Coucou à toutes,
Espoir, ne baisse pas les bras, quand on est fatiguée, il faut d'abord reprendre des forces avant de décider ce que l'on souhaite faire pour la suite. Chaque chose en son temps. Je comprends bien ton ras le bol et ton épuisement, mais de prendre les choses une à une permet au bout du compte d'y voir plus clair et d'avancer plus sereinement.
Garance, ouaih, la progestérone quoi... que du bonheur !
Floflo, ton homme a dit quelque-chose de très juste je pense. Je l'aurais très mal pris sur le coup, mais il touche là à quelque-chose d'essentiel. Et je sais vous ferez de merveilleux parents pour le petit d'homme qui aura la chance d'être votre enfant. La vie prend souvent des chemins tordus et inattendus. Mais elle sait également réserver des moments exceptionnels à ceux qui savent les vivre. C'est tout ce que je vous souhaite, à vous deux.
De mon côté, j'ai relevé le défi : j'ai fait rire le doc !!!
Plus d'un mois que ça n'était pas arrivé !
Oui, il est pas loquace, vous le savez déjà, ça, et il peut être aussi un peu taciturne. Et il est très speed (ça tombe bien, moi aussi). Mais je sais qu'il a un très bon fond et j'adore quand ses yeux s'illuminent tout à coup et que paf, l'instant d'une seconde, il se marre. Ca dure pas plus longtemps que ça, mais c'est cool. La médecin du labo était pliée de le voir rigoler, elle l'a chambré gentiment. Comme quoi ça doit pas arriver souvent. Et comme quoi, quand il est grognon, il ne l'est pas plus avec nous qu'avec les autres.
Aujourd'hui, tout le monde était super gentil et souriant et j'avais la patate, sans pour autant trop réaliser que c'était le jour du transfert. Alors on a fait le plein de bonne ondes, d'abord avec la secrétaire du doc, elle est top, puis avec la secrétaire du labo. Et c'était la première fois que je voyais la doc du labo, j'avais déjà fait la connaissance de son collègue, mais elle je ne l'avais encore jamais vue. Tout le monde était léger et joyeux (sauf le doc, et encore... puisqu'il a rigolé !). Alors ça aurait été dommage de ne pas en profiter et de ne pas faire le plein.
Le premier eskimo n'a pas résisté au changement climatique alors c'est le second qui a pris sa place. J'espère qu'il est costaud, robuste, résistant et plein de vie. Et qu'il aimera la déco de son nouveau chez lui parce que ce serait hyper cool qu'il y reste... disons neuf mois. Je sais que c'est normal que tous ne résistent pas au dégel, et que j'ai une chance pas croyable avec mes eskimos, alors ça ne m'a pas abattue d'apprendre qu'un d'entre eux n'avait pas tenu le coup. C'est la vie.
Surtout, j'étais contente que ce soit mon doc qui effectue le transfert, parce que la dernière fois c'était son collègue, et c'est pas pareil. J'aime bien mon doc. Même quand il est grognon. Et puis c'est lui qui a filmé mon utérus en HD à deux reprises. C'est lui qui m'a opérée et qui a effectué la ponction. C'est pas rien.
En plus, là, j'ai pu jouer avec la douchette de l'échographe. Pour le premier transfert, son collègue ne l'avait pas réalisé sous écho. Et là, comme il lui fallait trois mains, c'est moi qui ai tenu la douchette pour voir en live la pipette passer le col de l'utérus puis le doc libérer l'embryon. Franchement, ça vaut toutes les séances de ciné du monde, c'est top génial et en plus c'est moi qui filmais

.
Et puis on a retrouvé notre couple "jumeau" de PMA. Un truc incroyable. Je vous explique : le jour de la ponction, aux admissions, était arrivé un couple genre très BCBG cool, beaux, élancés, bref, le truc qui te mine presque le moral parce que toi tu as la tête dans le cul et que tu as mis des fringues confortables qui te font ressembler à un sac et de toute façon tu peux pas mettre vraiment autre chose vu que les hormones t'on fait prendre de la poitrine (déjà que j'ai des gros nichons, franchement, merde

), du cul, du bide et des cuisses et que donc... bah... bref. Vous voyez sans doute ce que je veux dire ! Normalement, eux, ils allaient pas attirer mon amitié.
Puis, en salle de réveil, qui est à côté de moi ? La nana BCBG ! (normal, y'avait que nous au bloc ce jour-là, ça aurait été difficile de ne pas la croiser). Et on papote. Je m'étais réveillée super vite et elle n'était pas encore remontée dans sa chambre. Et on avait un peu sympathisé.
Puis, on se retrouve, nous le couple qui a gonflé avec les hormones, et eux, en salle d'attente du labo, 5 jours plus tard. Alors on s'est marré. On était à la fois fier et content de se retrouver. Ca donnait un petit esprit de promo à l'aventure.
Puis, j'ai eu mon résultat négatif, et j'ai pensé à eux. Je leur souhaitais d'avoir un positif évidemment. Mais j'ai pensé à eux. Je me suis dit, ce serait singulier tout de même, de les retrouver au labo pour le transfert... mais impossible, vu que mon négatif est arrivé avec 48h de retard...
Et... devinez qui était en salle d'attente au labo, quand on est sortis du cabinet ?
Des fois, c'est rigolo la vie. On s'est dit merde. Et mon homme m'a murmuré "ce serait quelque-chose que de les retrouver dans neuf mois !"
Ca ne coûte rien de rêver un peu. En tout cas d'avoir de beaux moments et des moments d'optimisme. J'espère que mes bonnes ondes du jours parviendront aussi jusqu'à vous. Je vous fais de gros bizoux, en attendant la suite.