Je ne sais pas exactement car cela dépend de la réponse à la stimulation mais je pense que ce sera sur la semaine du 21 Octobre certainement. Je n'ai pas eu le choix pour la ponction, ma gynécologue m'a dit que sous anesthésie locale le corps récupérait plus facilement donc ce sera ça... J'anticipe beaucoup car elle m'avait dit que l'hystéro n'était pas douloureuse alors que moi je l'ai très mal vécue, j'ai eu vraiment très mal. Je ne suis pas douillette mais c'est une région sensible pour moi, à 18 ans j'ai subit une IVG et j'en ai gardé un mauvais souvenir. C'est aussi pourquoi j'ai longtemps pensé que le soucis venait de moi et pas de mon mari. Je me disais que je faisais un blocage psychologique ou alors que je payais pour ça. J'étais étudiante à l'époque et je n'avais pas la conscience nécessaire afin de faire un choix éclairé, je me sentais honteuse, ma mère m'avait mit un ultimatum et mon copain de l'époque me mettait énormément la pression car cela ne cadrait pas dans ses projets. J'ai mis énormément de temps à faire la paix avec moi-même face à cet événement.
On a aussi beaucoup de chance car il y a un an et demi j'ai perdu mon stérilet en cuivre (oui ça se peut?!)

et c'est suite à ça que l'on a pris la décision de ne pas le remplacer et de démarrer notre famille un peu plus tôt que prévu... vraiment cet évènement releva du hasard et pourtant heureusement car c'est un peu après que nous avons su qu'il était préférable de ne pas trop attendre car si mon mari se faisait réopéré il était possible qu'ensuite il n'ait plus aucun spermatozoïdes.
J'aimerais tellement que ça fonctionne du premier coup mais je dois me faire à l'idée que les chances ne sont pas non plus à 100%. Je trouve ton amie très courageuse, moi je ne sais pas si j'arriverais à enchaîner plusieurs protocoles, j'attends de voir déjà comment celui-ci se passe. Mon mari me dit qu'il comprend si je souhaite en faire qu'un mais en même temps je ne sais pas si j'arriverais à arrêter sachant que l'on est peut-être si près du but. Je comprend que cela doit-être difficile d'être seule, on cogite facilement dans ces moments-là. Mon mari est très investi sur plusieurs projets, il travaille et fait également des études supérieures / recherche, en gros il n'est jamais à la maison et il a tellement l'esprit occupé que forcément tout ça relève plutôt de la logistique pour lui, alors que pour moi c'est très différent. Je ressens déjà les faibles doses d'hormones que je prends deux fois par jour, je fais beaucoup de sport et j'ai dû ralentir, pareil pour le travail je devrai certainement me rendre plus disponible pour les rendez-vous etc. Moi ce qui m'aide beaucoup c'est de lire, peindre... faire des choses pour moi, me reconnecter avec ce qui me tient à coeur et me fait me sentir bien. Aussi, prendre soin de soi physiquement, soins, masques etc je trouve que c'est très réconfortant. Tu as de la chance d'avoir une amie qui peut comprendre ta souffrance, moi je suis très loin de mes parents et étant dans une nouvelle ville depuis peu je me sens très seule, tous mes amis sont à Paris ou au Canada. Même le peu de mes proches à qui j'en ai parlé je ressens une force distance, une incompréhension totale face au parcours, même s'ils sont emphatiques à notre douleur, c'est tellement éloigné de leur réalité qu'ils ne trouvent pas les mots. Au début on entendait beaucoup : "mais vous êtes jeunes ça arrivera tout seul" ou le fameux "mais vous pouvez adopter". Même si c'est vrai et pas une mauvaise idée (pour le deuxième commentaire), il reste que ce droit de pouvoir décider d'avoir une progéniture, d'être enceinte et s'en faire priver il faut le vivre pour comprendre la douleur associée à ça.
J'aimais bien la méthode de la température car j'avais l'impression que c'était beaucoup plus fiable. Les smileys, il faut pas trop boire d'eau, faire en début aprèm et moindrement que tu fais pas à partir du bon jour ça peut être faussé. Tu n'ovules pas nécessairement à jour 14 chaque mois, bref la température par contre il faut aussi être assidue car tu dois la prendre à la même heure et pas trop bouger/pas te lever avant de la prendre. Moi j'utilisais l'application KINDARA et je trouvais que c'était très visuel et tu peux poser des questions à la communauté lorsque tu as un doute sur l'analyse de tes températures, période ovulation... Je te suggère aussi un thermomètre adapté à la prise de température pour monitorage de l'ovulation, il y en a plusieurs sur Amazon. Tu peux faire les deux techniques et observer voir si tu décèles mieux une possible ovulation. Vous êtes jeunes tous les deux aussi! Tu ne dois pas regretter de t'être pas posé de questions avant, on est conditionné à penser que l'on peut tomber enceinte en permanence et aussi qu'avoir une carrière est très important, donc forcément on souhaite avoir des enfants plus tard. Tu sais moi ma grand-mère a eu ma mère naturellement à 40 ans et pourtant c'était dans les années soixante. Vous êtes jeunes et je suis persuadée que vous trouverez bientôt le petit paramètre à modifier afin que vos rêves se réalisent, ne te mets pas trop la pression, jusqu'ici tout semble bien aller de ton côté. Tu fais de ton mieux, ce n'est qu'une question de temps
C'est un peu fleur bleue mais j'aime bien me dire que lorsque je regarderai mon enfant dans les yeux, je serai heureuse du parcours car ce sera lui, elle à ce moment là et pas un autre.
Passe une très belle journée et écris-moi pour échanger si tu veux, on doit se serrer les coudes ^^
ps : désolé pour les palets
Moi 30 ans : RAS
Lui 29 ans : Oligospermie très sévère
Un an d'essai bébé 1
Octobre 2019 FIV ICSI = 3 ovocytes, échec fécondation.
Juillet 2020 FIV ICSI = 10 ovocytes, 9 embryons, deux transférés à J2 puis un J5 congelé.
12 août 2020 =

un embryon et un petit coeur qui bat

tout va bien.
Avril 2021 : Naissance de notre petit garçon
Septembre 2024 = TEC avec notre embryon J5 de 2020 transfert le 30/09
PDS le 09/10/24 à DPO 14 :

puis FC précoce
Mars 2025 FIV ICSI : 1J5 transféré

(1J6 congelé)