Ophély, depuis le début nos parcours se ressemblent tellement… c’est impressionnant

Merci infiniment pour vos mots si doux les filles. Je vous souhaite à toutes ce bonheur immense

Mon accouchement… une vraie traversée.
24/02 – 2h30 du matin : perte des eaux.
Pas du tout comme dans les films américains

J’ai d’abord cru que j’avais fait pipi dans ma culotte… Ce n’est qu’à la deuxième “vague” et au début des contractions que j’ai compris : ça y est. C’est le grand moment. Direction maternité
Très vite admise en salle de pré-travail. À 1–2 cm seulement, je vomissais déjà de douleur… mais j’étais encore persuadée que j’allais tenir sans péridurale
Vers 12h : salle de travail.
Ouverture à 3–4 cm.
Des contractions de FOLIE.
J’ai hurlé. Vraiment. (Je ne sais toujours pas comment mon mari a tenu à côté

).
J’ai tout essayé : respiration, peigne, swiss ball, douche chaude… rien ne me soulageait.
À 21h, j’accepte la péridurale. L’ouverture stagnait toujours. Et il fallait lancer la stimulation, car les 24h après la perte des eaux approchaient
23h30 : ocytocine.
Et là… rien.
Des heures sans progression. On commence à me parler de césarienne.
Moi qui rêvais d’un accouchement physiologique… à ce moment-là, je ne voulais plus rien. Juste que mon bébé arrive et que la douleur s’arrête.
Puis arrive mon ange gardien : la sage-femme de nuit.
Calme. Sûre d’elle.
Elle me dit : “Il n’y a aucune raison que vous n’y arriviez pas.”
C’est elle qui comprend que bébé s’était tourné à 90°, empêchant sa tête d’appuyer correctement sur le col. On reprend les exercices. Elle m’explique tout. Elle me redonne confiance.
Les heures passent… encore des doutes…
Et puis, la magie

Bébé se tourne.
Ouverture à 9+ cm.
17h00 : début des poussées.
17h33 : mon bébé est dans mes bras.
Je n’ai même pas réalisé tout de suite. J’étais ailleurs.
Papa, lui, avait les larmes aux yeux
Après 39h de travail, mon corps était épuisé.
Le placenta ne voulait pas sortir (merci la SF acupunctrice

).
Puis petite hémorragie car l’utérus était trop fatigué pour se contracter…
Beaucoup d’interventions. Beaucoup de fatigue.
Mais surtout… un immense sentiment de force.
Rien ne s’est passé comme prévu.
Et pourtant, tout s’est passé comme il fallait.
Aujourd’hui, je me sens profondément heureuse et incroyablement chanceuse d’avoir été entourée par une équipe aussi humaine.
À chaque épreuve, garder la foi. Toujours

Et maintenant… on ouvre la grande page du post-partum

