Ton message me touche beaucoup. Tes mots font écho à ce que j'ai ressenti lors de l'annonce de l'azoospermie de mon compagnon.
Je ne sais pas si j'aurais les mots justes car c'est une situation difficile à vivre.
Simplement, si tu le peux, prends les choses une par une. Attendez le retour des examens que vous faites chacun de votre côté.
Il n'y a que ça qui vous indiquera quel chemin prendre. L'urologue ne peut pas se baser juste sur un examen en cabinet pour se prononcer... Peut-être vous prépare-t-il simplement au cas où ? C'est parfois utile, parfois maladroit.
C'est sûr que vous n'êtes pas dans une période facile. Le début des examens, apprendre de mauvaises nouvelles... Tout ça est difficile à encaisser.
Si vous en avez l'envie et la possibilité, la psychologue de votre centre peut être une bonne oreille. La nôtre nous a beaucoup aidés à dédramatiser et à nous projeter vers une parentalité par le don.
Quant aux délais d'attente, attention à ce que dit internet. La nouvelle loi de bioéthique a rebattu pas mal les cartes. Il n'y a pas de délais d'attente dans certains centres pour pouvoir utiliser la banque de donneurs/donneuses qui étaient exclusivement anonymes, avant l'application du décret de la loi, obligeant les centres à détruire cette ancienne banque pour utiliser une, exclusivement constituée de donneurs ayant donné leur accord ou non pour l'accès aux origines.
Tu peux trouver des articles en ligne sur le sujet.
Par exemple dans mon centre, quand nous avons eu accès au don pour la première fois, il y avait 18 mois en moyenne d'attente.
Nous n'avons pas eu d'attente pour notre tentative bébé 2.
Cela dépend vraiment des endroits.
Je comprends ton conjoint. Essayez de vous projeter : est ce si important de léguer des chromosomes ? Ton mari pourra apporter à cet enfant, conçu ou pas avec ses gamètes, quantité d'autres choses, de belles valeurs qui vous sont propres et qui n'ont rien à voir avec votre patrimoine génétique.
Votre famille sera unique, effectivement passer par la case PMA, n'est pas facile. Mais ce combat vaut la peine.
Il fait pleurer, il fait peur, mais il rend heureux et vous savourerez d'autant plus votre rôle de parents.
Courage. Je suis de tout coeur avec toi


