Coucou par ici,
Alors voilà les dernières nouvelles. Cela a été une semaine très difficile et avec pleins de rebondissements. Comme je le disais mercredi, je commençais à avoir des pertes depuis dimanche dernier , annoncant l'arrivée imminente de mes règles, mais rien ne c'est passé comme prévu. Mercredi j'ai écrit à la clinique que mes règles allaient fort probablement arriver dans les prochaines 24/48h et que nous souhaitions faire le transfert sur ce cycle de juin .
Sauf que , j'ai eu un cycle vraiment bizarre , des pertes roses au début et que des pertes brunes pendant 5 jours. Ce qui fait que je n'ai pas su vraiment détecter le bon moment pour commencer mon traitement. Vendredi matin, oh joie, mon vrai flux commençe. Je prends donc mon premier cachet du traitement et écris dans la foulée à la clinique que ça y est, mes règles sont là et que j'attends leur appel habituel pour programmer l'échographie de contrôle ainsi que la date prévisionelle du transfert. D'habtude, nous avions l'appel dans l'heure et tout était goupillé. Mais là, je ne sais pas pourquoi, déjà ils n'avaient pas réagi à mon mail de mercredi , c'était bizarre de rester sans nouvelles comme ça. En plus de mon traitement habituel, je devais y ajouter de la cortisone et j'avais besoin qu'ils répondent à quelques questions.
Le soir n'ayant pas de leurs nouvelles, j'appelle ( ils sont ouverts jusque 21h , j'appelle à 20h) Là je tombe sur une standardiste qui m'explique qu'elle ne peut me passer personne du service médical, qu'elle transmettait le message et que je devais attendre qu'on me contacte. Oui mais elle n'a pas voulu entendre et comprendre que cela faisait 2 jours que j'attendais de leurs nouvelles et que cela devenait urgent, car le weekend avec un férié s'annonçait et que je devais savoir si prendre mon traitement ou pas. Surtout que la standardiste m'a bien dit que je devais attendre leur feu vert pour commençer.
Alors je ne vous dis pas dans quel état j'étais. Dans l'incompréhension et l'incertitude totale. J'ai fait comme une grosse crise d'angoisse, je n'arrivais plus à parler, je ne faisais que pleurer. Me voyant dans un tel état, d'un commun accord avec mon mari nous avons décidé de laisser passer ce cycle , que je n'étais plus en état et donc j'ai arreté le traitement que j'avais commençé le matin.
Avec le weekend et le jour férié je ne pensais pas avoir de nouvelles de la clinique avant mardi pour avoir des explications de ce silence radio, mais une personne du service médical a eu la gentillesse de m'appeler samedi matin. Je n'avais quasi pas dormi de la nuit, j'étais HS. Elle s'excuse platement de ne pas m'avoir contactée en temps et en heure. Dans les grandes lignes elle me fait comprendre qu'ils étaient dépassées par la charge de travail et que mes messages sont passés à la trappe.
Oui mais madame, on parle de venir faire un enfant là ! Avec toute la préparation physique, mentale et logistique que cela comporte quand on vient d'un pays étranger. Malgré cela elle m'explique qu'il n'était pas trop tard, que je pouvais encore continuer le traitement sur ce cycle et qu'ils avaient une marge de +/- 4 jours pour ajuster le traitement sans conséquences. Mais c'était trop tard , le mal était fait, j'étais completement perdue. Je n'avais plus confiance en ce cycle qui était bizarre et l'épisode avec la clinique a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Mon mari a pris la relève au téléphone et a expliqué gentillement que malgré ma force habituelle , là je n'étais plus en état de faire cette préparation sereinement.
C'est comme si l'univers entier m'envoyait des signaux pour ne pas le faire sur ce cycle. Si je l'avais fait et que cela n'aurait pas marché, je serai restée avec ce sentiment de culpabilité que c'était ma faute, de ne pas avoir suivi le traitement correctement dès le début.
La sage-femme a bien compri tout cela, s'est encore platement excusée et d'un commun accord nous avons décidé de faire le transfert de ce dernier petit embryon sur mon cycle de fin aout début septembre. Nous ne souhaitons pas aller à Barcelone en plein juillet/aout car avec le tourisme de masse, les avions et hôtels sont à des prix exorbitants.
Je tiens à préciser tout de même que depuis 2 ans que nous sommes chez Eugin Barcelone, tout se passait à chaque fois à la perfection.
Ils étaient très réactifs et même pro actifs. Sur ce coup on a joué de malchance et moi j'étais tellement en confiance avec eux que je me suis laissée porter confiante qu'ils appelleraient en temps et en heure.
Donc voilà, mon mari et moi-même digérons lentement tout ça. On vas essayer de passer un été +/- serein, surtout prendre soin l'un de l'autre et se refaire une santé d'ici septembre. C'est notre dernier embryon, il était important pour nous de ne pas le gacher en se précipitant.
Je vous avoue que je suis très fatiguée, tout mon corps est endolori, comme si un immeuble de 10 étages m'était tombé dessus.
Mais comme toujours, nous ne sommes plus à cela près ... on en a vu d'autres, on se relève et on regarde de l'avant
Prenez bien soin de vous les filles
Merci pour votre écoute, vos mots me font toujours du bien
Poupili