Skavi et la TSH maudite.
Posté : 22 mai 2017 à 14:46
Salut les filles, et les mecs aussi !
Nous sommes un couple de combattants depuis 2014 et nous avons traversé presque tout le parcours d'infertilité.
Suite à de récents événements, je reviens sur les forums histoire de faire partager notre expérience de ce parcours.
Je souhaitais particulièrement ouvrir un topic sur la question de la TSH mais je ne sais pas ou le mettre, je l'insère donc ici dans la prez.
Bref, voici notre histoire, ça peut en intéresser certain(e)s !
Diag de départ
Monsieur : RAS, zozos un peu faiblards mais vite traité.
Madame : hypertension traitée, hypothyroïdie traitée et surpoids (IMC>25).
Premières tentatives naturelles fin 2013 après arrêt de la pilule, 6 mois après toujours rien, puis le mariage, on passe à autre chose.
Fin 2014, mariage passé, toujours rien, du coup bilan d'infertilité. Uro pour monsieur, Gynéco pour madame et résection utérus bicorne programmée pour début 2015. En attendant on continue d'essayer naturellement.
Début 2015 : résection de l'utérus, traitement antioxydants pour monsieur.
Mi-2015 : FIV, FIV ICSI, et toujours rien au bout de 6 mois et deux échecs dont un sans même de quoi transférer. Pas assez d'ovocytes et qualité trop faible.
Fin 2015 : direction > don d'ovocytes, au vu de notre âge nous ne sommes pas prioritaires et la liste en France est petite donc 2-3 ans d'attente.
Début 2016 : direction l'Espagne à Gérone (merci l'héritage) pour un don plus rapide, nous sommes de Toulouse donc c'était plus simple.
- Premier transfert avril, échec.
- Second transfert juin, échec.
- Troisième transfert juillet, ça prend, mais ça lâche au bout de 2 mois > grosse dépression pour Madame, arrêt de travail, Monsieur tient le coup mais dur, surtout avec la perte de son emploi et seul à la maison.
Après tout ça on décide de pas se laisser abattre, et de continuer les tentatives, mais d'abord on s'occupe de nous : acupuncture, EMDR, massages, thalasso, week-ends en amoureux, sorties, restos, bref la totale.
Fin 2016 : Après avoir difficilement remonté la pente, l'une de nos meilleures amies nous conseille d'aller voir une endocrinologue super pour refaire le point, pour elle ça avait tout changé. A tout hasard, on y va.
Et là, le choc !
- Madame, votre TSH est bien trop élevée.
- Ah bon ? Mais pourtant je suis à 2 points, tout le monde me dit que c'est ok.
- Ah oui, certes, vous avez une TSH normale, pour quelqu'un qui ne souhaite pas tomber enceinte ! Je suis même surprise que vous ayez réussi cet été à vivre un début de grossesse !
Bref, grosse claque pour nous deux, mise au point avec l'endocrino qui a tout remis à plat. TSH, Fer, acide folique, etc...
Et là, la madame nous explique calmement que dans le cas d'une hypothyroïdie, il faut une TSH autour de 1 durant tout le premier mois, et limiter la hausse par la suite, sinon l'embryon n'a pas de quoi se fournir en hormones durant le premier trimestre !
En fait, pour faire simple, la hausse de la TSH (dans les analyses) durant le premier trimestre correspond à l'embryon qui pompe tout et oblige l'organisme à fournir des quantités d'hormones qu'il n'est pas en mesure de produire !
Beaucoup de spécialistes ne sont pas au courant de ça, et c'est bien dommage...
Bon, pour le reste on se laisse pas abattre, on plaque tout, Madame est prolongée en arrêt et Monsieur est au chômage. Sur les bons conseils d'une amie, on va faire le voyage de noces tant attendu depuis le mariage.
15 jours au Japon, dépaysement total et on revient (quasiment) tout neufs le 1er janvier au matin, pour une nouvelle année !
L'accalmie fut de courte durée...
Fin janvier, on perd coup sur coup une grand-mère, et aussi notre chat adoré alias "bébé de substitution".
Du coup, ça nous met le coup de pied là ou vous savez, et on s'engage dans une procédure d'adoption.
Et 2 semaines plus tard, 5 jours de retard, puis 10 jours, Monsieur insiste pour que Madame fasse un teste de grossesse, car elle n'y croit pas une seule seconde...
...et c'est un ++ naturel, arrivé sans qu'on ait rien vu venir, et en plus il s'accroche !
Aujourd'hui on est à 14-15 semaines et malgré une TSH qui est remontée, tout va bien.
Avec un peu de recul
Nous pensons sérieusement que les problèmes hormonaux ont été un frein biologique très fort qui nous ont empêché de réussir, et le plus surprenant, c'est que personne, parmi tout le corpus médical, ne nous a alerté sur ce point !
L'endocrino a précisé que c'était la 4ème fois qu'elle aidait quelqu'un à tomber enceinte avec succès alors que tous les pronostics étaient négatifs.
Aujourd'hui on est bientôt au 4ème mois et tout va bien pour l'instant, hormis une TSH qui remonte et quelques migraines dues à l'hypertension (que les médicaments pour la thyroïde font grimper de 2-3 points).
Nous espérons que ce message d'espoir vous ouvrira de nouvelles perspectives, ne lâchez rien !
F. et G.
Nous sommes un couple de combattants depuis 2014 et nous avons traversé presque tout le parcours d'infertilité.
Suite à de récents événements, je reviens sur les forums histoire de faire partager notre expérience de ce parcours.
Je souhaitais particulièrement ouvrir un topic sur la question de la TSH mais je ne sais pas ou le mettre, je l'insère donc ici dans la prez.
Bref, voici notre histoire, ça peut en intéresser certain(e)s !
Diag de départ
Monsieur : RAS, zozos un peu faiblards mais vite traité.
Madame : hypertension traitée, hypothyroïdie traitée et surpoids (IMC>25).
Premières tentatives naturelles fin 2013 après arrêt de la pilule, 6 mois après toujours rien, puis le mariage, on passe à autre chose.
Fin 2014, mariage passé, toujours rien, du coup bilan d'infertilité. Uro pour monsieur, Gynéco pour madame et résection utérus bicorne programmée pour début 2015. En attendant on continue d'essayer naturellement.
Début 2015 : résection de l'utérus, traitement antioxydants pour monsieur.
Mi-2015 : FIV, FIV ICSI, et toujours rien au bout de 6 mois et deux échecs dont un sans même de quoi transférer. Pas assez d'ovocytes et qualité trop faible.
Fin 2015 : direction > don d'ovocytes, au vu de notre âge nous ne sommes pas prioritaires et la liste en France est petite donc 2-3 ans d'attente.
Début 2016 : direction l'Espagne à Gérone (merci l'héritage) pour un don plus rapide, nous sommes de Toulouse donc c'était plus simple.
- Premier transfert avril, échec.
- Second transfert juin, échec.
- Troisième transfert juillet, ça prend, mais ça lâche au bout de 2 mois > grosse dépression pour Madame, arrêt de travail, Monsieur tient le coup mais dur, surtout avec la perte de son emploi et seul à la maison.
Après tout ça on décide de pas se laisser abattre, et de continuer les tentatives, mais d'abord on s'occupe de nous : acupuncture, EMDR, massages, thalasso, week-ends en amoureux, sorties, restos, bref la totale.
Fin 2016 : Après avoir difficilement remonté la pente, l'une de nos meilleures amies nous conseille d'aller voir une endocrinologue super pour refaire le point, pour elle ça avait tout changé. A tout hasard, on y va.
Et là, le choc !
- Madame, votre TSH est bien trop élevée.
- Ah bon ? Mais pourtant je suis à 2 points, tout le monde me dit que c'est ok.
- Ah oui, certes, vous avez une TSH normale, pour quelqu'un qui ne souhaite pas tomber enceinte ! Je suis même surprise que vous ayez réussi cet été à vivre un début de grossesse !
Bref, grosse claque pour nous deux, mise au point avec l'endocrino qui a tout remis à plat. TSH, Fer, acide folique, etc...
Et là, la madame nous explique calmement que dans le cas d'une hypothyroïdie, il faut une TSH autour de 1 durant tout le premier mois, et limiter la hausse par la suite, sinon l'embryon n'a pas de quoi se fournir en hormones durant le premier trimestre !
En fait, pour faire simple, la hausse de la TSH (dans les analyses) durant le premier trimestre correspond à l'embryon qui pompe tout et oblige l'organisme à fournir des quantités d'hormones qu'il n'est pas en mesure de produire !
Beaucoup de spécialistes ne sont pas au courant de ça, et c'est bien dommage...
Bon, pour le reste on se laisse pas abattre, on plaque tout, Madame est prolongée en arrêt et Monsieur est au chômage. Sur les bons conseils d'une amie, on va faire le voyage de noces tant attendu depuis le mariage.
15 jours au Japon, dépaysement total et on revient (quasiment) tout neufs le 1er janvier au matin, pour une nouvelle année !
L'accalmie fut de courte durée...
Fin janvier, on perd coup sur coup une grand-mère, et aussi notre chat adoré alias "bébé de substitution".
Du coup, ça nous met le coup de pied là ou vous savez, et on s'engage dans une procédure d'adoption.
Et 2 semaines plus tard, 5 jours de retard, puis 10 jours, Monsieur insiste pour que Madame fasse un teste de grossesse, car elle n'y croit pas une seule seconde...
...et c'est un ++ naturel, arrivé sans qu'on ait rien vu venir, et en plus il s'accroche !
Aujourd'hui on est à 14-15 semaines et malgré une TSH qui est remontée, tout va bien.
Avec un peu de recul
Nous pensons sérieusement que les problèmes hormonaux ont été un frein biologique très fort qui nous ont empêché de réussir, et le plus surprenant, c'est que personne, parmi tout le corpus médical, ne nous a alerté sur ce point !
L'endocrino a précisé que c'était la 4ème fois qu'elle aidait quelqu'un à tomber enceinte avec succès alors que tous les pronostics étaient négatifs.
Aujourd'hui on est bientôt au 4ème mois et tout va bien pour l'instant, hormis une TSH qui remonte et quelques migraines dues à l'hypertension (que les médicaments pour la thyroïde font grimper de 2-3 points).
Nous espérons que ce message d'espoir vous ouvrira de nouvelles perspectives, ne lâchez rien !
F. et G.