Voilà une petite nouvelle sur le forum et voici mon parcours...
En couple depuis 2007, nous avions commencé à parler bébé en 2014. Quelques mois après, après avoir trouvé un petit chez nous un peu plus grand que notre 1er appart, parfait pour accueillir un mini-nous, j'arrête la pilule... On est début 2015 et j'ai alors 33 ans... Je sais que je ne suis pas toute jeune pour faire un premier enfant, mais avec les études, le travail, et l'envie de profiter d'une vie à deux, plus tôt, c'était compliqué... là je pensais enfin avoir la maturité pour!!!
Quelques mois après l'arrêt de la pilule, je rencontre mon Gygy qui se montre plutôt pédagogue et se veut rassurant... Les 1ers mois d'essai c'étaient plutôt bien passés dans ma tête, je savais que cela ne fonctionnait pas forcément du 1er coup, mais cela ne m'inquiétait pas trop...
Puis les mois passent... Au bout de 10 mois, je comprends qu'on bascule de l'autre côté de la moyenne... celle qui doit se montrer plus patiente que les autres, et là je commence à me poser pas mal de questions.
Je revois mon Gygy un an après le précédent RdV comme convenu... il me propose de faire un bilan sanguin et mon chéri un spremogramme... chose qu'on fait sur le pas... Chez mon chéri, RAS, ouf!! Sur l'analyse, un taux de prolactine supérieur aux normales est détecté. N'ayant pas de nouvelles de mon Gygy, je l'appelle une fois, deux fois, trois fois... avant que sa secrétaire me dise qu'il n'y voit rien d'anormal et que je dois repasser dans un an...
Pfff, un an c'est long... surtout quand les mois se suivent et se ressemblent...
Bref, un an plus tard je retourne chez mon Gygy, on pensant qu'après plus de 2 ans d'essais on allait passer au niveau supérieur...
Rien, que dalle, nada... aucun examen, aucune investigation proposé par mon Gygy... les 3 seules phrases que j'ai retenu: "il faut se montrer patiente Madame", "vos règles sont douloureuses? Prenez de l'ibuprofène" et "Ca fera 60€, on se revoit dans un an"...
Et là c'est l'effondrement pour moi... je comprends qu'il ne va pas m'aider... que personne ne va m'aider et, étant de plus en plus convaincu que la façon naturelle ne fonctionne pas pour nous, je commence sérieusement à douter qu'un jour je puisse devenir maman...
Je m'enfonce dans une dépression, j'essaye de faire bonne figure en société mais une fois rentrée à la maison, je passe mon temps à pleurer, faire des insomnies... et un chéri qui passe son temps à me ramasser à la petite cuillère est au bord de l'explosion.
C'est finalement ma généraliste qui va me sortir de là en me mettant en relation avec une Gygy spécialisée dans les troubles de l'infertilité...
Qui dit spécialiste dit délais d'attente long!
Après un 1er rendez-vous type interrogatoire de police, nous apprenons qu'elle est prête à nous accompagner et pousser les investigations plus loin!!
En décembre, nous recevons un courrier de la sécu nous indiquant que notre dossier à été accepté dans le cadre d'un parcours PMA... Youhoouuu!
Nous faisons une 1er écho avant Noël... avec comme cadeau la découverte que j'ai un problème d'ovulation... Je crois que c'était le pire Noël de ma vie
Je repars de ce rendez-vous avec plusieurs ordonnances pour prise de sang...
En janvier, re-echo... et toujours pas d'ovule en vue. Avec les résultats des prises de sang, le diagnostique tombe: je souffre d'ovaire polykystique... Je dois me freiner sur le sucre... dur pour la gourmande que je suis, surtout quand le moral n'est pas là, le sucre est mon petit réconfort... Mais je suis prête à faire l'effort si cela me permet de tomber enceinte!
Au cycle suivant on démarre un traitement d'inducteur d'ovulation. Et miracle 10 jours plus tard, où à l'echo je passe du néant à 4 follicules!!! Bon sauf que c'est trop dangereux pour moi! Va falloir prendre la pilule... nouveau coup dur pour le moral... Mais bon, le mois suivant je dois démarrer un autre traitement qui sera plus adapté.
Ma gynéco souhaite profité de ce moment sous pilule pour me passer un examen au doux nom de Hystérosalpingographie...
Et là elle se rend compte que:
1. j'ai un col extrêmement fermé (du coup un peu galère l'examen)... qui peut être un obstacle à la remonté des têtards vers l'utérus...
2. j'ai un utérus cloisonné (non détecté sur les echos)... qui ne remets pas en cause mon problème à tomber enceinte mais empechera un fœtus de se développer correctement avec un gros risque de grand prématuré
Bref, re-coup dur... d'une part par la trouille de l'opération... mais surtout qu'on pensait arriver à trouver une solution rapidement avec mes traitements contre les ovaires polykystiques et que finalement cela reporte de plusieurs mois notre projet (délai d'attente du chirurgien + délai de cicatrisation post opératoire)... Et j'ai l'impression que mon corps met tout en oeuvre pour que je ne tombe pas enceinte... Un peu comme dans un épisode vicieux de "la vie" si vous connaissez "Bon le col de l'utérus, tu serres bien pour que personne ne passe", "les ovaires, surtout ne laissez passer aucun follicule", "et si on construisait une cloison au mileu de l'utérus pour être sûr de ne pas être emmerdé"...
Bref, j'en suis là aujourd'hui, dans l'attente d'un 1er RdV avec le chirurgien...
Avec cette intervention, je me sens un peu obliger d'expliquer ce qui nous arrive à ma famille et j'avoue que cela me met très mal à l'aise... Mes parents sont adorables mais nous n'avons jamais été complices, et de leur parler de l'intervention, de notre parcours et de notre vie intime ce n'est pas trop mon truc... Mais je ne me vois pas passer sur le billard sans leur en parler...
Pour ceux qui ont vécu cette même situation, comment avez vous géré la chose? J'ai des fois l'impression de ne rien gérer du tout de mon côté...
Merci à vous qui avez lu mon parcours jusqu'au bout! C'est plus facile pour moi d'en parler de façon anonyme à des inconnus qu'à ses proches en tout cas...




