J'ai plié mes réunions (non prévues au planning...) du matin et je peux prendre un peu de temps pour vous écrire
Mon cycle de juillet était totalement inefficient côté stimulation Rodin. C'était assez dur à vivre et puis, il a fait sa vie et j'avais ovulé assez tard genre J30... Comme tu l'as écrit, le corps en fait vraiment qu'à sa tête parfois et il se moque bien de ce qui se passe dans nos neurones. C'est peut-être une façon aussi de nous rappeler de nous laisser aller. Ce n'est pas toujours facile car nous voyons les jours qui succédent aux jours et l'attente en devient insupportable. Le contrôle est une tendance naturelle en PMA à mon sens car il nous offre le sentiment de ne pas entièrement subir la situation. C'est chouette si tu peux mettre cette pause forcée à profit pour discuter avec ton mari. C'est vrai que le côté stimulation légère, déclenchement, câlins tactiques évitent tout de même le côté lourd et pesant de la PMA. Pour avoir vécu les deux, la version mini-stimulation est tout de même beaucoup plus agréable. Bien sûr il n'y a pas le fait de "savoir" que tu as un embryon en toi après l'ovulation. La garantie de fécondation c'est tout de même le côté hyper rassurant de la PMA, le développement de l'embryon est un autre débat.
Kitty, j'ai souri en lisant ton message pour le côté rationnel. Je ne suis vraiment pas branchée esprit à la base et pourtant en avril 2019, j'étais tranquillement chez moi le matin à vaquer aux occupations à la noix (café, préparer le petit déjeuner, etc.), vraiment rien de transcendant et j'ai entendu cette petite voix qui disant "ne t'inquiète pas je reviendrai". Deux heures après j'avais mes règles. Cela peut sembler vraiment dingue mais j'en garde un souvenir d'une clarté incroyable. Depuis à chaque fois que j'ai eu ce sentiment de présence j'avais un début de grossesse. Aujourd'hui c'est une période plus paradoxale que je vis. Je n'arrive pas à me connecter suffisamment à moi-même pour pouvoir sentir ou non cette présence. Une partie de ma tête ne veut pas savoir car cela va être nécessairement douloureux. Mon côté cartésien, préparation du coup d'après, a même commencé à réfléchir pour s'organiser pour faire 24h de jeûne hydrique pour préparer le corps puis le jeûne sec etc. Cela me rassure d'envisager une suite en me disant "si cela a fonctionné une fois, cela va fonctionner à nouveau". En attendant j'ai toujours des douleurs au ventre et les seins hyper sensibles et je sais qu'en soit cela ne veut pas dire que l'embryon se développe bien ni même s'il est même encore là. Le corps se prépare de son côté et potentiellement il trompe son monde. Je ne m'attends pas à un miracle demain à l'échographie, j'ai conscience que c'est un mécanisme de défense et qu'évidemment j'accueillerai une bonne nouvelle avec joie mais je reste lucide sur ce point. Le paradoxe c'est que sans les prises de sang des semaines 3 et 4 je n'aurai pas "su" qu'il y avait un souci potentiel. Les deux premières étaient vraiment top et j'aurai dû attendre encore 1 à 2 semaines pour savoir si tout se passait bien ou pas. Est-ce-que c'est mieux ou moins bien ? Je ne sais pas. J'ai déjà vécu la première situation et la chute est rude, très rude. La situation d'aujourd'hui est différente mais j'ai changé aussi. En attendant j'applique le principe d'émettre des "choses positives" et recevoir du positif en retour. Dans notre cas, cette phrase est presque à entendre au sens littéral.
Faites attention à vous et soyez heureuses



