Née d'un don de sperme en 1985
Posté : 22 avr. 2026 à 14:06
Bonjour à toutes et tous,
Je suis actuellement en parcours PMA mais si j’ouvre ce sujet aujourd’hui c’est pour vous apporter mon témoignage en tant que personne née d’un don de sperme.
Je suis née en 1985. À l’époque, c’était un sujet tabou. Peu de personnes savaient que mes parents étaient passés par cette épreuve et les médecins à l’époque disaient qu’il était préférable de ne pas en parler aux enfants. Je ne l’ai donc découvert que très tard, seule, à l’adolescence, et cela a été un vrai choc. Je sais que maintenant c’est moins tabou et tant mieux. Un grand merci aux familles homoparentales et aux femmes en parcours solo de briser les tabous des familles hétéronormées :) Si j’ai un conseil à vous donner : cela ne doit pas être un secret et je pense qu’il faut en parler très tôt aux enfants. Il y a aujourd’hui beaucoup d’albums jeunesse qui accompagnent les parents dans cette démarche.
Pour ceux qui auraient des inquiétudes ou des doutes sur leur futur paternité ou maternité : mon père est mon père et c’est mon seul père. Je ne connais pas mon donneur, je chercherai peut-être à le connaître (s’il est encore en vie) mais je ne cherche aucun amour paternel (je l’ai dit, je l’ai déjà) et je n’ai aucun amour filial à lui donner. Je rechercherai seulement une part de mon identité, une petit pièce de puzzle manquante (je reprends là le nom d’un compte Instagram très bien fait à ce sujet).
Je terminerai par une réponse que j’avais vue sur un site espagnol pour les femmes qui craignaient ne pas se sentir mère d’un bébé né d’un don d’ovocyte : demandez-vous alors si ce n’est pas votre bébé, de qui est-il alors ?
Je vous souhaite beaucoup de courage et vous envoie beaucoup d’amour.
Emma
Je suis actuellement en parcours PMA mais si j’ouvre ce sujet aujourd’hui c’est pour vous apporter mon témoignage en tant que personne née d’un don de sperme.
Je suis née en 1985. À l’époque, c’était un sujet tabou. Peu de personnes savaient que mes parents étaient passés par cette épreuve et les médecins à l’époque disaient qu’il était préférable de ne pas en parler aux enfants. Je ne l’ai donc découvert que très tard, seule, à l’adolescence, et cela a été un vrai choc. Je sais que maintenant c’est moins tabou et tant mieux. Un grand merci aux familles homoparentales et aux femmes en parcours solo de briser les tabous des familles hétéronormées :) Si j’ai un conseil à vous donner : cela ne doit pas être un secret et je pense qu’il faut en parler très tôt aux enfants. Il y a aujourd’hui beaucoup d’albums jeunesse qui accompagnent les parents dans cette démarche.
Pour ceux qui auraient des inquiétudes ou des doutes sur leur futur paternité ou maternité : mon père est mon père et c’est mon seul père. Je ne connais pas mon donneur, je chercherai peut-être à le connaître (s’il est encore en vie) mais je ne cherche aucun amour paternel (je l’ai dit, je l’ai déjà) et je n’ai aucun amour filial à lui donner. Je rechercherai seulement une part de mon identité, une petit pièce de puzzle manquante (je reprends là le nom d’un compte Instagram très bien fait à ce sujet).
Je terminerai par une réponse que j’avais vue sur un site espagnol pour les femmes qui craignaient ne pas se sentir mère d’un bébé né d’un don d’ovocyte : demandez-vous alors si ce n’est pas votre bébé, de qui est-il alors ?
Je vous souhaite beaucoup de courage et vous envoie beaucoup d’amour.
Emma