C'est la première fois, depuis mon entrée en PMA, que je ressens le besoin de partager mon expérience sur un forum.
Mon mari et moi avons décidé d'avoir un enfant il y a trois ans (lui 25 ans, moi 26 ans) : juillet 2013
Après 15 mois d'essais, nous avons pris contact avec le centre PMA de Paule de Viguier à Toulouse : octobre 2014
Décembre 2014 : premier rendez-vous avec la gynécologue. Toute une batterie d'examens à faire au prochain cycle qui est tombé fin décembre + spermogramme pour mon mari prévu en janvier 2015.
Le jeudi 29 janvier 2015 vers 18h (oui ça marque), le verdict tombe : azoospermie pour mon mari. Ce jour là, notre vie a changé et nous rentrions dans "l'enfer" de la PMA. Le parcours du combattant commençait...
Février 2015, 2ème rendez-vous avec la gygy, mes résultats tombent, tout était parfait : LH, FSH, réserve ovarienne (36
A ce moment précis, nous avons décidé d'annoncer la nouvelle de la stérilité de mon mari à notre famille et à nos amis proches. De l'étonnement mais surtout de l'encouragement et du soutien de leur part. Aucun d'entre eux, cependant, n'était passé par là.
Premier rendez-vous le même mois, avec l'urologue à Paule de Viguier : échographie, test génétique, analyse hormonale, examen du chromosome Y et 2ème spermogramme prévu pour mai 2015. Résultats normaux, aucune anomalie sauf une : taux d'inhibine b inférieur à 15. Cela voulait dire que même avec une ponction des testicules, il n'y avait qu'1% de chance de trouver des spermatozoïdes. Le deuxième spermogramme donnait le même résultat : 0 spermatozoïde.
A ce moment précis, nous avons compris qu'il fallait prendre une décision : IAD ou adoption. Pour mon mari, c'était très clair : il voulait que je sois enceinte, il voulait suivre ma grossesse, assister à l'accouchement, c'était vital. Nous nous sommes mis d'accord et je remercie encore le ciel (si je puis dire
Mai 2015, deuxième rendez-vous avec l'urologue : nous lui faisons part de notre décision et lui expliquons que nous ne souhaitons pas faire l'opération des testicules. Il ouvre donc notre dossier de demande de don de sperme. Dans le même temps, il prescrit un traitement à mon mari et un troisième spermogramme pour le mois d'août 2015 (seulement 5% de chance que cela fonctionne). Le délai d'attente est de 12 mois. Nous encaissons cette nouvelle, mal, mais nous l'encaissons quand même.
Évidemment, le traitement n'a pas marché et résultat tout aussi négatif pour le 3ème spermogramme.
A partir de là, les rendez-vous s'enchainent tous les 2 mois :
Psychologue : nous obtenons son accord
Gynécologue : (d'autres examens à faire pour moi) hystérosalpingographie normale
Biologiste : choix des caractéristiques physiques du donneur
Généticien : antécédents familiaux au niveau santé pour bien sélectionner le donneur et éviter des maladies génétiques
Février 2016 : notre dossier passe en commission pour valider ou pas le début de la procédure d'insémination. Dossier rejeté : je dois refaire l'hystéro car pas assez lisible.
Mars 2016 : hystéro toujours normale
Avril 2016 : dossier accepté par la commission
Mai 2016 : première tentative : échec
Août 2016 : deuxième tentative : échec
Troisième IAD prévue pour Octobre 2016.
D'après les médecins, je suis la candidate idéale : jeune (29 ans), très fertile même trop...
Seulement voilà, ça ne fonctionne pas. Hier, mes règles sont arrivées donc échec de la 2ème tentative. J'y croyais vraiment, j'étais optimiste me fiant naïvement à l'enthousiasme des médecins. La première fois j'étais plutôt pessimiste, je savais que les chances de réussite pour une première IAD étaient très faibles.
Je dois avouer que là, j'encaisse très mal... J'ai beaucoup pleuré, j'ai craqué, la première fois depuis l'annonce de la stérilité de mon mari.
J'ai juste besoin de témoignages de personnes qui ont été dans ma situation et pour qui ça a marché, c'est-à-dire des femmes qui n'avaient aucun problème mais pour qui les premières tentatives n'ont pas fonctionné.
Bref j'ai besoin de réconfort. Cette présentation est longue mais honnêtement ça fait du bien et je remercie celles et ceux qui auront le courage de la lire jusqu'au bout.


