Je suis nouvelle sur le forum. Je voulais partager avec vous mon expérience et surtout mes ressentis. Tout est nouveau pour moi. C’est un peu effrayant cet univers. Une nouvelle aventure qui parait pas évident au 1er abord. Ensemble je me dis que c’est peut être plus léger à supporter tout ce qui nous attend. Donc je me lance...
Ça fait 6 ans que je suis en couple et à peu près un an et demi qu’on essaye d’avoir un enfant. Nous avons 29 ans. Le désir d’enfant est bien présent. Malheureusement ça ne fonctionne pas.
On arrive à la trentaine et je constate que toutes mes amies petit à petit connaissent ce bonheur et pas nous.
A cause des déplacements du chéri (qui est commercial), je décide donc de repérer mes périodes d’ovulation pour qu’on ai plus de chances. Bref rien ne marche. Toujours ce désespoir en voyant les règles arriver.
Le pire, c’est que toutes ces fameuses copines qui sont devenues maman me disaient justement « mais ça marche pas car t’y penses trop ! Le stress c’est pas bon pour la conception ». Culpabilisation +++ (c’était pas le but de blesser mais voilà, ça fait toujours mal).
Le temps avance et j’ai le sentiment qu’il y a quelque chose qui cloche. Pourtant j’ai pas l’impression d’être obsédée par ça. Je décide d’aller consulter un Gyneco et il me prescrit une batterie de test.
Et là verdict, le soucis vient plutôt du côté de monsieur. Infertilité. ICSI en première intention pour nous.
Et là il commence à me parler de piqûres, de traitements, de soutien psy. Mon monde s’écroule. En même temps, une partie de moi est rassurée car le poids de la culpabilité ne me reviens pas par rapport à un effet néfaste de mon stress. On prend le taureau par les cornes et on se dit qu’on va foncer pour trouver des solutions ensemble. C’est notre problème à nous. Ni la faute de l’un ni de l’autre. On fera ce qu’il faut.
Du coup, j’ai réalisée les piqûres moi même à mon domicile chaque soir. Et bolala qu’elle epreuve de se poquer soit même quand on ose même pas regarder le geste de l’infirmière lorsqu’on te fais une simple prise de sang
Manque de peau, arrivée à la piqûre pour bloquer (orgalutran), je fais une réaction allergique, je gonfle et ça devient rouge. Je suis seule chez moi le soir à 20h, bonjour le stress. Je lis la notice qui dis que ça arrive à 1/10. Et que ça passe dans 4h. Donc je me détends.
Le 9/01 j’ai rdv à Montpellier pour réaliser ma 1ere ponction. Le stress monte. J’ai jamais eu d’anesthésie générale de ma vie en plus. On me demande de me doucher à la betadine. De me mettre en chemise de nuit, nue dessus, une culotte en tissu. Bref la classe
Je repars chez moi, j’ai de violentes douleurs au ventre. Je cri sur mon canapé. Ça marche par pic. Ça monte et ça descend. Mon chéri s’inquiète mais reste attentif. Pas de fièvre. La nuit ok.
Le lendemain, on m’appelle pour me dire qu’au final ils ont fait 9 embryons.
J’ai des vertiges et je suis somnolente après la 1ere prise de progestérone, on me dit que c’est normal ... Toujorus très mal au ventre. Je marche à peine. Position assise impossible. Bref je me demande limite comment je vais faire pour accoucher si déjà là j’en suis dans un état pareil
Mon Gyneco m’a expliqué qu’il me faudrait sans doute poser 2 jours d’arrêts maladie après la ponction. Je suis à J4 de la ponction et je souffre toujours ...
Demain c’est le jour J, l’insémination. À J5 pour moi. Je sais pas combien sont au stade blastocytes... Je croise les doigts pour que ça marche du 1er coup qui sait ? Je me demande aussi si cela sera douloureux. Si je devrai anticiper de poser également des jours...
Bref. Je suis tout ouïe si quelqu’un veut me partager son expérience. Me rassurer. Tout sera bienvenu.
Merci aux courageuses de m’avoir lu jusqu’au bout. Effectivement j’ai fais un roman


