Megane63 a écrit : 16 mai 2018 à 15:17
Lililou a écrit : 16 mai 2018 à 13:23
Woh Mégane tu me fais peur ! J'ai mon rendez-vous PSY la semaine prochaine ! Le truc que j'appréhende le plus !
Sur quel arguments de base t'il pour dire que vous n'avez pas fait le deuil ?
Il est vrai que c'est assez long de passer à autre chose. Nous avec les FIV négatif , on a prit tellement de claque . Que notre esprit à fini par se dire , que le plus important est d'élever en enfant ensemble , peu importe qui il est , ou d'où il vient . C'est peu être ça faire le deuil . Mais le chemin n'a pas été simple . Au début on s'était demandé si on voulait vraiment un enfant, au point de sacrifier que mon conjoint ne soit pas le père biologique. Et puis la réponse est oui!
Courage Mégane !
Bah moi j’ai pleuré parce que tout ça me fait quand même de la peine. Puis j’ai dit aussi qu’on avait pas eu cette chance d’espérer une grossesse naturelle nous on a toute suite était dans le bain allez bam vous vous inscrivez au CECOS si vous voulez des enfants car là vous êtes stérile. Ah ok Enfin la plupart des coupled Avant de diagnostiquer une azoo font des essais naturellement et nous on a d’abord su la stérilité avant les essais. En soi c’est pas grave mais j’aurai peut être pas du le dire.
Puis elle nous a demandé comment on avait réagit à cette situation. On lui a dit bah mal c’était pas évident. Ça l’ai toujours pas. Enfin ce qui est dur pour moi c’est plus les échecs sur échecs. D’abord lui son soucis de santé. L’opération. La biopsie négative. Devoir passer par le don. J’ai ensuite perdu mon boulot , du faire des examens sans le cadre de la pma qui ne sont pas bons, hier je defonce ma voiture en allant au labo me faire piqué. J’apprends hier soir que mes taux sont encore pas bons. La pma qui répond pas à mes mails. Enfin je t’avoue que c’est plus l’enchaînement de choses négatives autour de moi qui me font déprimer plus que de passer par le don.
On lui a dit qu’on c’était inscrit dès qu’on avait su pour mon chéri car on savait les délais longs. Et elle nous a répondu. C’est pas parce que le medical vous dire de vous inscrire qu’il faut le faire y’a aussi l’aspect psychologique. Euh oui madame mais j’ai pas envie d’attendre 3 ans pour rien merci. On lui a dit qu’on profiterai de cette année d’attente pour justement faire notre deuil. On l’a accepté le don mais on a peut être pas encore tout à fait digérer le tout. Bref elle nous revoit la semaine prochaine
Elle reprenait tous nos mots. Dès qu’on disait quelque chose c’était ah oui expliquez. Mais qu’est ce que vous entendez par ça ? Elle nous a mis mal à l’aise
On nous avait dit ou même vu sur le forum comme quoi c’était pas un interrogatoire que c’était plus pour discuter du don etc. Bah moi je l’ai senti comme un interrogatoire. Elle nous regardait sans sourire une seule fois. Elle nous a même demandé si on avait déjà eu des antécédents psy. Si notre famille était au courant. On lui a dit partiellement. Pas encore pour le don car mon chéri doit refaire des examens au cas où la situation ait changee après opération. Mais elle nous répondait pas. Elle nous regardait et demandait toujours d’aller plus loin dans nos explications. Enfin des fois tu savais plus quoi lui dire. Bref j’ai pas envie d’y retourner.
Oh ! Tu en as gros sur le cœur Mégane ! Ça me fait de la peine pour toi !
Je comprends qu'il est difficile et que c'est encore fragile pour vous cette annonce . Ça chamboule tellement la petite vie toute droite et facile qu'on s'était sans doute toutes fixé !
Nous , ça a mit une année entière pour accepter qu'on aurait pas d'enfants ensemble, tout ça est un long chemin , et chacun d'entre nous avance à son rythme. Prend du recul sur ta situation, tu es prête à passer par un donneur mais ça te rend encore très triste qu'il ne soit pas de ton homme . Ce que je comprends. Mais c'est pour ceci que tu as mal au cœur non ?!
Il y a un an ,si on m'avait dit on vous fait une IAD , je l'aurai fait par envie d'enfants mais avec tristesse. Aujourd'hui , si j'en faisais une , je sauterai de joie à l'idée que mon homme et moi puissions enfin enlever un enfant ensemble, dans notre foyer et de pouvoir former une famille unie.
Je te dis tout ça pour que tu comprennes que tu dois travailler sur toi et ta façon de voir les choses. Prend ça avec plus de légèreté. Souffle un peu !
Courage à toi ! Je suis de tout cœur avec toi.