Je suis peut-être méchante mais à un moment on attend pas leur pitié, mais déjà que les gens arrêtent de juger… Je pense que toutes on a vu le moment où on aurait jamais d’enfants, on a attendu ce moment et on a eu beaucoup d’amies ou de personnes de nos familles qui ont eu entre temps des enfants et on a fait comme on a pu pour garder la face et se réjouir pour elles alors que nous on galérait. Et tant mieux que pour certains ça marche facilement hein ! Mais je pense que beaucoup oublient très vite qu’elles ont pu s’inquiéter aussi. C’est hypocrite de dire que la grossesse n’amène pas son lot d’angoisses. Et de toute façon, une fois qu’on aura nos bouts de chou dans les bras, on s’inquiétera encore et c’est normal, c’est le lot de tous les parents !
Donc on déculpabilise, et vous inquiétez pas pour bébé qui ressent nos émotions. Si on s’inquiète c’est surtout qu’on les aime et ça c’est le plus important ! Et l’infirmier qui s’inquiète pour ton bébé, quel ………! Déjà qu’il s’inquiète de te faire souffrir avec les piqûres car ça aussi le bébé le ressent et c’est sa faute non ? Enfin c’est ce que je lui aurai répondu perso
Alors les émotions exacerbées … bienvenue hein ;) Je suis en temps normal quelqu’un de très impulsif ben ça ne s’est pas arrangé. Je peux m’énerver très vite mais aussi pleurer très très facilement. J’ai pleuré y a deux jours car mon chien s’est coincé la patte et a couiné et que ça m’a trop fait mal au coeur alors qu’il a couru comme un lapin derrière donc rien de méchant ! Ce matin, j’ai un de mes bas de contention qui s’est déchiré donc mort. Première fois que je le mettais… J'ai maronné toute la matinée à cause de ça ! Et je pense qu’on a toutes plein d’anecdotes sur les mauvais tours joués par nos émotions.
Toutefois, celles qui sont vraiment pas bien, que ce soit durable ou passager, en effet c’est une bonne idée d’en parler avec vos sages-femmes ! Et idem en post-partum si ça arrive. Il n’y a pas de honte à avoir une baisse de moral et à se sentir en difficulté. J’avais lu un truc là-dessus, comme quoi beaucoup de femmes enceintes pouvaient être sujettes à un état dépressif d’autant après un parcours PMA. Donc voilà, on déculpabilise par rapport à bébé ! Et surtout les commentaires des autres, et leurs bons conseils hein
Pour les tensions avec nos conjoints, difficile en effet car même s’ils ont été là pour nos parcours, forcément la charge mentale n’a pas été équitable… et à l’heure actuelle encore. Ce n’est pas leur faute mais je comprends qu’on puisse avoir l’impression d’être incomprises voire pas soutenues. C’est difficile d’en parler avec eux surtout que souvent quand ça sort, c’est au mauvais moment et pas comme il faudrait. Mais il faut essayer de communiquer, d’en parler, sinon à la famille, à des amies ou à sa sage-femme ou quoi… Là encore, pas de honte et chacune on trouvera ce qui nous aide vraiment pour affronter tout ça !
Désolée pour ce long message mais vous n’êtes pas seules !







