Re: Ma grossesse s'est arrêtée 😫
Posté : 24 mai 2026 à 13:29
Coucou Chazo,
Merci beaucoup pour ton message positif et plein d'espoir !
Félicitations à toi pour cette grossesse, je te souhaite que tout continue à bien se passer !
Super si tu n'as eu aucun symptôme, comme quoi, ça peut arriver aussi !
Pour t'en dire un peu plus me concernant, nous en sommes déjà à notre 3ème centre.
Comme je disais, de mon côté, j'ai quasi 42 ans et une forte insuffisance ovarienne.
De son côté, mon conjoint suit un traitement neuroleptique qui lui cause des troubles de la libido, avec des difficultés à l'érection et à l'éjaculation, ce qui rend les rapports intimes compliqués.
La conception naturelle d'un enfant s'en trouve donc entravée.
De même, les recueils de sperme sont également très difficiles pour lui, la quantité recueillie est parfois insuffisante pour pouvoir en faire quoi que ce soit.
Heureusement, a priori, la qualité de ses gamètes est bonne.
Nous nous sommes d'abord adressés à 2 cliniques privées dans notre ville, qui n'ont pas voulu tenter quoi que ce soit ni l'une ni l'autre, au vu de nos problèmes cumulés.
Nous nous sommes ensuite dirigés vers le CHU, qui, dans un premier temps, nous a donné la même réponse que les autres, avant de nous rappeler pour nous dire qu'ils nous acceptaient finalement pour 3 essais d'insémination qui sont actuellement en cours, mais en nous précisant bien que je ne passerai pas en FIV chez eux par contre, ma réserve ovarienne très basse et mon âge ne leur donnant sans doute pas envie de tenter quoi que ce soit d'autre que des inséminations.
Nous avons pensé encore nous adresser ailleurs, dans une autre ville plus éloignée de chez nous, mais ce ne serait pas jouable au niveau du suivi et des rendez-vous par rapport à nos jobs, surtout celui de mon conjoint qui commence tôt en général et qui est déjà obligé de demander des arrangements de planning à son employeur pour les rendez-vous de suivi au CHU ici.
Chazo, je te rejoins totalement sur le fait qu'un même cas ne sera pas du tout appréhendé ni traité de la même façon selon le centre auquel on s'adresse.
Face à un cas comme le mien par exemple, certains considéreront qu'il n'y a plus que des inséminations à tenter mais que ça ne sert à rien de passer en FIV parce que ce serait un échec quasi assuré au vu de la faiblesse de la réserve ovarienne et d'une qualité ovocytaire amoindrie, d'autres, au contraire, estimeront que les inséminations sont une perte de temps et passeront directement en FIV pour tenter le tout pour le tout avant 43 ans, quelle qu'en soit l'issue.
Il n'y a vraiment aucune règle, j'ai le sentiment que chaque centre fait un peu ce qu'il veut en fait ...
Me concernant, le deuil de mes propres ovocytes a été fait il y a un moment déjà, nous essayons tout ce qui nous est proposé ici, pour être sûr d'avoir fait tout ce qu'on aura pu et surtout, pour être sûr de n'avoir aucun regret par la suite, mais si toutefois rien n'y fait ici, nous sommes maintenant prêts à partir en Espagne pour tenter une FIV avec un don d'ovocyte.
Ce n'est que mon avis personnel et cela n'engage que moi bien entendu, mais pour moi, fonder une famille, cela va bien au-delà de la transmission de son patrimoine génétique ou de la ressemblance physique, c'est bien plus profond que ça.
Pour moi, fonder une famille, c'est tisser un lien indestructible avec l'enfant à venir, qu'il soit issu de nos propres gamètes ou non, c'est lui apporter l'amour, le bonheur, la stabilité, répondre à ses besoins, l'accompagner dans la découverte de la vie, l'aider à grandir et à s'épanouir afin qu'il devienne un adulte serein, respectable et prêt à affronter les diverses épreuves de la vie.
Tout ce cheminement a été beaucoup plus compliqué pour mon conjoint, qui, au début du parcours, ne voulait pas entendre parler de quoi que ce soit d'autre que d'un enfant issu de nos propres gamètes.
Et puis, au fil du temps et des difficultés rencontrées, l'idée a peu à peu fait son chemin de son côté, il a fini par se rendre compte que le don d'ovocyte serait peut-être notre seule chance de devenir parent un jour.
Je ne lui ai jamais mis de pression, je l'ai toujours laissé cheminer à son rythme, il accepte maintenant l'idée de la FIV avec don d'ovocyte.
Mais c'est vrai que tout ça ne se fait pas en un jour non plus, il faut surtout se laisser du temps, savoir aussi en accorder à l'autre s'il en a besoin pour avancer.
En revanche, au jour d'aujourd'hui, mon conjoint est toujours fermement opposé au double don ou à l'accueil d'embryon, il tient absolument à ce que l'enfant soit issu de ses propres gamètes.
Une discussion avec PMAmour82 sur une autre catégorie du forum m'a longuement fait réfléchir sur ce sujet et m'a finalement fait prendre conscience que de mon côté j'étais ouverte à tout, quelle que soit la technique utilisée, pourvu que nous ayons le bonheur de tenir un bébé en pleine santé dans nos bras un jour.
En écrivant tout ça, je réalise à quel point la PMA nous oblige à nous poser des questions qui n'effleurent même pas l'esprit des gens qui n'ont pas de problème de fertilité, et mine de rien, cela rajoute de la pression supplémentaire, pression dont on se passerait bien, puisque je trouve que le parcours en lui-même nous en cause déjà bien assez comme ça.
Mais je crois qu'il n'y a vraiment que les gens qui sont passés par là qui peuvent réellement comprendre ce qu'on vit finalement.
Bon, et dire que j'étais partie pour une mini-réponse, je suis de nouveau désolée pour ce véritable roman, mais je crois qu'on ne me refera pas malheureusement !
Bon dimanche à toutes !
Merci beaucoup pour ton message positif et plein d'espoir !
Félicitations à toi pour cette grossesse, je te souhaite que tout continue à bien se passer !
Super si tu n'as eu aucun symptôme, comme quoi, ça peut arriver aussi !
Pour t'en dire un peu plus me concernant, nous en sommes déjà à notre 3ème centre.
Comme je disais, de mon côté, j'ai quasi 42 ans et une forte insuffisance ovarienne.
De son côté, mon conjoint suit un traitement neuroleptique qui lui cause des troubles de la libido, avec des difficultés à l'érection et à l'éjaculation, ce qui rend les rapports intimes compliqués.
La conception naturelle d'un enfant s'en trouve donc entravée.
De même, les recueils de sperme sont également très difficiles pour lui, la quantité recueillie est parfois insuffisante pour pouvoir en faire quoi que ce soit.
Heureusement, a priori, la qualité de ses gamètes est bonne.
Nous nous sommes d'abord adressés à 2 cliniques privées dans notre ville, qui n'ont pas voulu tenter quoi que ce soit ni l'une ni l'autre, au vu de nos problèmes cumulés.
Nous nous sommes ensuite dirigés vers le CHU, qui, dans un premier temps, nous a donné la même réponse que les autres, avant de nous rappeler pour nous dire qu'ils nous acceptaient finalement pour 3 essais d'insémination qui sont actuellement en cours, mais en nous précisant bien que je ne passerai pas en FIV chez eux par contre, ma réserve ovarienne très basse et mon âge ne leur donnant sans doute pas envie de tenter quoi que ce soit d'autre que des inséminations.
Nous avons pensé encore nous adresser ailleurs, dans une autre ville plus éloignée de chez nous, mais ce ne serait pas jouable au niveau du suivi et des rendez-vous par rapport à nos jobs, surtout celui de mon conjoint qui commence tôt en général et qui est déjà obligé de demander des arrangements de planning à son employeur pour les rendez-vous de suivi au CHU ici.
Chazo, je te rejoins totalement sur le fait qu'un même cas ne sera pas du tout appréhendé ni traité de la même façon selon le centre auquel on s'adresse.
Face à un cas comme le mien par exemple, certains considéreront qu'il n'y a plus que des inséminations à tenter mais que ça ne sert à rien de passer en FIV parce que ce serait un échec quasi assuré au vu de la faiblesse de la réserve ovarienne et d'une qualité ovocytaire amoindrie, d'autres, au contraire, estimeront que les inséminations sont une perte de temps et passeront directement en FIV pour tenter le tout pour le tout avant 43 ans, quelle qu'en soit l'issue.
Il n'y a vraiment aucune règle, j'ai le sentiment que chaque centre fait un peu ce qu'il veut en fait ...
Me concernant, le deuil de mes propres ovocytes a été fait il y a un moment déjà, nous essayons tout ce qui nous est proposé ici, pour être sûr d'avoir fait tout ce qu'on aura pu et surtout, pour être sûr de n'avoir aucun regret par la suite, mais si toutefois rien n'y fait ici, nous sommes maintenant prêts à partir en Espagne pour tenter une FIV avec un don d'ovocyte.
Ce n'est que mon avis personnel et cela n'engage que moi bien entendu, mais pour moi, fonder une famille, cela va bien au-delà de la transmission de son patrimoine génétique ou de la ressemblance physique, c'est bien plus profond que ça.
Pour moi, fonder une famille, c'est tisser un lien indestructible avec l'enfant à venir, qu'il soit issu de nos propres gamètes ou non, c'est lui apporter l'amour, le bonheur, la stabilité, répondre à ses besoins, l'accompagner dans la découverte de la vie, l'aider à grandir et à s'épanouir afin qu'il devienne un adulte serein, respectable et prêt à affronter les diverses épreuves de la vie.
Tout ce cheminement a été beaucoup plus compliqué pour mon conjoint, qui, au début du parcours, ne voulait pas entendre parler de quoi que ce soit d'autre que d'un enfant issu de nos propres gamètes.
Et puis, au fil du temps et des difficultés rencontrées, l'idée a peu à peu fait son chemin de son côté, il a fini par se rendre compte que le don d'ovocyte serait peut-être notre seule chance de devenir parent un jour.
Je ne lui ai jamais mis de pression, je l'ai toujours laissé cheminer à son rythme, il accepte maintenant l'idée de la FIV avec don d'ovocyte.
Mais c'est vrai que tout ça ne se fait pas en un jour non plus, il faut surtout se laisser du temps, savoir aussi en accorder à l'autre s'il en a besoin pour avancer.
En revanche, au jour d'aujourd'hui, mon conjoint est toujours fermement opposé au double don ou à l'accueil d'embryon, il tient absolument à ce que l'enfant soit issu de ses propres gamètes.
Une discussion avec PMAmour82 sur une autre catégorie du forum m'a longuement fait réfléchir sur ce sujet et m'a finalement fait prendre conscience que de mon côté j'étais ouverte à tout, quelle que soit la technique utilisée, pourvu que nous ayons le bonheur de tenir un bébé en pleine santé dans nos bras un jour.
En écrivant tout ça, je réalise à quel point la PMA nous oblige à nous poser des questions qui n'effleurent même pas l'esprit des gens qui n'ont pas de problème de fertilité, et mine de rien, cela rajoute de la pression supplémentaire, pression dont on se passerait bien, puisque je trouve que le parcours en lui-même nous en cause déjà bien assez comme ça.
Mais je crois qu'il n'y a vraiment que les gens qui sont passés par là qui peuvent réellement comprendre ce qu'on vit finalement.
Bon, et dire que j'étais partie pour une mini-réponse, je suis de nouveau désolée pour ce véritable roman, mais je crois qu'on ne me refera pas malheureusement !
Bon dimanche à toutes !