Aurelymalie a écrit : 06 mars 2019 à 09:32
(Le) pro et le perso ne nous épargne pas..
Pouvez vous me dire comment vous gérez Fiv et travail ?? Avez vous des conseils à me donner
Merci à toute
Bonjour Aurelymalie,
J’ai eu 3 protocoles FIV et plusieurs stimulations en vue de Tec (5 au total) de 2016 à mai 2018. Ça faisait presque un traitement tous les 2/3 mois.
La pression du boulot a commencé dès les examens pour le diagnostic d’infertilité : à l’époque la gynéco m’avaIt prescrit des examens dans des labos et centres différents, une vraie chasse au trésor dans Paris rythmée par mes jours de cycle ! Nous avions choisi de ne rien dire au boulot, résultat l’enfer pour s’arranger entre collègues, trouver des justifications aux « retards »... Nous avons ensuite déménagé dans le sud, et là de nouveau des examens pour l’ouverture de notre dossier à la clinique. Mais là ouf, tout au même endroit avec des rv plutôt arrangeants. Le problème était essentiellement coté boulot car mon emploi du temps pouvait changer plusieurs fois par semaine. Les protocoles ont commencé et là, catastrophe, mes horaires qui changeaient tous les 2 jours, il fallait tout revoir ou presque chaque jour pour l’infirmière et les injections du soir....puis la ponction est arrivée, aucun embryon n’a tenu, nous étions à ramasser à la petite cuillère. Mon généraliste m’a arrêtée 2 jours histoire de me reposer de ce stress et de ces émotions et m’a dit : au prochain protocole je viens le voir et il m’arrêtera quelques jours avant la ponction pour que je sois dans de bonnes conditions.
Du coup 2nd protocole, j’ai décidé de tout dire au boulot et ouvertement demander des arrangements horaires. Au moins ils savaient pourquoi j’étais peut-être plus sensible que d’habitude et pourquoi je demandais d’autres horaires. Ça nous a plutôt réussi niveau compréhension : j’ai appris que beaucoup de collègues étaient passées par des iac ou des fiv. Cependant on m’a parfois refusé des échanges d’horaires en dernière minute, très stressant encore, ma chef avait proposé que mon infirmière vienne carrément au boulot pour me faire les injections. Mon généraliste m’a arrêtée 2 jours avant ponction et 2 jours après. 12 embryons viables, 5 tec ont suivi, même combat pour bidouiller les horaires entre injections et prises de sang... pas d’arrêt car pas de ponction.
Pour la dernière fiv, mon généraliste m’a de nouveau arrêtée avant et après ponction. Et grand bonheur : un embryon s’est accroché.
Bilan : si c’était à refaire, j’annoncerais la couleur tout de suite a mon employeur. J’ai récemment appris que l’on avait droit à des moments dans la journée de travail pour ces examens dans la réglementation pro. Personne de ma hiérarchie ne me l’a dit, et pourtant ils savaient ce qu’une fiv représentait puisque X collègues l’avaient vécu. Ils m’ont laissée galérer avec mes horaires. Donc aucun regret à demander un arrêt à mon généraliste. Lui-même m’a dit qu’un employeur pouvait comprendre mais que ce n’était pas dans son intérêt de m’arranger puisque qui dit fiv, dit grossesse, dit congé mat. Belle mentalité tu me diras mais c’est la triste réalité. En France on n’est vraiment pas à la page concernant la conciliation vie pro et perso. Bref....
Je te conseille de te concentrer sur ta pma et sur sa réussite. Ton travail ne sera pas toujours là tandis que la pma c’est pour accomplir ton rôle de mère et ça c’est un bonheur sans condition.
Lui OATS - Moi RAS si ce n’est une réserve ovarienne qui décline avec l’âge désormais (42 ans)
2013 : 1ers essais bébés
2016-17 : FIV ICSI 1 ponction
03/17 : FIV ICSI 2, 7 embryons, 1 transfert frais, 4 TEC, tous

06/18 : FIV ICSI 3, 6 ovocytes, transfert de 2 embryons

02/19 : naissance d’Armand, à 37 SA, en bonne santé

06/20 : essai bébé 2, FIV IMSI, 8 embryons, 2 transférés, 1 de côté et 5 KO,

puis FC 12 SA

- TEC prévu en 01/21
12/20 : grossesse naturelle
08/21 : déclenchement, naissance de Marius, en bonne santé