

Je n'ai jamais utilisé les forums internet par le passé, mais ce sujet me parait à part, je ne trouve plus vraiment de personne avec qui le partager. Mon conjoint est très soutenant et impliqué mais ne vit pas les choses comme moi. Mes amies sont également soutenantes mais entre celles qui ont déjà des enfants, celles qui sont enceintes et celles qui vont l'être très prochainement, ou celles qui ne souhaitent simplement pas d'enfant, je n'arrive pas toujours à partager facilement mon ressenti. J'ai plusieurs amies qui sont passées par la PMA pourtant, et tant mieux, ça a fonctionné, mais j'ai tellement peur que ça ne marche pas pour moi que même avec elles je n'ai plus vraiment envie d'en parler. J'ai l'impression que seules celles qui vivent l'attente en ce moment, rendue encore plus particulière avec le Covid, peuvent vraiment comprendre. C'est la raison pour laquelle je partage mon parcours avec vous.
Moi: 32,5 ans - SOPK
Lui: 33 ans - RAS
Essais depuis aout 2018 - PMA depuis juin 2019 - 4 cycles de Clomid notpregnant - 2 inséminations, dont une testpositif en octobre 2019 mais après 2 semaines notpregnant . FIV prévue en avril annulée à cause du Covid.
Juin 2020: FIV 1- freeze all car hyperstim, 5j5 et 1J6
22 juillet 2020: TEC1 testpositif - écho T1 29/09 embryon 6,9 cm, probablement :boy:; écho T2: 8/12 fingers