Je prends le temps de me présenter, même si j'ai l'impression d'avoir un parcours un peu à coté de la plaque et moins "grave" par rapport à d'autres histoires. Je suis très heureuse de vous lire, d'avoir vos retours, et surtout si je peux vous envoyer tout mon courage c'est avec plaisir
Avec mon conjoint, nous avons bientôt 30 ans, et nous débutons tout juste notre parcours de PMA.
Pour autant, nous savons depuis que nous sommes ensemble (plus de 10 ans) que ce sera une galère. Mon conjoint a été diagnostiqué, étant enfant, par une maladie génétique non héréditaire. Il a fait parti d'une étude approfondie sur le sujet (pour voir l'évolution à l'adolescence notamment), et a été jusqu'à la biopsie testiculaire. Malheureusement, elle a confirmé l'azoospermie. A cette époque nous venions tout juste de nous mettre ensemble, et franchement, je ne souhaitais pas forcément avoir d'enfants. Il avait peur de me l'annoncer, mais je préfère mon chéri à un hypothétique enfant
Nous nous sommes donc construit avec ça comme fondations : avoir des enfants c'était forcément médical, le recours au don de sperme, les délais d'attente, l'attente en elle-même, la déception, l'éventuelle joie... J'ai donc pris énormément de recul : je me vois faire ma vie avec, ou sans enfants, sans peine, et pas à tout prix, ni trop "tard" (pour moi uniquement, chaque personne est différente
Au début, nous étions sur la même longueur d'onde : il souhaitait uniquement essayer la PMA pour ne pas avoir de regrets. Je ne me mettais donc pas trop de stress. Or, depuis une année, son souhait a évolué : il ne se voit pas du tout avoir une vie sans enfants, ça le rendrait vraiment malheureux. J'ai l'impression que toute cette pression ne pèse que sur moi et mes p'tits bras (enfin mon appareil reproducteur plutôt ^^')
Le plus tôt étant le mieux, j'ai donc poussé pour que l'on entame les démarches si c'est son vœu. Nous voici là, notre premier rendez-vous sera dans quelques mois, qui n'en sera que le premier d'une longue liste (en espérant que je n'en oublie pas en route, ma mémoire étant en poste à mi-temps
D'autre part, j'ai toujours souhaité donner mes ovocytes à celles et ceux qui en auraient besoin pour agrandir leur famille, mais on ne me l'avait pas conseillé à l'époque (parce que je n'avais pas d'enfant, et parce que je devrai passer par là, aussi). Je prendrai le temps de ces démarches pour permettre à d'autres d'en profiter si c'est possible
J'ai plein de questions et de doutes, et je suis très excessive lorsque j'étudie quelque chose : j'ai besoin de connaitre tout à 100%. Je suis donc preneuse si vous avez des recommandations vidéos, podcasts (j'ai adoré celui de Sophie Riche, Attendre d'Attendre
A bientôt, et bonne continuation à toutes je vous envoie plein de bonnes ondes

