Indiana a écrit :Bonjour, au départ j ai aussi fais choix d en parler à mes proches et aussi collègues (un peu par obligation pour expliquer mes arrêts) , ça évite certaines remarques effectivement. Mais après j ai malgré tout des remarques ou phrases blessantes, et là je me dis comment la personne peut dire ceci ou cela alors qu elle est au courant de ma situation, soit elle fait pas attention, soit c est fait exprès par méchanceté, mais en tout cas ça prouve l incompréhension... Et depuis je n en parle plus car les gens ne comprennent pas malheureusement. Une collègue m a dit qu elle me respectait et fesait attention à ce qu elle disait mais sans s en rendre compte elle peut avoir quand même des phrases qui vont me blesser. Les gens oublient ton problème, ils sont préoccupés par les leurs et limite ne pense plus à ce que tu leur avais dit. Nous on vit avec en permanence et ils se rendent pas compte que certains propos ou certaines conversations vont nous blesser ou faire ressurgir en nous des choses douloureuses. Donc que tu en parles ou que tu n en parles pas je pense que tu te retrouveras toujours face à l incompréhension des gens car ils n ont pas vécu ça. Et on a beau essayer d expliquer les choses ça ne change rien, je trouve même que c est pire car en expliquant tu t attends à être comprise et soutenue mais malheureusement ce n est toujours pas le cas. A moins de tomber sur des personnes qui ont beaucoup d empathie et ça existe quand même mais très très peu. Il faut sélectionner ceux à qui en parler, mais même les personnes à qui tu pensais pouvoir te confier et être comprise peuvent te décevoir dans leurs remarques. En fait je pense faut réussir à comprendre et accepter que les autres ne puissent pas comprendre et que leurs remarques viennent du fait qu ils n ont pas vécu ça, mais c est difficile à accepter quand tu le vis.
Je plussoie. Aux amis, nous n'avons rien caché, de même que la famille.
Au boulot c'est plus compliqué. J'ai informé mon chef de service. Il a tenté de comprendre. J'ai pu compter sur sa discrétion et son empathie. Et j'ai deux collegues de travail qui sont passées par là, et que je sais discrètes.
Je n'ai rien dit aux autres collègues, mais les retards du précédent protocole ont éveillés des soupçons.
Une fois que c'est dit, il n'y a pas de retour arrière possible. Et malheureusement dans le travail, c'est pas "tout le monde il est beau il est gentil". Cela peut être une arme de la part de certaines collègues pas sympas.
Je prefere les remarques parfois déplacées aux messes basses.
Perso, je n'arrive pas à gérer. Je pensais qu'au fur et à mesure, ca s'estomperait. Mais le contraire ce produit, associé à la longue attente incertaine. Je ressens une enorme colere, et comme certaine, beaucoup d'aigreur envers les femmes heureuses.
Petits florilèges, dont un tout frais de ce matin:
-regardant le faire part de naissance d'un collegue: "alors ça donne envie Sarah c'est pour quand, ca tourne l'horloge"
- c'est quoi ton problème au fait ?
- C'est dans la tête
- bébé qui pleure : "faites des gosses!"
- t as pas le mode d'emploi?
- les chouinements et caprices d'une collegue de travail enceinte pile au moment de l'annonce de la stérilité de mon homme.
Et de maniere générale, les femmes enceintes, les annonces de grosssesses, de naissance. Mon conjoint lui ne supporte pas voir une femme enceinte.
Moi 35 ans RAS; Lui 49 ans, OATS severe
Fev 2016 ICSI 1 interrompue
Mai 2016 ICSI 1 bis: grossesse biochimique
ICSI 2: ponction le 01/03; 2 J 2 reimplantés et 2 congelés
15/03/17

Echo T1

, babychou est un
Echo T2 518 g et tout va bien
Noah est né le 14 Novembre 2017
