Coucou papayeverte,papayeverte a écrit : 13 déc. 2024 à 10:29 J'avais commencé un post il y a longtemps sur la fin de parcours avec un enfant unique et un deuil difficile à faire que je ne retrouve pas. Mais je suis tombée sur cette discussion et je viens apporter mon témoignage.
Je crois que c'était en 2021 mon dernier TEC qui s'est avéré négatif et a signé la fin du parcours. Je pouvais médicalement continuer, j'avais 41 ans et tout qui fonctionne bien. Seulement j'étais épuisée par ces années FIV, mais vraiment, et donc tiraillée entre ce désir très fort d'un 2eme et pas la force de continuer.
Nous avons fait les TEC de la même FIV de que ma fille et je me suis arrêtée là.
Ca a été très difficile deuil de la maternité, deuil de ma famille idéale, deuil d'une fratrie, deuil de pouponner…
Il y a eu une phase très compliqué avec beaucoup de culpabilité de ne pas tenter les FIV jusqu'à épuisement de ma réserve ovarienne. Mais les dernières injections faites on été très pénibles car je ne supportais plus les effets secondaires.
J'ai choisi de profiter de ma fille à fond et de ne pas lu infliger une maman déprimée, nerveuse, gonflée d'hormones. Passer du bon temps avec elle m'a beaucoup aidé a faire le deuil. Ce qui me pearaissait impensable alors est arrivé et ce deuil de BB2 est fait. Ma fille ne demande pas de frère et soeurs, elle a 5 ans et beaucoup de copines. Alors j'ai des bouffées d'angoisse à l'imaginer seule le jour où nous partirons, d'autant plus quelle a peu de cousins et cousines, mais elle a ses tantes qui sont plus jeunes et seront là je n'en doute pas.
Aujourd'hui je ne m'imagine plus avec un 2eme, il y a des avantages a l'enfant unique. Financièrement c'est moins lourd, je peux l'emmener partout, voyager, partir en week-end très spontanément. Je mesure aussi la chance d'avoir une princesse et je n'oublie pas mon parcours.
Merci pour ton message.
Je peux à peu près imaginer ton ressenti et ton vécu concernant le deuil de la fratrie. Tu as une énorme chance d’avoir ta fille, c’est vrais qu’on peut s’oublier dans ce parcours et devenir aigri en oubliant ce qu’on possède déjà - tu as eu l’intelligence de faire le meilleur choix pour toi et ta famille. Autant de profiter de ta petite famille au maximum et vivre de l’instant présent
En ce qui me concerne, j’ai déjà fait de l’ostéopathie, de l’acupuncture… j’ai du mal à y voir une valeur ajoutée pour le moment…
Ma gynécologue m’accorde une éventuelle dernière ponction si notre dernier embryon ne tient pas.
Je pense de plus en plus à DO même si on ne sait pas vraiment si c’est un DO ou don de sperme qu’il nous faut. Mon conjoint est moyennement motivé mais la porte n’est pas fermée à clé j’ai l’impression. J’ai juste peur qu’avec le don il ne verra pas cet enfant comme le sien…
En ce qui concerne le psy… franchement je n’éprouve pas ce besoin, personne ne pourra m’aider mieux que moi-même et j’arrive à me relever.
Je me prépare à une vie sans enfant et j’essaye de normaliser ce concept.




