Coucou !
La suite, enfin !
En résumé, mardi 10 août : découverte d'une cholestase, qui est donc une maladie hépatique (du foie), provoquée par les hormones de grossesse vers le 3e trimestre (faites VRAIMENT gaffe aux grattages dans les mains, les filles enceintes, c'est grave).
Toute la semaine je reste en observation enfermée à l’hôpital : médication contre la cholestase, monito, écho, prises de sang toutes les 48h pour voir si le traitement fonctionne. Il ne fonctionne pas, on augmente les doses, il ne fonctionne toujours pas.
Je fatigue beaucoup à l'hôpital, je suis déprimée d'être à 5min de chez moi sans pouvoir rentrer, j'ai l'impression de me faire voler ma fin de grossesse, mon sommeil, ma bonne humeur.
Le dimanche 15, traitement au max et taux d'acides biliaires qui dépassent les 138. C'est officiellement dangereux pour ma fille et moi, du coup choix direct : on déclenche, maintenant. Genre tout de suite.
Le déclenchement. Tout ce que je ne voulais pas car je sais à quel point ça peut être violent. Mais ma fille est en danger.
J'essaye de positiver, on commence le truc classique à base de tampons hormonaux/gels/monitos/etc. sur un col à peine ouvert de un. Tout le dimanche est douloureux mais gérable, j'essaye même de bosser un peu pour m'occuper l'esprit. Le lendemain, ça commence à être vraiment dur et je douille, je me tords de douleur des heures durant en monito. Celui du soir devient insupportable et plus le temps avance, plus c'est dur et le col reste à un obstinément.
Lundi soir, j'appelle les sages-femmes car je commence à avoir de la fièvre à cause de l'effort et de la douleur, je perds presque connaissance. Je tremble, je suis secouée de spasmes. Ils me proposent le cocktail "pisser dans un violon" (doliprane+spasfon) et... un bain pour tenter d'ouvrir le col. Je ne réponds même plus, je ne suis plus en état.
Mon mari prends les devant et demande une péridurale. La gynéco est hésitante car sur un col à un, ça ne marche pas à tous les coups. Je lui dit que c'est soit ça, soit ils me tuent pour sortir ma fille de mes acides biliaires. Ouais c'est excessif, mais sur le coup ça semblait cohérent

Ma température est à 39, ils flippent, ils me passent en salle de péri, donc après 37h de travail horrible sans aucun effet.
Je pensais avoir peur de la péri, ben j'étais tellement stone qu'ils auraient pu me dire "on vous coupe un bras ça vous va ?", j'aurais dit "oui aucun problème".

Donc pose de péri au poil et 20min plus tard LE PARADIS. Plus de douleur. C'était fantastique.

Le personnel me dit qu'ils vont me balancer de l'ocytocine, que c'est violent et que ça peut encore durer. Je lui ait dit qu'ils pouvaient prendre leur temps, tant que j'avais mon petit bouton magique de doses de chimie
Et il a fallu du temps. 3h d'ocytocine pour que le col s'ouvre à DEUX ! (Autant dire que le bain aurait vraiment été inutile dans mon cas.) La nuit avance, il s'ouvre à 6, à 9 et demi, on y est presque. Ensuite il faut encore attendre que la petite descende bien.
Ces 10h de péri se terminent par 30min de poussée, une petite aide de spatules (pas eu le choix :/) et ma fille atterrit sur moi.
Voilà,
Aria est donc née le 17 août 2021 à 8h52, 3kg 240 pour 50cm.
Bien sûr c'est le plus beau bébé du monde. On est pour le moment très stressés car elle a perdu pas mal de poids et ne parvient pas à reprendre, mais on est aussi heureux comme tout
